Que reste-t-il de notre jeune audace ?
Qu'avons-nous fait des visions qui nous hantaient
il n'y a encore qu'une poignée d'années ?
Où se sont cachées nos énergiques aspirations
toujours nommées par les plus peureux
"utopies" ?
Est-ce donc vraiment l'heure (l'ère?) du soi-disant réalisme ?
Le retour à la raison.
Commune.
Calibrée.
Pré-fabriquée.
N'y avait-il pas une place dans nos frais esprits de l'époque
pour l'idée d'un collectif - perspective d'une vie ensemble -
où chaque individu peut briller de sa propre couleur
où chaque partie s'harmonise au tout ?
Ne pouvions-nous pas penser la réalisation d'une entente
sans devoir si rapidement (encore?) plonger dans
les normes iso quotas et autres validations
de tous ceux qui savent ?
Des espaces demeurent libres. Certes.
Mais la contagion s'étend insidieusement.
Le virus prend place
et force
doucement
lentement
sans cesse
nos esprits
nos êtres
nos existences de papier.
Rassurons-nous
en songeant qu'il n'est
comme on se permet de le dire
(du moins parfois?)
jamais trop tard...
Gardons autant que possible
les yeux bien ouverts
les oreilles aux aguets
et le coeur toujours joyeux.
"Si une idée ne paraît pas d'abord absurde,
alors il n'y a aucun espoir qu'elle devienne quelque chose."
Albert Einstein
alors il n'y a aucun espoir qu'elle devienne quelque chose."
Albert Einstein










