A un moment la vieille peau se décroche brutalement du corps vivant
et le palpitant épiderme respire à nouveau.
A la fraction de seconde suivante les débris accumulés sur les paupières se dispersent
et le regard peut s'étendre très loin devant très loin tout autour.
Quand le dernier grain a rejoint le monticule
nous nous devons d'abandonner les pelures de l'individu que nous avons tenté d'être.
L'éplucheur de nos chemins d'existence ne nous épargne jamais.
Et cela est heureux
car l'humain pourrissant sous sa vieille identité est reconnu pour l'odeur infâme qu'il dégage.
Les pages de notre livre
à la fois propre à la fois collectif
défilent.
De belles et moins belles images s'y accumulent
aux côtés de mots qui ont parfois un peu plus de valeur que les autres.
Finalement nous ne sommes peut-être qu'une simple addition d'instants
chargés d'émotion,
tentant avec peine de s'ordonner
pour donner un sens à ce souffle incompréhensible qui nous pousse.
Rien n'arrête la fameuse coulée de grains de sable dans l'opaque sablier.
Mais en observant une nouvelle fois l'incessant mouvement
de ce plein qui se vide
de ce vide qui se remplit
en regardant avec la bonne focale
en plaçant le point au bon endroit
rien dans ce processus ne semble vraiment attristant ou désespéré.
Bien au contraire...
Tiens je mangerais bien une gaufre au sucre près de quelques canards narquois qui barboteraint dans un étang artificiel.
et le palpitant épiderme respire à nouveau.
A la fraction de seconde suivante les débris accumulés sur les paupières se dispersent
et le regard peut s'étendre très loin devant très loin tout autour.
Quand le dernier grain a rejoint le monticule
nous nous devons d'abandonner les pelures de l'individu que nous avons tenté d'être.
L'éplucheur de nos chemins d'existence ne nous épargne jamais.
Et cela est heureux
car l'humain pourrissant sous sa vieille identité est reconnu pour l'odeur infâme qu'il dégage.
Les pages de notre livre
à la fois propre à la fois collectif
défilent.
De belles et moins belles images s'y accumulent
aux côtés de mots qui ont parfois un peu plus de valeur que les autres.
Finalement nous ne sommes peut-être qu'une simple addition d'instants
chargés d'émotion,
tentant avec peine de s'ordonner
pour donner un sens à ce souffle incompréhensible qui nous pousse.
Rien n'arrête la fameuse coulée de grains de sable dans l'opaque sablier.
Mais en observant une nouvelle fois l'incessant mouvement
de ce plein qui se vide
de ce vide qui se remplit
en regardant avec la bonne focale
en plaçant le point au bon endroit
rien dans ce processus ne semble vraiment attristant ou désespéré.
Bien au contraire...
Tiens je mangerais bien une gaufre au sucre près de quelques canards narquois qui barboteraint dans un étang artificiel.










