Publié le Samedi 05 juillet 2008 à 04:17
Par Aeterno
Publié le Lundi 30 juin 2008 à 04:34
Par Aeterno
Publié le Dimanche 29 juin 2008 à 03:03
Par Aeterno
Rien n'est moins sûr que...lorsque nous sommes persuadés.
Nos doutes sont moteurs, nos certitudes anesthésiantes.
Méfiez-vous à chaque instant du délicieux miel rassurant.
Cessez ici cette quête vers un parfait statu quo.
Stoppez ces rouages avant qu'ils ne vous entraînent dans vos intimes prisons.
Arrêtez les empressements de toute nature, vestiges de vos enfances.
Reprenez votre dose d'air.
Délimitez d'abord votre espace avant de vouloir en créer un autre.
Pesez, ne serait-ce que pour vous, vos paroles vos gestes et vos souffles.
Laissez-vous du temps pour errer.
Et acceptez vos vides pour recevoir les cadeaux du flottement.
Ne cherchez plus
la performance
l'unique "mieux" imaginé par votre ego
la meilleure note ou le plus beau rêve.
Regardez-vous avec bienveillance et exigence
puis offrez-vous un cadeau éternel
en revenant simplement vers vous-même.
Et agissez alors en conséquence.
Publié le Vendredi 27 juin 2008 à 02:55
Par Aeterno
Moins cinq.
Moins cinq avant trois.
Horizontalé (eh oui pourquoi pas finalement?) sur un matelas rouge.
Dans quelques douze en mode vertical derrière mon quatre vingt deux cent.
A traquer et saisir les silhouettes dans la lumière.
Et après ?
Tout reste encore à créer.
Et maintenant ?
En dehors d'un courant d'air qui ne va pas tarder à se faire tordre le cou
la température ambiante est excellente
les ailes en plein déploiement
et les lumières internes allumées.
Publié le Mercredi 25 juin 2008 à 02:45
Par Aeterno
"Le temps révèle tout et n'attend pas d'être interrogé."
Euripide
Publié le Lundi 23 juin 2008 à 03:03
Par Aeterno
D'une lumière savamment dirigée sur un point précis du passé
on peut faire apparaître la succession des événements en chaîne.
Cela ne change rien à ce qui est vécu consommé aplati oublié archivé
mais cela illumine les chemins que l'on a déjà traversés.
Cela éclaire l'importance de chaque instant présent
et donc de tous ceux à venir.
On distingue
où, pourquoi et comment l'obscurité fut un jour invitée à se répandre.
L'entrée du tunnel (qui n'en avait pas l'aspect) était juste là.
Poussé par la peur on y avance
puis tous les choix qui défilent ensuite
gardent alors cette délicate odeur désagréable.
Il y a pourtant des signes.
Il y a bien sûr des indices qui parlent d'une mécanique piégée.
Mais avec le temps il est devenu difficile de remettre en cause
la familière senteur acre.
"Cela m'est si familier...cela ne peut donc pas me nuire."
Un instant d'inquiétude un peu trop longtemps entretenu.
Une demie crainte miniature qui pousse à vouloir être
le plus vite possible
rassuré.
Et la longue chute démarre.
Jusqu'à un beau matin où les yeux s'ouvrent enfin.
Quelque chose s'illumine à l'intérieur et à l'extérieur.
La chaîne se brise alors.
Tu aperçois soudainement tous les maillons pourrissants.
Et surtout
le premier d'entre eux
que tu t'es toi-même forgé
en une certaine et toute petite minute...
Publié le Vendredi 20 juin 2008 à 01:15
Par Aeterno