Publié le Lundi 23 juin 2008
Par Aeterno
D'une lumière savamment dirigée sur un point précis du passé
on peut faire apparaître la succession des événements en chaîne.
Cela ne change rien à ce qui est vécu consommé aplati oublié archivé
mais cela illumine les chemins que l'on a déjà traversés.
Cela éclaire l'importance de chaque instant présent
et donc de tous ceux à venir.
On distingue
où, pourquoi et comment l'obscurité fut un jour invitée à se répandre.
L'entrée du tunnel (qui n'en avait pas l'aspect) était juste là.
Poussé par la peur on y avance
puis tous les choix qui défilent ensuite
gardent alors cette délicate odeur désagréable.
Il y a pourtant des signes.
Il y a bien sûr des indices qui parlent d'une mécanique piégée.
Mais avec le temps il est devenu difficile de remettre en cause
la familière senteur acre.
"Cela m'est si familier...cela ne peut donc pas me nuire."
Un instant d'inquiétude un peu trop longtemps entretenu.
Une demie crainte miniature qui pousse à vouloir être
le plus vite possible
rassuré.
Et la longue chute démarre.
Jusqu'à un beau matin où les yeux s'ouvrent enfin.
Quelque chose s'illumine à l'intérieur et à l'extérieur.
La chaîne se brise alors.
Tu aperçois soudainement tous les maillons pourrissants.
Et surtout
le premier d'entre eux
que tu t'es toi-même forgé
en une certaine et toute petite minute...