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Publié le Samedi 10 novembre 2007 à 04:55
Par Aeterno
Humeur : Souriante
Les cases ont dévoilé d'étranges filaments qui jamais ne semblaient présenter leur extrémité. Des mots ont été déversés de part et d'autre en dissimulant leur véritable sens leur secret souhait. Dans la pénombre bleutée auprès de si connus décibels un poids sur les ailes s'est fait sentir. Et le souffle s'est petit à petit retrouvé le long des familières routes nocturnes.
En ce cycle finissant se révèlent les contours d'un étrange et bien cruel manège où plus d'un parvient à la fois à s'élancer intrépidement vers qui ne le désire pas tout en fuyant ceux qui précisément s'approchent. Curieux coup du sort...
Heureusement il ne reste plus que quelques tours de roue. Après on change de jeu. Promis.
Publié le Vendredi 09 novembre 2007 à 00:05
Par Aeterno
Humeur : Souriante
Après le long sommeil est venu l'inéteignable éveil. Après que le temps se soit arrêté il y a eu flottement initiatique dans l'espace sacré.
Et le jour est maintenant nouveau. Et la vibration dorénavant diffère. Et un appel venu de loin pourtant bien proche résonne.
Sous les prochains rayons solaires de nouvelles cases secrètes auront peut-être offert leurs trésors. Quelque chose de très particulier s'apprête à apparaître.
Perçois-tu également son arrivée ?
Publié le Jeudi 08 novembre 2007 à 02:01
Par Aeterno
"L'humilité et la patience sont étroitement liées. L'humilité suppose tout d'abord une capacité de confrontation, de représailles, pour qu'ensuite intervienne au contraire la décision délibérée de n'en rien faire. Voilà ce que j'appelle l'humilité authentique. Selon moi, la vraie tolérance, la vraie patience supposent autodiscipline et retenue - la conscience que l'on aurait pu agir autrement, plus agressivement, mais que l'on en a décidé autrement."
Le XIVème dalaï-lama
Publié le Mercredi 07 novembre 2007 à 01:31
Par Aeterno
Varier les saveurs. Exciter les papilles. Laisser mariner.
Qui a faim ici ? Non pas encore suffisamment. Quand le désir d'y goûter aura écrasé toute autre nécessité quand votre bouche n'en pourra vraiment plus quand votre corps sera tendu vers un seul et unique but peut-être pourrez-vous y poser les lèvres.
Eventuellement y passer le bout de la langue.
Là aussi nous veillerons à vous maintenir dans les temps suspendus de vos manques.Là comme à chaque fois nous entretiendrons votre détresse. Et ainsi que cela se pratique depuis le début du début vous réclamerez encore.
Et vous et moi savons que ce n'est pas tant l'objet lui-même que vous désirez mais bien plutôt la délicieuse torture de son absence.
Nous avons toujours tenu à pleinement satisfaire les désirs de notre clientèle...
"On ne fuit pas les gens, on se fuit soi-même." Truman Capote
Publié le Mardi 06 novembre 2007 à 03:03
Par Aeterno
Plus ou moins l'heure de passer à la vitesse supérieure, se dit-il, à l'instant où sa conscience se rallume. Disloqué de la sorte il s'étonne un peu d'arriver encore à songer. En dépit des membres séparés les uns des autres, il réfléchit à la situation. Me recentrer je dois, pense-t-il en fixant sa conscience sur son axe vertical, lui-même pour l'heure à l'horizontal. Place l'image au centre. Laisse monter les flux invisibles. Donne du temps à l'énergie pour charger les pixels de cette réalité.
La vieille boîte à chapeaux est toujours sur la table. De là où se trouve sa tête il ne parvient pas à voir s'il reste un des visiteurs à l'intérieur. Chaque moment possède son action propre. Traite cette action à son heure venue. Rassemble-toi d'abord. Remets ensemble tes morceaux épars.
Concentré sur la nécessité d'une telle prouesse, et tout en surmontant l'assaut répété des vagues de douleur physique qui traverse son système central, il regarde son bras droit glisser doucement vers son buste. La sensation du contact entre les deux extrémités est presque aussi douloureuse que la déchirure elle-même. Mais réjoui d'avoir retrouvé un de ses membres, il porte déjà son attention vers sa jambe gauche. Celle-ci a été projetée sous le canapé lors de l'affrontement. Il ne la distingue que très mal. Et il sait qu'il doit voir pour agir. D'abord mon autre bras. Ensuite je pourrai m'approcher de mes jambes. Le bras gauche est bien visible. La main est restée crispée sur le couvercle de la fatale boîte. Comment ont-ils su que j'étais ici ? Qui ? Chaque question a droit à son temps. Plus tard.
Canalisant sa conscience et sa vue sur ce bras sanguinolent, celui-ci se rapproche petit à petit. Il ignore si cela est dû au couvercle que la main ne semble pas lâcher mais la progression s'avère plus pénible. Au bout de plusieurs minutes qui lui paraissent des heures, le corps retrouve avec cette même sensation douloureuse, son bras gauche.
Contrôle de la main. Lâche le couvercle. Le couvercle ne bouge pas. Bras droit en action. Main droite en contrôle. Le couvercle semble fixé à la main par des aiguilles tordues. Non. Des griffes de visiteurs. Une goutte de sang leur suffit pour reprendre vie. D'où est-ce que je me souviens de cela ? Mes jambes. Priorité système.
A l'aide de ses deux bras fraîchement rassemblés, il s'avance doucement vers sa jambe droite. La plus proche. Celle-ci est constellée de griffes affûtées. Par précaution, et pour éviter de ne ressentir plus de désagrément que nécessaire, il retire rapidement les aiguilles tranchantes. Puis, avec les doigts encore légèrement entaillés, il positionne sa jambe à sa place d'origine. La reconnexion particulièrement douloureuse des systèmes de dialogues jambe-corps ne lui permet pas de contenir un violent cri.
Toujours se méfier des cadeaux inattendus. Jamais faire confiance à une inconnue pareille, songe-t-il tout en sentant revenir le contrôle de ses orteils. Il se dirige alors vers le dernier membre abandonné sous le canapé et perçoit une soudaine agitation dans la cage d'escalier. Son cri ayant vraisemblablement alerté le voisin du dessous, il décide de faire au plus vite. D'autant plus nécessaire d'agir rapidement que la porte de l'appartement est encore entrouverte, constate-t-il en rampant vers le canapé. Il saisit sa jambe gauche au moment où des voix l'interpellent dans le couloir. Effectuant une rapide rotation de celle-ci au-dessus de lui, il la positionne à sa place habituelle. Et tout en mordant dans le coussin du canapé, il reconnecte le dernier membre en étouffant un cri. Les voisins sont devant la porte maintenant je trouverai une explication pour tout ce sang. Pourvu que du moins il ne reste plus aucun visiteur dans cette foutue boîte, se dit-il soudainement en ressentant enfin l'intégrité de son organisme.
A suivre...
Publié le Lundi 05 novembre 2007 à 18:35
Par Aeterno
"Quel que soit le sujet, rien n'est impossible à faire quand on est déterminé. On peut remuer alors ciel et terre à sa convenance. Mais quand l'homme n'a pas de cœur au ventre, il ne peut s'en persuader. Remuer ciel et terre sans efforts est une simple question de concentration."
Hagakuré
Publié le Dimanche 04 novembre 2007 à 05:23
Par Aeterno
Rien à signaler.
Papiers en règle. Circulez. Vous vous en sortez bien cette fois. Méfiez-vous je vous ai à l'oeil. Mais continuez de caresser votre animal chéri lorqu'il s'éloigne de peur de le voir pour la dernière fois et ça ira.
Merci vous êtes bien bon.
Non je ne suis pas bon. En ce jour mes armes sont inactives car le conflit est accélération et j'ai tout accéléré donc je n'ai plus d'autre conflit. Pour l'instant. Alors circulez avant que cela ne me reprenne.
Bien monsieur tout ce que vous voulez monsieur cela va de soi monsieur j'y vais de ce pas aurevoir monsieur et bonne journée monsieur vraiment bonne journée monsieur vous avez vu comme il fait chaud pour la saison une évolution de 12 degrés en 44 millions d'années et là maintenant de nos jours 1 degré de plus par année vous imaginez monsieur que deviendrons-nous dans 12 ans, ce que la planète a connu en 44 millions d'années elle peut se le prendre en 12 petites années, dites qu'allons-nous devenir monsieur alors, y aura-t-il encore matière à se poser des questions idiotes à 5h23 un dimanche matin ou devrons-nous obligatoirement nous entretuer pour survivre dans un monde aride hostile et par la force des événements devenu égoïste.
Dites. C'est ça qui nous attend monsieur ?
Monsieur vous êtes encore là ?
Monsieur ?
Vous êtes où ?
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Bienvenue à vous dans cet étrange espace. Bonne traversée de ces quelques mots et images épars...
3 connectés
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Seb : Chloé ? vous ici !
Chloé : Coïncidence, à moins qu'il ne s'agisse d'une rencontre phantasmatique, mais il me semble vous avoir beaucoup croisé en ville ces derniers jours.
Aeterno : Hello Velo ! L'espoir peut être une force tout comme un lent poison. Discernement du coeur et conscience allumée pour ouvrir le chemin de vie. ;)
velo : les mots prennent vie! le sens se dénude! l'espoir renaît! le chagrin bat de l'aile! Les sentiments resident tant qu'il y a de la vie!
Aeterno : Ouais c'est ça...à votre santé et à votre bon coeur...
Vlad : Nasdrovié !
Aeterno : Avec joie cher Clark. Prenez rdv avec RobotBar, c'est le roi du mini-bar.
Superman : J'aime beaucoup ce que vous faites. Pourrions-nous organiser un dîner avec Loïs ?
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