Briser l'os pour atteindre la moelle.
Aspirer le suc central alors que l'individu respire encore.
Les prédateurs rôdent sous d'attendrissantes apparences.
Quelle peut être la mesure de prévention contre de tels assaillants ?
Jusqu'à ce qu'ils se vautrent dans l'immonde festin
rien ne les distingue des innocents.
Jusqu'à ce qu'ils aient mis les premiers coups de crocs dans les chaîrs
jamais on ne pourrait les soupçonner de la moindre malveillance.
Prisonniers de leurs peurs
ils prennent leur force dans la souffrance qu'ils infligent.
Formatés à reproduire les tragiques schémas
ils ignorent la présence de la flamme en eux.
Heureusement celle-ci
un jour ou l'autre
se mue en incendie
réduisant en cendres l'infâme gloutonnerie
éradiquant tout nouvel élan toxique.
Dans les flammes
de leur être le plus intime
ces prédateurs ressentent et comprennent
un jour ou l'autre
l'ignominie de leurs actes.
Sens-tu cet impatient brasier en devenir qui palpite en toi ?











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