Publié le Jeudi 21 février 2008 à 00:10
Par Aeterno
Entendez-vous les grouillants petits pas ?
Millier de minuscules pattes qui s'agitent et s'approchent.
Grise vague disloquée en tant de points.
Avez-vous déjà vu
le regard de celui qui laisse
échapper de sa tête
ce torrent de plomb ?
Contenue.
Compressée autant que possible
la furieuse cavalcade des insectes attend le signal.
Ils ne sont plus les bienvenus dans ce crâne encombré.
Dans quelques instants
la lune sanglante apparaîtra
déclenchant alors
la fuyante cohorte des cafards de l'enfer.
Et vraisemblablement
l'air frais circulera un peu mieux...
Publié le Mercredi 20 février 2008 à 02:05
Par Aeterno
Publié le Mardi 19 février 2008 à 19:04
Par Aeterno
Publié le Mardi 19 février 2008 à 02:42
Par Aeterno

"Le feu qui semble éteint
souvent dort sous la cendre."
Pierre Corneille
Publié le Lundi 18 février 2008 à 02:24
Par Aeterno
Dans le jardin d'un cloître abandonné se tient un arbre.
Tous ceux qui vivent
tant autour qu'au-dedans du cloître
connaissent la légende de cet arbre ambigu.
A cet arbre pousse parfois un fruit particulier.
Il arrive que ce fruit soit délicieusement revigorant
pour qui s'y risque à le goûter.
Il peut alors offrir les merveilleux bienfaits
que l'arbre conserve en son ancestral coeur de bois.
Mais il arrive aussi que le fruit
en dépit de sa couleur lumineuse
de son attirante forme pulpeuse
se révèle être un redoutable poison.
Personne ne semble avoir jamais saisi
ce qui différencie
le fruit de vie du fruit de mort.
Avec le temps
avec la contagieuse crainte
suite aux cadavres accumulés des précipités orgueilleux
ceux qui vivent-là
tant autour qu'au-dedans du cloître
ont préféré ignorer le fruit
qui parfois pousse sur cet arbre ambigu.
Et au pied de l'être aux grandes racines
la terre fertile
maintenant seule à parfois recevoir l'ambivalent cadeau
regrette un peu l'époque
où ces êtres
savaient
quand et comment cueillir le fruit
pour le rendre
bienveillant.
Publié le Samedi 16 février 2008 à 15:15
Par Aeterno
Publié le Samedi 16 février 2008 à 03:06
Par Aeterno
Dégringolade des degrés
montée en neige
d'irrésolues pistes glissantes.
Se peut-il que le périple
externe comme interne
du départ à l'arrivée
nous laisse intacts ?
Entre les balles évitées
les bulles explosées
et les bombes désamorcées
il y a peut-être
une timide forme
qui tente de prendre son sens.
Le progressif dessin de destins qui
à l'instar de leurs molécules porteuses
ont coûte que coûte
le désir de s'entrecroiser.
Ou peut-être pas. Ou peut-être pas.
Mais en dépit
des logiques apprises
des méthodes d'entente attendues
des secrets plans sur toutes les comètes cachées
une petite voix
blottie au quatrième
semble pourtant dire quelque chose.
Suis-je
en cette nuit glaciale
le seul à la percevoir ?
Et quoiqu'il en soit
que faire alors ?
"Chaque homme dans sa nuit s'en va vers sa lumière."
Victor Hugo
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