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Publié le 11/05/2009 à 08:52
Par antochrit
Humeur : En colère
Quelques lobbyistes ont fait voter en 2006 une loi portant création d'un ordre infirmier, soi-disant à la demande de la majorité de la profession. Les résultats obtenus lors des élections à cet Ordre (13% de votants sur 480 000 professionnels) contredisent plus que largement cet assertion de "désir de la profession".
Le chant des sirènes de l'époque affirmait que la cotisation OBLIGATOIRE serait minimaliste et aux alentours de 30 euros le couperet est tombé le 1er avril 2009... 75 euros par infirmier pour avoir le droit d'exercer notre profession !36000000 d'euros pour quoi faire ????
Et bien pour l'heure, personne ne le sait vraiment!
Mise à part la prétention du bureau national qui souhaite un local de 800 m2 à Paris, s'adjoindre les services de cabinets d'audit et de juristes.... difficile d'avoir un budget prévisionnel qui justifierait ce montant!
Inutile de préciser que les réactions ne se sont pas fait attendre, y compris au sein des Conseils départementaux qui n'avaient rien vu venir et qui se demandent bien, maintenant, comment ils vont réussir à faire avaler cette couleuvre !Afin de faire entendre les voix de ceux qui refusent cet Ordre et son racket organisé, le Contre-Ordre des infirmiers vient de se créer. Si vous aussi, infirmiers libéraux, du privé ou du public, refusez de payer pour avoir le droit d'exercer votre profession et de faire un chèque en blanc à l'Ordre, venez nous rejoindre sur le site.
N'HESITEZ PAS A COMMENTER
Publié le 13/04/2009 à 19:00
Par antochrit
Que ce soit par la voix de SARKOZY, celle de FILLON ou des représentants de la CGPME, les actions de séquestration des patrons sont mises en exergue comme étant des actes criminels à la limite du terrorisme ! Si la crise est sans doute responsable, en partie, de licenciements massifs, elle est également un fabuleux prétexte pour certaines entreprises qui envisageaient déjà de maintenir leurs bénéfices et le cours de leurs actions en diminuant leurs coûts de production par la variable d’ajustement privilégiée qu’est le personnel. Ces voix trouvent scandaleux le recours à la séquestration des cadres dirigeants, s’appuyant sur l’argument de « la loi » pour souligner la criminalité du geste. Soulignant que la France est un « état de droit » ! Mais qu’est-ce que cela peut bien signifier dans la bouche de tous ces « Tartuffes » de la morale qui sont corrompus jusqu’à la moëlle ! Le droit qu’ils se confèrent et qu’ils refusent à d’autres ???? Que penser du droit de ces milliers de salariés qui, sacrifiés sur l’autel de « la crise », sont eux pris en otages de la course aux profits. Est-ce légal, digne d’un état de droit, de donner sa bénédiction à ce génocide salarial ? Est-ce moral d’accepter qu’un dirigeant d’EDF parte en retraite avec 500 000 euros annuels alors qu’on accorde l’obole de 5 à 7 mois de salaires à ceux que l’on met à la porte ? Toutes ces injustices expliquent le désespoir qui s’empare de ces sans noms qui devraient avaler sans sourciller les couleuvres quotidiennes. Ce ne sont ni des anarchistes, ni des criminels, ni des extrémistes ! Ce sont simplement des êtres humains qui refusent de se laisser traîner à l’abattoir sans réagir. Le mépris grandissant envers « le peuple », affiché par les nantis qui tiennent les rênes du pouvoir, de l’économie et du travail est le comburant idéal pour enflammer les braises qui couvent ! Nous allons sans aucun doute possible vers la multiplication des actions violentes qui, en aucun cas ne signerons une élévation du niveau de la criminalité ou de la délinquance, mais qui seront simplement des réflexes de survie ! Réflexe naturel de la part de tous ceux qui craignent ou sont déjà confrontés à la mise en œuvre de leur destruction. Alors, si criminels il y a, c’est vers le haut de la société qu’il faut regarder ! Si dérive il y a, elle vient de ceux qui s’octroient le droit de nous écraser sans état d’âme. Si respect des lois il doit y avoir, que cela s’applique en premier lieu aux donneurs de leçons ! Non, les salariés « bossnappers » ne sont pas des criminels ni des hors-la-loi ! Ce sont des êtres humains qui sont obligés, par la force, de faire respecter leurs droits élémentaires au respect, leur intégrité et qui oeuvrent pour garder leur dignité.
Publié le 04/04/2009 à 10:17
Par antochrit
La polémique autour de l'Ordre infirmier, sa validité de représentation ainsi que son impact auprès de la profession ne datent pas d'aujourd'hui. Présenté comme une revendication de la majorité de la profession (soi-disant 80 %) par un lobby appelé le groupe Sainte Anne, ne représentant qu'une infime partie des infirmiers, voté en catimini par les instances législatives, cet Ordre impposé aux forceps est rejeté massivement par beaucoup d'entre nous. La preuve en a été faite par la brillante participation de 14% au vote visant à élire les représentants aux conseils départementaux.
Pour rappel, cet Ordre n'aurait eu d'intérêt que pour les IDEL (libéraux) pour lesquels aucune instance de réglementation n'existait, mais il a été mis en place en incluant tous les professionnels, y compris les salariés qui eux bénéficiaient déjà de nombreuses instances de contrôle et de régulation.
Cet Ordre, imposé par quelques-uns, exige une cotisation dont le montant vient d'être fixé.
Malgré tous les démentis, la main sur le coeur des pro ONI, qui assuraient que la cotisation ne serait en aucun cas supérieure à 30 euros, le montant est fixé à 75 euros et cela pour cette année, car rien ne dit que le curseur ne soit poussé plus haut dans l'avenir!
De surcroit, autant il est prévu que, comme beaucoup d'autres "frais de fonctionnement" cette cotisation soit déductible des impôts pour les IDEL, autant les salariés ne sont pas concernés par cette déductibilité!
On leur impose un ordre qui les concerne à peine et ils seront les seuls à payer plein pot!
En bref un nouvel impôt déguisé, qui s'assorti de surcroit d'une menace d'interdiction d'exercer en cas de non règlement de la cotisation!
Eh bien qu'ils nous interdisent d'exercer, les hôpitaux ont sans aucun doute les moyens de se passer de nous !
Opposante de la première heure à ce que je qualifie de racket organisé, j'encourage mes collègues infirmiers à refuser de se soumettre à cette injonction de payer!
Notre diplôme est le seul à nous autoriser ou non à exercer, et une dette de cotisation ne pourra en aucun cas nous le retirer!
Si le refus est massif les menaces tant d'inderdiction d'exercice que d'exigibilité de paiement, pour être mises à exécution, nécessiteront le recours aux tribunaux !
REFUSONS MASSIVEMENT DE CEDER AU RACKET ORGANISE PAR L'ONI
Publié le 31/03/2009 à 17:57
Par antochrit
par Groupe des 39 ⋅ dimanche 22 février 2009
Mathieu Bellahsen, le 21 février 2009-Interne en psychiatrie
Monsieur le Président,
Je vous écris en tant que citoyen. Cette lettre se termine avec une question, pourrez vous y répondre ?
Je le souhaite.
Il m’a été offert la possibilité de rencontrer des existences remettant en cause radicalement ce que l’on est, ce que je suis, ce que l’on pense vivre, ce sur quoi il semble commun de s’entendre et que l’on dénomme réalité.
Dans ce monde de la normalité supposée, alors même que celui qui tenterait d’être le plus normal serait soit mort soit le dernier des fous, que faîtes vous de cette part de folie présente dans chaque homme, celle qui leur fait accomplir les horreurs tant décriées mais aussi les créations les plus incroyables, les plus sublimes dont notre culture regorge ?
Que vous a fait la folie pour la mettre uniquement sur le dos des fous ?
Que vous ont fait les fous pour que vous les chargiez de tous les maux victimaires contemporains. Vous avez attaqué notre folie commune par celle bien plus grande de la normopathie. Le bruit des mises à l’écart nous rappelle avec honte une partie de la psychiatrie française durant la collaboration. A cette cruauté envers nos semblables, nous n’avons de cesse que de penser.
Ne l’oubliez pas, ne les oubliez pas.
Laissez à ces morts leur sépulture, humus honteux de notre civilisation.
Laissez aux fous la folie nécessaire pour s’attaquer à cette normalité dévastatrice qui ronge le monde contemporain.
Laissez nous compter avec des chiffres qui ne seraient pas zéro (risque zéro, tolérance zéro), avec des chiffres qui seraient poétiques et non de petits comptages bureaucratiques.
Repensez aux trains.
Au zéro de l’opinion, nous entendons substituer l’infini de nos possibles.
Le rouleau compresseur gestionnaire « pour le bien », « pour assainir » de votre politique se heurte donc à ces arrachés de la Raison, citoyens qui prennent soin et brodent en fine dentelle les détails infimes de l’existence.
Nous prendrons les aiguilles pour tisser ensemble ce lien social précaire qu’il s’agit à chaque minute de refaire, nous ne prendrons pas seulement les aiguilles pour piquer, injecter, enfermer.
Nous construirons des murs, pour des maisons avec une ambiance chaleureuse, bien loin de la froideur déserte des asiles, nous ne construirons pas vos cachots indignes de la folie.
Nous surveillerons, avec notre sensibilité, notre accueil, notre veillance et non avec ces caméras persécutantes, avilissantes, faisant l’impasse sur la nécessité relationnelle du travail psychique.
Nous aurons des bracelets pour offrir au plus grand nombre, confectionnés avec des petites ficelles marquant un travail précieux et nécessaire, et non votre boulet avec sa chaîne électronique.
Nous aurons des lieux fermés oui, mais pour ces secrets qui ne peuvent voir le jour sans provoquer de la peine, de la rage, du désespoir, ces secrets regorgeant d’une souffrance qui doit s’enterrer patiemment, ensemble.
Nous aurons des moments difficiles, des moments de joie, des moments de colère, d’errements, de contemplation, de sidération, de poésie.
Nous aurons comme dans toute vie, des moments difficiles.
Nous devrons supporter les malheurs, les tragédies, nous sommes obligés « c’est la vie », la fatalité, le Destin.
A moins que la meilleure façon de vivre soit de ne pas exister ?
Oui monsieur, je me déclare schizophrène dangereux si c’est le nom contemporain de l’exclusion, de l’abandon, de la vindicte.
Nous serons de plus en plus nombreux à le clamer pour éparpiller les ténèbres que vous essaimez. Pour que ce vocable, nous rappelant l’odeur des gaz de la mort, perde son sens infâmant.
Pour que cette supposée « dangerosité » soit synonyme du risque inhérent à la vie.
Pour que cette campagne de destruction du lien social, cette politique de la peur dont vous n’êtes que l’une des petites statuettes à ranger au panthéon des crimes contre la dignité humaine, périsse d’elle-même.
Je vous souhaite que la normalité supposée saine dont vous vous parez se heurte à l’intimité d’une rencontre avec un « fou », votre semblable.
Dans ce miroir humain que vous n’osez regarder, méfiez vous du reflet sombre de votre inconséquence.
Méfiez vous de l’ombre populiste colportée par la poussière des opinions.
Méfiez vous du bruit des drames quotidiens des Hommes et de leur misère.
Méfiez vous surtout de leur écho et de la rumeur qui s’infiltre dans vos appartements dorés.
Si vos annonces sont suivis de faits, que les cris de la foule enflent au point de vouloir enfermer, reléguer, exterminer nos semblables, alors prévoyez nous une place à côté d’eux.
Prévoyez également beaucoup de police, beaucoup de violence, de terreur et d’horreur.
Prévoyez plus de vies gâchées que vos « dangereux » n’en auraient faits.
Prévoyez notre résistance.
Vous pourrez nous provoquer, nous insulter, nous bannir, nous parquer.
Mais penser à l’après.
Penser quand l’Histoire vous demandera : « pourquoi ? »
Quelle sera votre réponse à la « solution » que vous mettez en place ?
Publié le 25/03/2009 à 18:03
Par antochrit
Article paru le 19 mars 2009 La france en mouvements du 29 janvier au 19 mars Faute de trouver des infirmières en nombre suffisant pour travailler la nuit, la direction de l’hôpital de Caen a imposé un tirage au sort. À gagner : un mois de service de nuit ! Et une révolte assurée des personnels. Caen (Calvados), envoyée spéciale.
Soupçonnant qu’il y avait « anguille sous roche », la CGT de l’hôpital de Caen (Calvados) avait tiré la sonnette d’alarme l’année dernière. Dans un tract distribué le 13 mars 2008, le syndicat pointait ces « directions qui abusent de leurs privilèges (rénovation de logements de fonction, nouveaux véhicules, etc.) ». Il aura fallu un an pour que le scandale éclate au grand jour. Le 11 mars dernier, le directeur général du centre hospitalier universitaire, Joël Martinez, donnait sa démission, après avoir été confronté par les auteurs du Livre noir des hôpitaux, trois journalistes de l’hebdomadaire le Point, « aux 836 997 euros de dépenses qu’il a fait engager par le CHU de Caen pour la rénovation et la décoration de son logement de fonction ».
Selon les auteurs de l’ouvrage, l’établissement aurait ainsi engagé pour près de… 2 millions d’euros de dépenses de rénovation et autre « relookage ». Soit presque 20 % du déficit 2008 de l’hôpital (9,4 millions d’euros), qui est par ailleurs sommé de parvenir à l’équilibre d’ici à 2012 par le biais notamment de 280 suppressions de postes. En bref, une somme choquante et difficilement justifiable dans un contexte de déficit chronique des hôpitaux publics. Côté personnel, c’est la stupeur. « On avait des doutes depuis quelque temps, mais on ne connaissait pas les sommes exactes », admet Jean-Pierre Delabruyère, secrétaire adjoint du syndicat CGT de l’hôpital. On sent poindre, aussi, l’écoeurement, l’amertume, la colère… « Dans la période actuelle où l’on nous demande des économies même sur le papier des essuie-mains, ce genre de dépenses est encore plus choquant. Récemment, on nous a même demandé de réduire la portion de beurre pour les patients de 15 à 10 g », s’indigne Philippe Saint Clair, délégué CGT. Outrée, également, cette aide-soignante, qui, pour dix-sept ans d’ancienneté et deux week-ends travaillés par mois, gagne tout au plus 1 247 euros net. Pour les infirmières, la pilule est d’autant plus amère, que depuis février, celles qui travaillent de jour sont littéralement tirées au sort par la direction pour intégrer les équipes de nuit, et ce dans n’importe quel service. Raison invoquée : le manque d’effectif du « pool de nuit ». La méthode est violente mais légale. Permanence des soins oblige, rétorque la direction. « Pour les filles qui ne comptent plus les rappels au domicile, les jours non récupérables avant plusieurs mois, les changements d’horaires, le travail en flux tendu constant, c’est l’horreur », témoigne Anne Bourdonnet, aide-soignante en réanimation. Leur hantise ? Se retrouver « parachutées » toutes seules et à la dernière minute dans un service qu’elles ne connaissent pas. « Poser une perfusion sur un enfant, ce n’est pas la même chose que sur un adulte », poursuit, à titre d’exemple, Anne Bourdonnet. « Et comme la direction ne veut pas entendre parler de contraintes personnelles, du coup, tout le monde espère que ça tombera sur la collègue. Et quand ça tombe sur elles, certaines partent en dépression. » « L’accident est certes inhérent à notre profession, mais faire des nuits dans un service qu’on ne connaît pas, c’est l’insécurité totale », surenchérit Suzanne, infirmière en cardiologie. Les syndicats ont d’ailleurs interpellé à plusieurs reprises la direction du CHU à ce sujet. « Agissant ainsi, la direction prend des risques inconsidérés qui inéluctablement conduiront à des accidents, des erreurs préjudiciables aux patients comme ceux qui on fait la une des journaux cet hiver », déclaraient dans un communiqué commun les syndicats CGT, CFDT, FO, UNSA, SUD et CFTC le 25 février dernier, en appelant le personnel à débrayer. Plusieurs dizaines d’infirmières avaient répondu à l’appel ce jour-là, demandant « des moyens » et « les formations nécessaires ». « On veut bien faire des efforts, mais pas dans n’importe quelles conditions », insiste Suzanne. Contrairement à la plupart des infirmières de jour, cette dernière s’est portée volontaire pour travailler de nuit. « J’avais envie de faire autre chose temporairement. » Mais pas « n’importe quoi », précise-t-elle d’emblée. « J’avais demandé à rester dans mon service. » Ce qui a été accepté. Suzanne commencera ses nuits à compter de la mi-avril. Le malaise des infirmières, qui, comme tout le monde le sait, n’est pas propre au seul hôpital de Caen, ne date pas d’hier. Déjà l’an passé, la direction avait eu recours à pareil tirage au sort. « C’était pour répondre à une situation d’urgence, nous avait-on assurés, en nous promettant que l’année suivante, le problème serait réglé », rapporte Philippe Saint-Clair, secrétaire du syndicat CGT et élu au CHSCT. « Sauf qu’on se retrouve en 2009 dans la même situation. » La direction s’est pourtant vantée d’avoir recruté 170 infirmières en 2008 et 97 en toute fin d’année. Vrai. Sauf que cela ne suffit pas à combler les départs. Il manque au moins une quarantaine d’infirmières. Les postes sont budgétés, mais personne ne postule. « Le fond du problème, ce sont les conditions de travail la nuit », lâche Jean-Pierre Delabruyère. Les exemples de dysfonctionnements sont légion. Comme cette infirmière qui s’est retrouvée seule pour surveiller ses vingt patients et une autre unité située deux étages au-dessus. Une autre, fraîchement débarquée, n’a pas supporté longtemps « le transfert de responsabilité », à savoir de rester seule la nuit, sans médecin. Elle est repartie. « On ne compte plus toutes les démissions », déplore Anne Bourdonnet. Elle soupçonne la direction d’agir ainsi pour « imposer la polyvalence d’une part et une rotation jour-nuit des personnels d’autre part ». « Les conditions que l’on vit actuellement, je les ai connues il y a dix-neuf ans quand j’ai commencé en intérim », insiste Suzanne, pour bien replacer l’hôpital de Caen dans son contexte. Si elle se dit « soulagée » que la vérité sur le directeur de l’hôpital ait « enfin » éclaté, elle espère bien que celui-ci ne servira pas de bouc émissaire. « Il faut prévenir ce type de dérives, aussi anecdotiques soient-elles, qui occultent le manque de moyens et de perspectives qui dépasse le CHU de Caen », acquiesce Jean-Claude Hirout, de la CGT. « Cela fait des années que les salariés subissent les sous-effectifs, les économies drastiques et les salaires de misère », analyse Jean-Pierre Delabruyère. Pour lui, il est indéniable que cette histoire de corruption a eu l’effet d’une « bombe » sur un personnel qui s’était déjà largement mobilisé le 29 janvier dernier. « On sent bien qu’aujourd’hui, les hospitaliers, même s’ils sont moins visibles que dans d’autres secteurs à cause des assignations, sont encore plus révoltés. » Lui met d’ailleurs en garde : « Le CHU est lourd à démarrer, mais quand il est parti… » Alexandra Chaignon
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