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Publié le 16/04/2008 à 19:34
Par antochrit
Humeur : Gaie
merci au 5000 ème visiteur ! En espérant continuer à vous informer ....et à exprimer mes humeurs!
Publié le 07/04/2008 à 14:25
Par antochrit
Humeur : Maussade
Bien malin celui qui s'y retrouve dans le train des informations plus floues et contradictoires les unes que les autres!
Dès l'annonce des mesures visant à atteindre un hypothétique équilibre budgétaire en 2012, il nous a été annoncé 5 milliards d'économies à réaliser. Puis des voix se sont élevées, se voulant rassurantes, affirmant que ces économies devaient être réalisées d'ici 2012. Et aujourd'hui, Eric Woerth annonce 10 milliards d'ici 2009 dont 5 sur la Sécurité Sociale.
Pour la première fois, dans la réduction annoncée des effectifs, la fonction publique hospitalière est évoquée, car Nicolas SARKOZY évoque le fait que la FPH a vu ses effectifs augmenter de 30% depuis 1982, la fonction publique territoriale a elle augmenté de 40%
Pour redonner toute leur valeur à ces chiffres, quelques données :
EFFECTIFS ET PARTS 2005| | EFFECTIFS | PART | | FONCTION PUBLIQUE D'ETAT | 2 302 697 | 61.5 % | | FONCTION PUBLIQUE TERRITORIALE | 1 613 221 | 20.2 % | | FONCTION PUBLIQUE HOSPITALIERE | 1 023 655 | 18.3 % | Les personnels des hôpitaux et des établissements autonomes d'hébergement pour personnes âgées s'élèvent, hors emplois aidés, à 1 024 000 personnes (dont 94% dans les hopitaux publics). 107 000 personnels médicaux travaillent dans les hopitaux publics. Ce qui représente 10.5% du personnel total de la fonction publique hospitalière.
Entre 1994 et 2005, la part de non titulaires est passée de 8 à 13%
Comment vont réellement se concrétiser les mesures de rigueur budgétaires dans la santé? L'estimation du taux d'évolution budgétaire 2008 du projet de loi de financement de la Sécurité sociale prévoit 0.73% du budget pour les simples mesures en faveur des personnels médicaux, alors que les mesures pour les personnels non médicaux ne s'éléveraient qu'à 0.48% de ce même budget.
On remarque immédiatement la disproportion quant aux charges que font peser les frais des personnels médicaux (qui ne représentent en effectifs que 10.5 % de l'ensemble des personnels de la fonction publique hospitalière) par rapport aux autres catégories. Prenons également acte du fait que Mme BACHELOT a déjà conclu un accord visant à permettre l'augmentation du tarif de la consultation médicale à 23 euros en 2008.
La parution des conclusions du rapport Larcher étant annoncé pour le 10 avril leur lecture sera sans doute d'un grand intérêt! A suivre donc.
Publié le 31/03/2008 à 11:22
Par antochrit
Humeur : Ironique
La lecture des dépêches APM est vraiment toujours pleine de surprises!
Celle du 28/03/2008 est titrée :" Roselyne BACHELOT veut former tous les personnels soignants à la communication avec les patients handicapés psychiques" !
Quoi...? Que lis-je ....? J'hallucine....? Cela n'est donc pas fait....?????
Pour paraphraser Edgard GROSPIRON .....ne serions nous pas arrivés dans l'épicentre de la connerie.....?
En voilà une d'idée qu'elle est bonne!
Il ne leur aura fallu que près de 15 ans pour se rendre compte que les formations tant au niveau médical qu'au niveau para-médical concernant la psychiatrie et la psychologie étaient d'une indigence lamentable!
Eh bien il ne nous reste plus qu'à espérer qu'après un constat aussi rapide , l'action aura au moins le mérite d'être à la hauteur des attentes.
"Seule une approche personnelle, attentive et informée du handicap mental permettra aux personnels soignants de s'acquitter de leurs missions. C'est pourquoi je tiens, d'ores et déjà, à ce que les professionnels de santé soient formés à prendre en charge ces patients et à communiquer avec eux."
"Au cours de leurs études ou de leur formation permanente, les soignants devront à l'avenir disposer des outils théoriques et pratiques nécessaires pour comprendre et se faire comprendre des patients handicapés mentaux".
A-ton informé notre chère ministre qu'il fût une époque où existait une formation très complète et très spécifique pour les infirmiers de secteur psychiatrique, et que des politiciens très avisés et très bien conseillés n'ont rien trouvé de mieux que de la supprimer et de réserver dans la formation du diplôme unique une portion tellement congrue aux sciences humaines et à la psychiatrie que les anciens infirmiers psy sont obligés de "tutorer" les nouveaux diplômés pour leur inculquer au moins les notions de base.
Encore mieux, ceux qui ont inventé le tutorat ont benoitement imaginé que 15 jours suffisaient pour faire passer à un jeune diplômé, vierge de toute connaissance de base, les connaissances théoriques, les pratiques qu'eux-même avaient mis 3 ans à acquérir!!!
Et aujourd'hui on se rend enfin compte que cet enseignement, tant décrié, tant rejeté par les directeurs d'IFSI bien pensants (tellement que certains se permettent encore de réduire le temps imparti à ces disciplines au profit du technique et de pénaliser les étudiants affichant leur désir de travailler auprès de malades mentaux) a une importance réelle !
Alors si réellement elle souhaite que les personnels soignants soient capables de communiquer avec les patients présentant un handicap mental, il va falloir sérieusement réviser le contenu des formations et leur durée. Il ne faut pas laisser croire que la formation initiale où l'on rajouterait une semaine de psychologie ou de psychiatrie suffira, ni que les formations continues, d'une quarantaine d'heures permettront de compenser la perte connue lors de la suppression de la formation en psychiatrie.
Le mieux serait sans doute de la remettre une en place, et de permettre l'accès des infirmiers qui en sortiraient à tous types de lieux d'exercice dans le domaine de la santé. Leurs compétences et leur expertise en la matière y seraient alors d'une grande utilité.
Mais que pouvons nous vraiment attendre de ces gens que sont les politiciens? sans doute pas grand chose en la matière!
Attendons donc de voir quelles inepties nous seront encore pondues pour remédier au problème relevé!
PS : Amis lecteurs n'hésitez pas à laisser des commentaires ! merci
Publié le 20/03/2008 à 11:30
Par antochrit
Humeur : Ironique
Selon un nouveau communiqué APM le corps médical va encore pouvoir se réjouir (en grande partie) même si le bonheur des uns risque de faire le malheur des autres!
La ministre de la santé, Roselyne Bachelot, a saisi l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) d'une mission sur la rémunération des médecins et des chirurgiens hospitaliers, qui devra lui remettre ses conclusions d'ici fin mai, a-t-on appris mercredi auprès du cabinet de la ministre. Dans la lettre de mission elle demande la réalisation d'un état des lieux sur la rémunération des médecins libéraux et hospitaliers, et l'étude, sur cette base, des modalités de rapprochement des modes et des niveaux de rémunération des médecins hospitaliers.
Elle cite des tensions démographiques pour certaines spécialités médicales "qui imposent de réduire les écarts de mode et de niveau de rémunération entre secteurs pour permettre une optimisation de la ressource médicale", et le développement des collaborations public/privé qui "appelle une clarification des modes d'exercice et de rémunérations et une réduction des écarts injustifiés".
La mise en place de la tarification à l'activité (T2A), "qui accroît la concurrence entre établissements, appelle un mode de rémunération stimulant et attractif pour les médecins", remarque-t-elle.
Roselyne Bachelot souhaite également que la mission formule "toutes propositions de mesures de nature à favoriser des convergences des modes de rémunération et d'exercice, adaptées aux enjeux de notre système de santé", incluant l'évolution des statuts, des modes d'exercice, la durée et l'évolution des carrières, tout en tenant compte de la diversité des conditions d'exercice.
Publié le 20/03/2008 à 07:28
Par antochrit
LE SYSTEME DE SANTE NE TOURNE QU’AVEC DES MEDECINS !!!
Après une longue pause, je reviens à l’actualité. A l’heure où l’on tente de convaincre le français moyen de la nécessité de faire des efforts supplémentaires pour sauver notre système de santé, en coulisses, des tractations s’organisent, mais les bénéficiaire sont bizarrement toujours les mêmes.
Tout un chacun sait, que ce soit par le biais de l’Internet ou par la lecture du rapport de la Cour des Comptes, que le trou de la Sécurité Sociale est un mythe soigneusement entretenu. La réalité est tout autre puisque si tous les fonds lui étant dus étaient réellement perçus, nous nous retrouverions avec un excédent et nous n’aurions nullement besoin d’en passer par les franchises.
Cet état de fait ne semble guère émouvoir nos gouvernements successifs puisque rien n’est fait pour recouvrir les créances (taxes sur l’alcool, taxes sur le tabac, cotisations patronales en souffrance….). Et au bout de la chaîne, c’est l’usager lambda, majoritairement employé, salarié ou artisan qui, lui, paie régulièrement son écot et se voit à nouveau mis à contribution pour compenser les défaillances de l’état, des patrons, de caisses diverses et variées qui ne semblent pas se sentir très concernés par le sujet…. !
Aujourd’hui, le pouvoir d’achat est au cœur des préoccupations des français. Donc chacun, en son fort intérieur, souhaite ardemment voir ses revenus suivrent au minimum la courbe de l’inflation, hélas…que nenni. Les caisses sont vides, la France est exsangue, la conjoncture internationale est mauvaise …. Autant d’arguments qui tentent de nous faire admettre qu’il va falloir prolonger la période de vaches maigres (comme si elle ne durait pas depuis suffisamment longtemps). Mais on constate que nous ne sommes pas tous sur le même plan (Ah ! EGALITE) Les entreprises du CAC 40 font des bénéfices record, notre cher Président majore de 150% ses émoluments …. Concernant la santé, les plans successifs ne sont que des plans de rigueur, où il nous est demandé de cuisiner du LENOTRE sur un Camping-gaz ! Les petites mains voient leurs contraintes augmenter au quotidien (traçabilité, certification, Evaluation des pratiques professionnelles…) tout ça sans faire l’impasse du travail habituel et avec de moins en moins de personnel. Une majorité des hôpitaux n’arrive pas à combler le manque de personnel soignant ! Mais pourquoi ? Parce que certaines notions semblent absentes des capacités de compréhension de nos dirigeants ! Ces notions sont :
- ANTICIPATION - FORMATION - RECONNAISSANCE
Anticipation : Ils sont incapables de faire un état prévisionnel des besoins en terme de personnels. Incapables d’imaginer qu’un agent puisse se reconvertir, partir en retraite… et donc que le nombre d’agents formés à un moment X ne suffit pas à couvrir les besoins, même stables, 10 ans plus tard.
Formation : Comme pour l’Education Nationale, chacun y va de sa réforme, sans aucune base permettant d’étayer sa nécessité. Résultat des courses, on en arrive à des formations qui augmentent en terme de durée, mais qui diminuent en terme de qualité et de spécificité.
Reconnaissance : Malgré des exigences croissantes aucune mesure ne vient récompenser l’investissement des professionnels en terme de rémunération.
Conjuguez ces différentes notions et vous vous apercevez que des professions où le manque d’anticipation quant aux besoins en personnels et à leur mobilité professionnelle, lié à des formations longues, des contraintes amplifiées et des salaires peu motivants ne pouvait que nous amener à la situation actuelle du manque de soignants.
Ces notions semblent commencer à faire sens dans l’esprit de certains, mais bizarrement, j’ai comme l’impression que « les soignants » se résument à l’entité « corps médical » ! La lecture des dépêches APM quotidiennes a une fâcheuse tendance à me provoquer des poussées de tension ! Chaque jour, je peux y lire toutes les avancées en cours pour la profession médicale, que ce soit pour les libéraux ou pour les praticiens hospitaliers. En termes de besoins de personnels dans les années à venir, en terme de formation et en terme de rémunération. Toutes leurs demandes semblent être entendues ! Serait ce à dire que la santé ne tient que par le corps médical ? Que deviendront les hôpitaux quand ils seront habités par des cohortes de médecins correctement rémunérés mais où les autres soignants auront disparu pour aller faire du libéral ou vendre des patates sur le marché pour cause de manque d’attractivité et de reconnaissance de leur profession ? De gigantesques cabinets médicaux ?????
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