Publié le Samedi 23 février 2008 à 05:16
Par Aeterno
Publié le Vendredi 22 février 2008 à 00:01
Par Aeterno
Bienvenue dans l'ère du pseudo-total-libre-échange !!!
Chacun vient échanger un bout de lui-même contre un bout de l'autre.
On se jauge. On s'évalue. On spécule. On investit.
Rien de sincère.
Rien d'engagé.
Rien à reprocher.
Evolution logique d'un système
appliqué aux choses
et décliné aux êtres.
Fatale dernière pierre
au mur de nos individualismes.
Et pourtant il fallait bien passer par là, hein ?
Chacun dans son coin.
Existant mais pas vivant.
Seul dans une jungle hostile.
Mais au moins un peu existant.
Pour ce qui est de la vie on verra la prochaine fois, hein ?
Foutu Troisième centre de conscience.
Sous-développé puis sur-exploité.
Sur-développé puis implacablement réprimé.
Vivement que nous puissions en avoir fait le tour.
Vivement que nous puissions demeurer un petit peu plus au Quatrième.
Vivement que nous puissions vraiment nous retrouver.
Soi avec soi.
Toi avec moi.
Nous.
Enfin ensemble.
"Les gens ont peur d'eux-mêmes, de leur propre réalité;
par dessus tout de leurs sentiments."
Jim Morrison
Publié le Jeudi 21 février 2008 à 00:10
Par Aeterno
Entendez-vous les grouillants petits pas ?
Millier de minuscules pattes qui s'agitent et s'approchent.
Grise vague disloquée en tant de points.
Avez-vous déjà vu
le regard de celui qui laisse
échapper de sa tête
ce torrent de plomb ?
Contenue.
Compressée autant que possible
la furieuse cavalcade des insectes attend le signal.
Ils ne sont plus les bienvenus dans ce crâne encombré.
Dans quelques instants
la lune sanglante apparaîtra
déclenchant alors
la fuyante cohorte des cafards de l'enfer.
Et vraisemblablement
l'air frais circulera un peu mieux...
Publié le Mercredi 20 février 2008 à 02:05
Par Aeterno
Publié le Mardi 19 février 2008 à 19:04
Par Aeterno
Publié le Mardi 19 février 2008 à 02:42
Par Aeterno

"Le feu qui semble éteint
souvent dort sous la cendre."
Pierre Corneille
Publié le Lundi 18 février 2008 à 02:24
Par Aeterno
Dans le jardin d'un cloître abandonné se tient un arbre.
Tous ceux qui vivent
tant autour qu'au-dedans du cloître
connaissent la légende de cet arbre ambigu.
A cet arbre pousse parfois un fruit particulier.
Il arrive que ce fruit soit délicieusement revigorant
pour qui s'y risque à le goûter.
Il peut alors offrir les merveilleux bienfaits
que l'arbre conserve en son ancestral coeur de bois.
Mais il arrive aussi que le fruit
en dépit de sa couleur lumineuse
de son attirante forme pulpeuse
se révèle être un redoutable poison.
Personne ne semble avoir jamais saisi
ce qui différencie
le fruit de vie du fruit de mort.
Avec le temps
avec la contagieuse crainte
suite aux cadavres accumulés des précipités orgueilleux
ceux qui vivent-là
tant autour qu'au-dedans du cloître
ont préféré ignorer le fruit
qui parfois pousse sur cet arbre ambigu.
Et au pied de l'être aux grandes racines
la terre fertile
maintenant seule à parfois recevoir l'ambivalent cadeau
regrette un peu l'époque
où ces êtres
savaient
quand et comment cueillir le fruit
pour le rendre
bienveillant.