Publié le Vendredi 15 février 2008 à 03:29
Par Aeterno
Projetés
d'une ville à l'autre
dans une course effrénée aux images d'inutiles objets
nous tâchons d'atteindre nos objectifs.
Le soleil
aime à se dissimuler dans de brumeux voiles
alors que la lune
continue d'avancer imperturbablement
affirmant ainsi malgré elle l'année entrante
qui nous enveloppe tous de plus en plus.
Une escale par ici
pour respirer un instant
et se souvenir de ces délicieux et véritables instants.
O combien tu avais raison mon cher Montaigne...
Publié le Mercredi 13 février 2008 à 01:15
Par Aeterno
Humeur : Tendre

Quand les flots taquins
viennent caresser l'ancestrale roche
les êtres tentent de se voir dans l'écume numérique
les questions virevoltent encore entre les atomes
et le vent apporte alors
de lointains parfums de sulfureuse vanille
"Il n'y a pas de hasard. Il n'y a que des rendez-vous."
Paul Eluard
Publié le Dimanche 10 février 2008 à 22:00
Par Aeterno
Et soudain
les bulles de son rencontrèrent les bulles de lumière
Dans le cadre
dans la boîte obscure les êtres tentèrent de se parler
Entre les parois charbons
de ces existences en perpétuel déséquilibre
Chacun
à l'instar de tous ceux qui ont le moindre désir de palpiter
s'illustre par de rêvées tentatives impudiques
Face à face ou côte à côte
les êtres luttent toujours avec la terreur de l'autre
jamais assez rassurant ou bien trop familier
Et finalement
les bulles de silence rejoignent les bulles d'ombre
Où sont les aiguilles qui peuvent percer les bulles de trop ?
Publié le Samedi 09 février 2008 à 10:10
Par Aeterno
Publié le Vendredi 08 février 2008 à 20:02
Par Aeterno
Humeur : Souriante
Publié le Jeudi 07 février 2008 à 01:01
Par Aeterno

Le livre des douze temps passés
se referme.
Une nouvelle page
vient tout juste d'apparaître.
Riches
de nos traversées antérieures
comme de nos puissantes aspirations
nous entrons dans le cycle suivant.
C'est un sol stable qui accueille nos pas.
C'est une terre fertile qui se présente à nous.
Centrés
par-delà nos corps-esprits
nous sommes appelés à tendre vers nos lumières
internes comme externes.
L'horizon maintenant presque dégagé laisse augurer
de merveilleuses rencontres
de vifs instants
et de toute évidence
une avancée significative de l'Oeuvre.
Présents
en nous-mêmes comme avec chacun
par plaisir autant que par devoir
nous portons nos regards
et très loin et très près
sans aveuglement
sans attente
avec
l'humilité et la joie
d'être
ici et maintenant.
"Vivre de telle sorte qu'il te faille désirer revivre, c'est là ton devoir."
Friedrich Nietzsche
Publié le Mardi 05 février 2008 à 09:09
Par Aeterno
Le jour est venu chargé d'une poudreuse lumière dorée.
C'est l'avant-dernier.
La sèche pluie d'or s'est furtivement approchée du gouffre.
Encore quelques heures.
La grise brume a rapidement repris ses droits sur le territoire des êtres.
Demain nous apprécierons la touche finale des douze cycles achevés.
Et la métamorphose
latente en chacun
s'activera.
“Nulle pierre ne peut être polie sans friction,
nul homme ne peut parfaire son expérience sans épreuve.”
Confucius