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DEFENDRE LA SANTE POUR TOUS
Tribune libre
Publié le 19/01/2008 à 18:02
Par antochrit
Humeur : En colère
  Au vu des dernières assemblées générales du personnel du CH Cadillac, l’Association loi de 1901 « Et si on soignait » a rencontré les salariés de l’hôpital afin qu’ils se fédèrent autour de la mission première du service public hospitalier, le soin.
 Il est ressorti des discussions engagées durant ces trois dernières semaines un constat de nos conditions de travail et des conditions de soin auprès des malades reçus au sein de notre établissement.
Ce constat met en évidence un certain mal-vivre du soin. Car les conditions de travail des agents sont les conditions de soin des patients, et il semble que ni les uns ni les autres ne s’y retrouvent. Pour preuve l’errance de patients dans le parc de l’hôpital fuyant des pavillons déstructurants, et la fuite des agents.  Une plate-forme revendicative a été adoptée devant l’assemblée générale du 06/12/07 ; en voici le contenu.  Développement : 
Au niveau de la sécurité, il ressort clairement un fort sentiment d’insécurité, exprimé par nombre d’entre nous. Pour preuve, les nombreuses agressions que subissent les salariés de l’hôpital, tant physiques que verbales. Ce sentiment est renforcé par une désertification en termes d’effectifs masculins, un manque cruel de fiabilité quant aux moyens d’alerte, la suroccupation. 
C’est pourquoi nous demandons :
 
-
     
L’abandon des bips/téléphone, au profit de bips d’alerte, plus fiable en termes de localisation de l’événement, et de déclenchement, indépendant du téléphone, à raison d’un bip par personnel exposé en service :
***
Art.2 : «  Dans les administrations et établissements visés à l’article premier, les locaux doivent être aménagés, les équipements doivent être installés et tenus de manière à garantir la sécurité des agents et, le cas échéant, des usagers. Les locaux doivent être tenus dans un état constant de propreté et présenter des conditions d’hygiène et de salubrité nécessaires à la santé des personnes ».Art.2.1 : « Les chefs de service sont chargés (…) de veiller à la sécurité et à la protection des agents placés sous leur autorité. »        
Loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 modifiée portant droits et obligations des fonctionnaires - (Version consolidée* au 6 février 2007) (JO Lois et décrets du 14 juillet 1983 page 2174) Art. 23. - Des conditions d'hygiène et de sécurité de nature à préserver leur santé et leur intégrité physique sont assurées aux fonctionnaires durant leur travail.
-      Ce même article nous amène à demander la rénovation des unités qui le nécessitent au sein de l’établissement, et la mise en place de passages protégés sur la chaussée de la rue Cazeaux-Cazalet pour rejoindre le parking du personnel. Et l’acquisition pour la livraison de médicaments, d’un utilitaire équipé d’un monte-charge, ainsi que la mise en place d’un auvent qui protège la zone de déchargement.
- Suppression des lits supplémentaires. Fin de la suroccupation et arrêt des hébergements :
****
  Art L326-4 : « Tout protocole thérapeutique pratiqué en psychiatrie ne peut être mis en œuvre que dans le strict respect des règles déontologiques et éthiques en vigueur. »
-      A ce titre, nous demandons également le retour à l’usage strictement thérapeutique des chambres d’isolement, et la mise en conformité de ces dernières. 
-      L’application stricte des protocoles d’admission à domicile et au commissariat/gendarmerie :
**
«  Le manuel pour l’élaboration d’un plan de prévention de la violence sera complété et élargi à toute la FPH ( y compris le social et le médico-social) et diffusé dans les meilleurs délais (…). Ce manuel comprend les éléments suivants : définition du partenariat avec la police, la justice, l’administration pénitentiaire et les collectivités territoriales (contrats locaux de sécurité). »-      Usage des mesures d’isolement en lien avec les protocoles de l’établissement, qui doivent être identiques dans tous les services.-      Postes de troisième et quatrième veilleurs occupés par des infirmiers afin de permettre l’application stricte des protocoles. 
-      Réquisition des agents quand ils doivent revenir sur leur repos, soumise à rémunération de 15 euro de l’heure révisable en fonction de l’inflation, sans système d’astreinte. Ceci dans un soucis de préserver un rythme de travail acceptable :
**
« Pour mieux concilier la vie professionnelle et personnelle de leurs agents, les établissements seront invités à mettre en place des processus expérimentaux d’organisation susceptible d’améliorer les rythmes de travail pour faciliter l’exercice professionnel. » 
-      En outre, du fait du caractère imprévisible et parfois explosif de patients en crise et en perte de repères au sein de l’institution, et de la violence que nous subissons chaque jour dans l’exercice de nos fonctions, nous demandons une indemnité mensuelle de 250 euro, non négociable et soumise à réévaluation annuelle en fonction de l’inflation, au titre des risques encourus, répercutés sur l’ensemble des catégories exposées.  Au niveau du temps dévolu au soin au sein dans notre établissement.
Nous sommes tous d’accord pour dénoncer les glissements de fonction. Ils se répercutent directement sur les infirmiers et les aides soignants qui s’éloignent du malade, dans des rôles qu’ils veulent redéfinir, ou plutôt faire respecter (ils sont déjà définis)
 
-Respect de nos décrets de compétences. Voici ce qu’ils ne disent pas :
 

                
Ils ne disent pas que l’infirmier est responsable d’un dossier administratif, social, médical, et financier, ou de la gestion des mouvements informatiques des patients, mais bel et bien : « il est chargé de la conception, de l’utilisation, et de la gestion du dossier de soins infirmiers. »
* Article 3 .
  
A ce titre, nous attirons l’attention sur la nécessité de revenir à un support unique en ce qui concerne le dossier de soins.
  

- Retour des tâches administratives aux agents administratifs :
Nous demandons donc à ce que ces tâches hors qualification, soient redistribuées dans les services concernés qui devront être renforcés en fonction de la charge de travail déplacée, ce qui devra être évalué avec ces services de façon spécifique et adaptée afin de gérer le dossier administratif du patient, de son admission à sa sortie.
 
La gestion informatique des mouvements des patients à l’intérieur de l’établissement n’est plus sous la responsabilité des infirmiers, en accord avec son décret de compétence.
Ensuite, dans un souci d’économie d’énergies humaines, il serait préférable que l’outil informatique puisse s’exprimer, et il semble en mesure de communiquer à un interlocuteur unique l’effectif des pavillons en termes de patients, afin que chacun puisse enfin savoir à qui s’adresser. Ainsi, les infirmiers ne veulent plus communiquer ces informations par téléphone ou fax, et ce, plusieurs fois par jour. Nous souhaitons que cela soit centralisé sur le support informatique et géré dans le cadre de la réattribution des fonctions de chacun, avec un recrutement conséquent. 
-Gestion des ressources humaines au cadre responsable, et notamment le cadre de garde en accord avec les objectifs de continuité du service public.
De même, il n’est nulle part spécifié la qualification de l’infirmier ou de l’aide-soignant, quant à la manipulation et la détention d’argent de malades. Mais que ceux-ci peuvent s’appliquer à accompagner le patient dans la démarche de retirer son argent, de l’aider dans ses choix, de le guider, dans une démarche éducative et d’autonomisation ou de resocialisation : 
*
« De protéger, maintenir, restaurer et promouvoir la santé physique et mentale des personnes ou l’autonomie de leurs fonctions vitales, physiques et psychiques, en vue de favoriser leur maintien, leur insertion ou leur réinsertion dans le cadre de leur vie familiale ou sociale. » Article 2 .1 « …Aide et soutien psychologique, observation des troubles du comportement ; Dans le domaine de la santé mentale, l’infirmier accomplit en outre les actes ou soins suivants : a) Entretien d’accueil du patient et de son entourage ; b) activités à visée socio-thérapeutique individuelle ou de groupe. » Article 5 relatif au rôle propre de l’infirmier et donc délégable à l’aide-soignant. 
-Maintien permanent d’effectifs thérapeutiques définis dans chaque unité, indépendamment des effectifs minimum de grève et de sécurité. 
En ce qui concerne la gestion autour du malade, il est évident que la suroccupation engendre un surcroît de charge de travail qui n’est pas compensé en termes d’effectifs. Nous pensons aux personnes qui travaillent pour les conditions de séjour et d’accueil des malades, dans tous les services logistiques. 
-  Lingerie : modernisation du matériel, réévaluation des effectifs et anticipation des jours fériés.
La restauration qui doit préparer autant de repas en plus.Les agents techniques qui interviennent plus régulièrement puisque l’usure du matériel est accélérée.    
Un dernier axe de recherche a concerné la précarité des emplois au sein de l’hôpital.
 Crêche :**  Au vu du document référentiel, nous demandons la concrétisation rapide du projet de crèche. Ce document précise qu’il est nécessaire de :« …favorisant une meilleure articulation entre vie professionnelle et familiale. »« Le gouvernement(…) a décidé d’apporter les moyens financiers que requièrent les mesures nécessaires à leur organisation. » « …mutualisation des places de crèches hospitalières avec les crèches relevant de l’Etat ou des collectivités territoriales. »« Les partenariats entre les différentes administrations (Etat/collectivités territoriales/ hospitalières) et/ou entre hôpitaux et CAF devront être encouragés pour favoriser le développement ou la création des crèches hospitalières. »
Remplacement des départs à la retraite, des arrêts longue maladie et des congés maternité :
**
  « Le service public hospitalier(…) doit faire face en outre à des contraintes liées notamment, à la continuité du service, à la pénibilité des tâches assumées par les personnels (un tiers environ des aides-soignants partent en retraite pour invalidité) et aux conséquences de l’évolution démographique (50% des effectifs partiront à la retraite d’ici 2015). »
Pour cela nous demandons une politique de recrutement plus attractive.
De plus, le document précise :
« Les organisations syndicales signataires et le gouvernement conviennent dans le respect des grands principes qui déterminent l’unité de la fonction publique et dans le cadre des moyens, notamment financiers alloués pour la mise en œuvre du présent protocole, de favoriser l’attractivité des métiers de la FPH pour répondre aux besoins de santé de la population. »
Nous pensons que l’indemnité de risque de 250 euro demandée précédemment peut être un élément attractif pour les futurs professionnels de la santé.
Titularisation et stagiarisation des agents en situation d’emploi précaire qui le désirent : ** "Les établissements de la FPH seront incités à accélérer le processus des personnels contractuels de droit public recrutés sur des emplois permanents ».   *Décret n°2002-194 du 11 février 2002 relatif aux actes professionnels et à l’exercice de la profession d’infirmier. 
** Protocole d’accord sur le développement du dialogue social, la formation, l’amélioration des conditions de travail, l’action sociale et les statuts des personnels de la Fonction Publique Hospitalière 2006-2009
*** Décret n°83-453 du 28 mai 1982 modifié relatif à l’hygiène et à la sécurité du travail ainsi qu’à la prévention médicale dans la fonction publique- (version consolidée au 8 octobre 2003).
**** Loi n° 90-527 du 27 juin 1990 relative aux droits et à la protection des personnes hospitalisées en raison de troubles mentaux et à leurs conditions d’hospitalisation.
Publié le 19/01/2008 à 17:05
Par antochrit
Humeur : Au secours !
"Psychiatrie la spirale infernale

En grève depuis le 8 janvier c'est avec le collectif « Et si on soignait » que les agents du centre hospitalier de Cadillac dénoncent la dégradation du soin.
Les revendications
portent principalement sur la sécurité, le temps dévolu au soin, la précarité de certains emplois :
nous demandons le maintien permanent de l'effectif thérapeutique au sein des
pavillons donc l'arrêt total de la suroccupation de ces mêmes unités et ainsi l'abandon des lits de camps,le retour à l'usage thérapeutique des chambres d'isolement, le respect des

décrets de compétences afin d'éviter les glissements de fonction, la stagiérisation des contractuels (qui bien sûr le souhaitent), le remplacement des départs en retraite, des congés maternité, une crèche pour le personnel...

Née des premières assemblées générales tenues depuis novembre 2007 le collectif (environ 200 personnes) est soutenu et rejoint maintenant par les 3 syndicats (FO, CFDTet CGT) et des médecins de l'établissement.
Cette fédération s'oriente essentiellement
autour des conditions de travail.
Il nous paraît primordial de rappeler les objectifs et
missions de l'hôpital psychiatrique: le soin et l'accompagnement des malades et non pas la rentabilité de ses clients.
Nous voulons pouvoir soigner ces personnes avant de les rendre
à la cité. Le malade n'est pas qu'une admission et une sortie mais un individu qui a besoin qu'on lui accorde du temps.

A près plusieurs jours de grève, la direction a ccepte de discuter avec le collectif .
Nous
avons convenus de travailler autour de thèmes c omme la gestion des flux, la sécurité et l'organisation du temps de travail. En effet la psychiatrie connaît un nombre croissant d'admissions notamment des hospitalisations sous contrainte mais elle est actuellement incapable d'accueillir convenablement ces personnes faute de place.
Nous en sommes à
réquisitionner des lits de camps! Ce qui au sein des services entraîne de l'insécurité, sanspersonnel suffisant il est difficile de se rendre disponible ce qui nourrit la frustration des patients et rend l'atmosphère tendue. Notre travail est alors réduit à de la surveillance et de l'urgence.

Le dialogue avec la direction est houleux car cette dernière se refuse à entendre le mal être des soignants quant à la reconnaissance de leur savoir faire. C'est pourquoi il prévu le blocage du conseil d'administration de l'établissement ce lundi 21 janvier dès 7h au

portail de l'hôpital pour maintenir la pression et se faire entendre des tutelles hospitalières.


L'hôpital de Cadillac n'est qu'un exemple parmi tant d'autre c'est pourquoi nous voulons
que cela devienne un débat national, quel devenir pour la psychiatrie à qui on demande de s'occuper de toutes les souffrances?"

Publié le 17/01/2008 à 18:18
Par antochrit
Humeur : En colère
Voilà la dernière trouvaille du NAIN !

Après sa riche idée de supprimer la PUB sur les chaines publiques, il s'inquiète de savoir comment compenser  les recettes des dites chaines...!

NO PROBLEMO ma bonne dame....il n'y a qu'à pomper les pauvres imbéciles qui regardent la TV et utilisent internet ou autres médias !

Eh oui, il a encore l'intention de nous taxer en sus !

On a bien du mal à se faire payer notre dû (RTT et heures sup) mais là à mon avis ça ira vite....

Je propose donc la rétorsion suivante :
Les boites qui paient pour faire passer leurs PUBS déduisent ces frais de leur activité me semble-t-il (frais de fonctionnement, investissement ou autre..)
Alors si on nous taxe, nous le déduirons de nos impôts au même titre!
Publié le 14/01/2008 à 18:05
Par antochrit
Humeur : En colère





 Il a déclaré vouloir améliorer leur pouvoir d’achat individuel ainsi que leurs conditions de vie au travail.
Reprenant dans son discours des éléments du pacte « service public 2012 » dévoilé en septembre 2007, dont le fait de ramener les effectifs à ceux de 1992 afin de pouvoir revaloriser les traitements des fonctionnaires, il a également souhaité que « beaucoup d’heures supplémentaires soient effectuées par les agents publics parce que les besoins existent et notamment pour la prise en charge des malades dans les hôpitaux » Il a semblé découvrir la pratique de « non décision » et la « dilution des responsabilité » de l’Etat tout en saluant le « comportement « responsable » des milliers de fonctionnaires qui ont assumé les exigences du service public malgré les contraintes d’organisation du temps de travail jamais égalé, notamment dans les hôpitaux » Il souhaite trouver des solutions dans les négociations pour trouver des solutions à la situation de non paiement des heures supplémentaires accumulées… Il a rappelé son ambition de « rupture » dans la gestion des carrières de la fonction publique, qui doit s’appuyer, notamment  sur :
  • la rémunération au  « mérite ».
  • la promotion interne par la prise en compte de l’expérience professionnelle
  • la mise en place d’un capital « seconde carrière »
  • l’intégration des enfants de l’immigration
 Enfin, tout en saluant les syndicats de la fonction publique et, maniant une fois de plus la tactique de la douche écossaise, il a estimé nécessaire que ce soient  les fonctionnaires eux-mêmes qui donnent leur opinion sur les missions du service public car «nul n’a le droit de monopoliser la parole des fonctionnaires ». 
 
Dans les faits et à  l’heure actuelle que peut on constater sur le terrain ? Concernant le paiement des heures supplémentaires, seuls les médecins tiennent à peu près quelque chose de concret, et leurs syndicats sont sur le pied de guerre bien mieux que ceux des autres personnels de la santé. Ils demandent que le paiement des RTT sur les comptes épargne temps soient rémunérés à hauteur de 300 euros bruts par journée et, outre ce tarif plancher demandent sue la monétisation se fasse sur la base d’une journée de travail soit 1/208ème de rémunération brute annuelle du praticien. Les différentes organisations syndicales indiquent que le ministère n’a pas proposé de tarif de rachat des jours ni de proportion de jours pouvant être rachetés, de même qu’aucune clé de répartition entre praticiens et  autres personnels de la fonction publique hospitalière n’a été suggéré pour une enveloppe commune qui est aux alentours de 700 millions d’euros. Au niveau d’autres personnels, et dans certains établissements PSPH (privés à but non lucratif participant au service public hospitalier) la sauce est très amère. La loi TEPA (Travail, Emploi, Pouvoir d’Achat) les fameuses heures supplémentaires défiscalisées de juillet 2007, et sa mise en place constituent une nouvelle offensive sur les droits des personnels soignants.Il suffit de lire le témoignage d’Anne Perraut Soliveres sur son blog http://infirmiere.blogs.liberation.fr/ pour se rendre compte de la façon « mesquine » et d’obédience tout à fait ultra libérale dont sont interprétés les droits et LE droit. La direction veut déduire du temps de travail, les 20 mn de pause légalement prévues, lorsque le temps de travail atteint les 6 heures consécutives (code du travail) Ce code considère que « le temps de pause est du travail effectif dès lors que l’employé ne peut se soustraire à ses obligations vis-à-vis de son employeur pour vaquer à ses obligations personnelles » ce qui est évidemment le cas des soignants postés et soumis à la permanence des soins. Je cite là un extrait de l’article d’Anne Perraut Soliveres :

 « Les soignants se sont toujours accommodés de cette réalité qui veut qu'on se pose quand les patients nous en laissent le loisir et que le moindre événement interrompe cette pause. Notre employeur prétend que la pause ne saurait être considérée comme du travail effectif par l'URSSAF (malgré le code du travail) donc ne serait pas comptabilisée dans le calcul des heures travaillées ouvrant droit aux heures supplémentaires. Il nous propose de nous payer ces 20 minutes en plus, au taux normal. Il nous faudra évidemment les exécuter en plus puisqu'elles ne seront plus comptabilisées... Suivez ma calculette... Si l'on divise les 151 h 67 mensuelles par des journées de 7 heures (mais la durée des journées de travail est inégale) et que l'on multiplie par 20 minutes, il manquera environ 7 heures par mois ce qui, rapporté à l'année, obligera à 12 jours de travail en plus. Ajoutons à cela la soustraction des heures d'habillage et déshabillage (incontournables et représentant 15 minutes par jour) qui étaient jusqu'à maintenant récupérées sous forme de jours de congés supplémentaires, c'est plus d'un mois de travail qu'il va falloir effectuer en plus sans pouvoir faire d'heures supplémentaires... Eut  égard l'état des citrons, jusqu'où croient-ils qu'ils pourront encore nous presser ?Non seulement nous sommes payés une misère si l’on considère les contraintes cumulées d’un travail difficile psychiquement et physiquement, les responsabilités de plus en plus grandes, les week-ends (pas payés double, loin s’en faut) les nuits (pas payées double non plus...) mais voilà que nos horaires décalés, à géométrie plus que variable, nous sont opposés comme un handicap majeur pour accéder à ces heures supplémentaires... »

Dans les commentaires faisant suite à cet article, j’ai aimé particulièrement celui qui, bien que très concis, reflète le sentiment dans lequel nous sommes nombreux à nous retrouver :

« Résolutions 2008 :          Arrêter de fumer….j’y arrive pas   
                                 Travailler plus….je le fait déjà
  
                                 Gagner plus….j’attends »
 

Publié le 09/01/2008 à 15:06
Par antochrit
Humeur : En colère

Ah il s’est encore bien fichu de nous avec sa conférence de presse d’hier le cher SARKOZY !

 

600 journalistes pour  rassemblés autour de sa sainteté pour ne poser aucune question intéressante. Etaient ils tous rémunérés par GALA ???

 

Quand la presse se préoccupera plus des histoires de fesses que de la politique et des préoccupations des français on ne pourra rien attendre comme  informations sérieuses.

 

Il est malin le petit ! Il les manipule tous comme il le fait avec les Français qui ne font ni partie du Show business ni du CAC 40.

 

Quelles sont les rares infos que nous avons pu en sortir ?

 

Il décide de mettre fin aux 35h ! Ah comme action pour le pouvoir d’achat en voilà une qu’elle est bonne. Je suppose qu’il envisage de nous augmenter pour ce temps de travail supplémentaire. Non ???!!! Ah ben moi qui croyait  que si on travaillait plus on pouvait gagner plus …. J’ai donc rien compris.

 

Mais oui, suis-je bête, j’oubliais que pour avoir un peu plus dans mon porte-monnaie à la fin du mois je pouvais avoir un intéressement aux bénéfices de mon entreprise ou des stocks options. Bon, je ne sais pas quand on va coter en bourse les hôpitaux publics  mais après tout pourquoi pas. Notre hyper président a sans doute prévu d’augmenter mon salaire en me permettant de prélever un pourcentage sur chaque facture hospitalière …. Je vais poser la question à mon directeur dès ce matin !

 

Bon trêve de plaisanterie, on a encore assisté à un numéro de cirque où le chapiteau est grand mais les prestations minables !!!

 

Quand les Français vont-ils se réveiller et dire stop !

 

Nous sommes déjà dans la M….jusqu’aux genoux, allons nous attendre d’y être jusqu’au cou ????

 

J’entends en ce moment même une info d’un très haut intérêt…. Nicolas SARKOZY se serait fait opérer d’un abcès à la gorge en octobre….et…il ne nous l’avait pas dit !!!!

Franchement on s’en fout ! Si on en croit le bon sens paysan des anciens, son abcès doit être dû à un excès de mensonges, et vu son ego monstrueux il devait encore avoir quelque chose qui ne passait pas ! Un de ses « incompétents » qui l’entoure devait encore avoir dit une connerie !

Et pas folle la guêpe, il détruit tous les hôpitaux, mais se garde bien de toucher au Val de Grâce.

 

Et dire que l’on veut introduire l’économie au collège… eh bien si c’est pour produire une cohorte de béni oui ouistes qui auront tous reçu le même enseignement d’orientation libérale on n’est pas sorti de l’auberge ! Un véritable lavage de cerveaux dès le collège pour prôner les vertus de la mondialisation et de l’économie planétaire égoïste.

 

Par ailleurs, chaque jour nous amène ses témoignages de travailleurs, salariés dits de la classe moyenne (même si personne n’est en mesure de dire ce que cela signifie et à quel niveau de rémunération elle commence et se termine) qui avouent devoir se priver de plus en plus du nécessaire pour arriver à boucler leurs fins de mois.

 

Tant que les restrictions se situent sur les loisirs, les vacances, le superflu….mais quand elles commencent à se situer sur l’alimentation, le chauffage, les vêtements, l’entretien du véhicule indispensable pour aller gagner sa de plus en plus maigre pitance….cela devient dramatique.

 

La question cruciale que je me pose aujourd’hui est celle-ci : jusqu’où le gouvernement sera –t-il en mesure d’aller avant que l’exaspération et la colère n’amène les Français à enfin se réveiller et à initier une révolte ou une révolution ?

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