Trop souvent nous nous égarons.
Et bien que, par l'expérience qu'elle véhicule, toute erreur s'avère salutaire,
trop souvent persévérer dans celle-ci est signe d'un aveuglement regrettable,
voire éventuellement d'une significative déficience mentale.
Trop souvent nous n'osons accomplir en pleine conscience le rituel
et optons pour l'anesthésiante habitude.
Trop souvent nous cherchons à nous démarquer de l'autre
mais rarement au point de risquer d'être singularisé par le groupe dominant.
Nous reproduisons plus souvent que nous n'innovons.
Percevoir des marques familières largement validées nous rassure.
Et c'est légitime.
Et pourtant.
Nous préférons faire avec plutôt que de renverser les équilibres de papier.
Suivre le mouvement attendu par tous ceux qui savent nous rassure.
Et c'est légitime.
Et pourtant.
Où
est l'espace d'action pour ceux d'entre nous
qui tendent à respirer penser vibrer agir et jouir différemment ?
Comment
peuvent-ils initier un tel sursaut de vie dans un monde
où même la confiance et l'engagement
ne sont plus des vertus implicites ?
Et surtout pourquoi
prendraient-ils un tel risque d'impudeur dans un monde
où le bien-pensant, le bon humour et le bon ton
sont devenus des lois implicites ?
Tous unis.
Tous uniques.
Et pourtant...
"La bravoure est encore la plus sûre des attitudes.
Les choses perdent de leur épouvante à être regardées en face. "
Alexandra David-Neel










