Le dieu serpent a rejoint les contrées célestes.
Son départ annonce la fin d'une ancienne ère.
Le maître à la cyclique peau nous a enseignés
l'impermanence de chaque apparence.
Il savait personnifier
l'éternel mouvement du changement dans son reptilien corps.
Chacun de ses rituels offrait ce même spectacle de renaissance.
Il a abandonné son agile organisme en paix.
Sûr d'avoir bien transmis ses trésors de connaissance.
Avons-nous vraiment compris son message ?
Et si jamais ce n'était pas le cas
allons-nous,
maintenant orphelins,
devoir conserver cette enveloppe
sans pouvoir dorénavant en changer ?
Sommes-nous condamnés à demeurer
dans nos étroites prisons ?
Le dieu serpent a rejoint les contrées célestes.
Une nouvelle ère se trouve donc sur le seuil.
En hommage à son existence
nous nous devons d'être prêts
à temps...
"Le serpent qui ne peut changer de peau, meurt.
Il en va de même des esprits que l'on empêche de changer d'opinion : ils cessent d'être esprit."
Friedrich Nietzsche
Il en va de même des esprits que l'on empêche de changer d'opinion : ils cessent d'être esprit."
Friedrich Nietzsche










