Publié le Mardi 02 septembre 2008 à 01:01
Par Aeterno
Rouillé. C'est l'eau.
Rouages grippés. C'est le sel.
Allez on remonte les manches des doigts et des neurones emmêlés
et on s'y met.
Il y eut le loin duquel on s'approche qui devient près
et cesse d'être distant (ça commence fort).
Il y eut de grands moments ensoleillés
et de longues soirées dans l'obscurité d'une bougie rougeoyante (parlant, non ?).
Il y eut ce type qui avait trop regardé Scarface mais qui contenait en lui
plus de peur qu'il ne le croyait (mais quel grand moment de cinéma).
Il y eut de beaux silences
riches de sens entre ceux qui savent les percevoir (comprendra qui pourra).
Et puis il y eut le brillant artificiel,
l'agitation et le vide d'une ville squelette déracinée
où mes molécules se sont vite vues désemparées (ah si ah si).
Il y eut le temps improbable du rodéo avec un six pattes
qui ne tournait plus que sur deux ou trois pattes (c'est lourd une Z1300...).
Il y eut du jump cross sans boue avec douche offerte sur un zodiaque
qui cherchait à atteindre les cieux (amusant pour un zodiaque, non ?).
Il y eut une "tienditude" de chandelles toute pourrie dans une boite improbable
où seul Jean-Claude Duss aurait pu se retrouver (merci Campana...).
Et il y eut le calme de la grande montagne
après une traversée digne de Sébastien Loeb
dans une nuit noire digne d'Ozzy Osbourne (c'est vous dire).
Il y eut plus de 3000 bornes parcourues sur route et sur mer,
sous le soleil et dans la brume,
avec moustiques ou fourmis (au choix. parfois les deux).
Mais rien de tout ça n'aurait vraiment eu d'intérêt
sans tous ceux qui furent
sur cette route (oui-oui même toi) (ah mais toi-là, non en revanche).
Donc merci à vous tous (...).