|
Publié le 20/03/2008 à 07:28
Par antochrit
LE SYSTEME DE SANTE NE TOURNE QU’AVEC DES MEDECINS !!!
Après une longue pause, je reviens à l’actualité. A l’heure où l’on tente de convaincre le français moyen de la nécessité de faire des efforts supplémentaires pour sauver notre système de santé, en coulisses, des tractations s’organisent, mais les bénéficiaire sont bizarrement toujours les mêmes.
Tout un chacun sait, que ce soit par le biais de l’Internet ou par la lecture du rapport de la Cour des Comptes, que le trou de la Sécurité Sociale est un mythe soigneusement entretenu. La réalité est tout autre puisque si tous les fonds lui étant dus étaient réellement perçus, nous nous retrouverions avec un excédent et nous n’aurions nullement besoin d’en passer par les franchises.
Cet état de fait ne semble guère émouvoir nos gouvernements successifs puisque rien n’est fait pour recouvrir les créances (taxes sur l’alcool, taxes sur le tabac, cotisations patronales en souffrance….). Et au bout de la chaîne, c’est l’usager lambda, majoritairement employé, salarié ou artisan qui, lui, paie régulièrement son écot et se voit à nouveau mis à contribution pour compenser les défaillances de l’état, des patrons, de caisses diverses et variées qui ne semblent pas se sentir très concernés par le sujet…. !
Aujourd’hui, le pouvoir d’achat est au cœur des préoccupations des français. Donc chacun, en son fort intérieur, souhaite ardemment voir ses revenus suivrent au minimum la courbe de l’inflation, hélas…que nenni. Les caisses sont vides, la France est exsangue, la conjoncture internationale est mauvaise …. Autant d’arguments qui tentent de nous faire admettre qu’il va falloir prolonger la période de vaches maigres (comme si elle ne durait pas depuis suffisamment longtemps). Mais on constate que nous ne sommes pas tous sur le même plan (Ah ! EGALITE) Les entreprises du CAC 40 font des bénéfices record, notre cher Président majore de 150% ses émoluments …. Concernant la santé, les plans successifs ne sont que des plans de rigueur, où il nous est demandé de cuisiner du LENOTRE sur un Camping-gaz ! Les petites mains voient leurs contraintes augmenter au quotidien (traçabilité, certification, Evaluation des pratiques professionnelles…) tout ça sans faire l’impasse du travail habituel et avec de moins en moins de personnel. Une majorité des hôpitaux n’arrive pas à combler le manque de personnel soignant ! Mais pourquoi ? Parce que certaines notions semblent absentes des capacités de compréhension de nos dirigeants ! Ces notions sont :
- ANTICIPATION - FORMATION - RECONNAISSANCE
Anticipation : Ils sont incapables de faire un état prévisionnel des besoins en terme de personnels. Incapables d’imaginer qu’un agent puisse se reconvertir, partir en retraite… et donc que le nombre d’agents formés à un moment X ne suffit pas à couvrir les besoins, même stables, 10 ans plus tard.
Formation : Comme pour l’Education Nationale, chacun y va de sa réforme, sans aucune base permettant d’étayer sa nécessité. Résultat des courses, on en arrive à des formations qui augmentent en terme de durée, mais qui diminuent en terme de qualité et de spécificité.
Reconnaissance : Malgré des exigences croissantes aucune mesure ne vient récompenser l’investissement des professionnels en terme de rémunération.
Conjuguez ces différentes notions et vous vous apercevez que des professions où le manque d’anticipation quant aux besoins en personnels et à leur mobilité professionnelle, lié à des formations longues, des contraintes amplifiées et des salaires peu motivants ne pouvait que nous amener à la situation actuelle du manque de soignants.
Ces notions semblent commencer à faire sens dans l’esprit de certains, mais bizarrement, j’ai comme l’impression que « les soignants » se résument à l’entité « corps médical » ! La lecture des dépêches APM quotidiennes a une fâcheuse tendance à me provoquer des poussées de tension ! Chaque jour, je peux y lire toutes les avancées en cours pour la profession médicale, que ce soit pour les libéraux ou pour les praticiens hospitaliers. En termes de besoins de personnels dans les années à venir, en terme de formation et en terme de rémunération. Toutes leurs demandes semblent être entendues ! Serait ce à dire que la santé ne tient que par le corps médical ? Que deviendront les hôpitaux quand ils seront habités par des cohortes de médecins correctement rémunérés mais où les autres soignants auront disparu pour aller faire du libéral ou vendre des patates sur le marché pour cause de manque d’attractivité et de reconnaissance de leur profession ? De gigantesques cabinets médicaux ?????
Publié le 20/11/2007 à 17:54
Par antochrit
Les infirmières Finlandaises ont gagné leur bras de fer et ont obtenu gain de cause sur leurs revendications. Une infirmière finlandaise, sachant que nous envisageons également de mettre sur pied ce type de mouvement intervient de temps à autre sur le site http://www.infirmiers.com Voici ce qu'elle raconte : "Sauf qu'en Finlande les grèves ils ne connaissent pas. Ici on ne fait pas grève, ce n'est pas dans les moeurs. Donc même si au fond je suis d'accord sur certaines revendications, je n'étais pas à 100% derrière Tehy dont je suis pourtant membre.
Parce que non la Finlande est loin d'être le pays où les infirmières gagnaient le moins, quand je vois la France je pense que la différence n'est pas moindre!
Charge de travail? Pareil j'aimerais voir les infirmières finlandaises en France, elles ne tiendraient pas, car pas au niveau (et ca c'est flagrant, aucun protocole, certaines pratiques laissent à désirer au niveau hygiène). Donc la Finlande étant la Finlande elles vont maintenant se reposer sur leurs lauriers et en faire encore moins... Oui parce que le quota IDE/patient ici est loin d'être comme en France (4 pour 25 patients ici c'est un minimum. En réa. c'est 2 voir 3 grand max par infirmière. Sachant que pour piquer en IV il faut avoir obtenu une formation supplémentaire que toutes ne font pas.)
Bref oui vous pouvez largement vous inspirer du mouvement finlandais mais ne tombez pas dans le même piége. Il ne faut pas se leurrer, Tehy a poussé jusqu'au bout par orgueil et soif de gloire des dirigeants, pas pour gagner 28% (quand le gouvernement avait proposé 20% il y a des mois). Je ne suis pas sûre que le peuple francais se rallie derrière les infirmières en soutenant leur action comme ce fût le cas ici."
Je pense qu'en France le problème n'est pas celui d'un syndicat particulier mais bien celui de l'ensemble de la profession, syndiquée ou non! De nombreux témoignages rendent compte de la détresse des infirmiers, aides-soignants. Le monde des soignants se paupérise chaque jour de plus en plus. Mais au vu de ce témoignage il est juste de penser que nos revendications sont légitimes, puisque nos salaires sont bas, notre qualification haute, nos conditions de travail désastreuses tant en moyens humains que matériels. Il faut souhaiter que l'idée fasse son chemin parmi la profession et que les difficultés financières de tous ne soient pas un frein à prendre ce risque! Mais je suis convaincue que l'opinion publique nous soutiendra car la population est consciente, bien mieux que nos dirigeants, que la profession est un maillon essentiel du système de santé!
Publié le 18/11/2007 à 18:10
Par antochrit
Humeur : Au secours !
LE SYSTEME DE SANTE FRANCAIS EST EN DANGER !
Il est mis à mal au quotidien et ses principaux agents du quotidien sont les premiers à en faire les frais!
Au quotidien les médias nous abreuvent des mouvements de grèves des transports, mettant l'accent sur la gêne occasionnée aux usagers! Certes, un mouvement qui bloque la circulation est souvent mal vu quand on se positionne de façon très individualiste, mais force est de constater que c'est au moins un moyen de se faire entendre, de faire réagir médias et gouvernement. Ceux qui peuvent le faire sont encore les derniers bastions contre un état qui tente de nous museler et de tout décider seul.Je fais ce parallèle avec la situation des infirmier(e)s qui sont depuis toujours tenus d'assurer un service minimum pendant leurs mouvements de grève et dont les actions passent inévitablement inaperçues car n'occasionnant aucune "gêne" aucun dysfonctionnement dans les soins. Qui sait que les infirmieres sont en grève s'il n'en connait pas personnellement une ou s'il n'a pas besoin à un moment ou à un autre de leurs services et peut alors voir sur sa blouse un petit badge l'identifiant comme "INFIRMIERE EN GREVE" ???!!!! Qui se préocccupe alors de savoir pour quelles raisons elle porte ce badge??? Les soins sont assurés, elles s'agitent comme un jour ordinaire, satisfont à leurs obligations de service public, et systématiquement finissent par mettre un mouchoir sur ce qu'elles voulaient faire savoir car personne ne les écoute! Aujourd'hui, la situation devient alarmante, le système de santé français, réputé être l'un des meilleurs du monde, s'oriente vers le modèle anglo-saxon, dontles meilleurs exemples d'inefficacité et d'inégalité sont les Etats-Unis et l'Angleterre! Qui d'entre vous accepterait de n'être pris en charge qu'à la conditon expresse de posséder une mutuelle de santé privée même si ses moyens ne lui permettent pas de se l'offrir? Qui accepterait d'être is sur uneliste d'attente pendant des mois pour une intervention chirugicale (certes pouvant peut être différée) faute de médecins ou de personnel soignant suffisant dans les hôpitaux? Qui pense que la santé est un produit commercial comme un autre et qu'au nom de la modialisation et du libre échange commercial, celle-ci doit devenir RENTABLE ?
C'est pourtant bien ce qui est en route! L'arrivée de la Tarification à l'Activité (T2A) dans les hôpitaux en est le premier exemple. Celle-ci se base sur une comptabilisation des actes réalisés et de leurs coûts. Non pas dans l'objectif d'une meilleure évaluation des besoins à donner au système de sante, mais dans le seul et unique de réduire les couts ! A terme cela signifie que les établissement dits "couteux" disparaitront. Et qu'est-ce qui est couteux dans le jargon technocratique? - les hospitalisations longues qui mobilisent du personnel et des lits (personnes agées, malades chroniques, cancéreux, populations socialement faibles pour lesquelles aucun autre moyen n'est offert...) - Les consommations médicamenteuses - Le personnel médical et paramédical - La logistique La réduction des couts a déjà commencé mais à quel prix ! - mise en place du forfait hospitalier en 1983 - réduction des effectifs des instituts de formation en soins infirmiers - mise en place des déremboursement de certains médicaments, arbitrairement désignés comme inefficaces (mais surtout devenus non rentables pour les labos car peu chers) - mise en place des franchises (alors que ce sont les médecins qui prescrivent et si abus il y avait, ce sont eux qu'ils fallait responsabiliser en premier) D'autres réductions sont en projet : - Faire sous traiter la logistique au privé (est-ce vraiment une source de baisse de cout ou surtout un risque de baisse de qualité?) - Faire entrer les managers du privé dans les directions des hopitaux pour mieux maitriser les dépenses (on y arrive certes bien quand seuls les chiffres comptent) - Faire devenir comptables et gestionnaires les médecins qui ainsi n'auront plus de temps pour exercer leur profession première...la médecine! Les soignants quant à eux sont de moins en moins nombreux, pour diverses raisons : - diminution des quotas des instituts de formation - non prise en compte de l'évolution de l'age de cette population qui va massivement partir en retraite dans les 8 ans à venir - Diminution constante de leur rémunération qui conduit la majorité des jeunes à s'installer en libéral (plus rémunérateur) dansles 5 premières années de leur exercice - Conditions de travail dégradées par le manque de personnel et le manque de moyens qui va en s'aggravant chaque année - changement d'orientation professionnelle causée par la désillusion, l'épuisement, l - exigences qualités se multipliant de façon inversement proportionnelle aux moyens attribués En France on a tendance à laisser croire que seuls les médecins sont une race en voie d'extinction et que donc il faut les ménager et améliorer leurs statuts et leurs rémunérations. Mais que se passera-t-il quand les médecins seront toujours là et que les infirmiers auront disparu au profit "d'auxilliaires de santé" sans qualification, sans rémunération? LES INFIRMIER(E)S CRIENT "AU SECOURS" ! LASSES D' ETRE TRANSPARENTS ET DE NE PAS ETRE ECOUTES ILS ENVISAGENT MAINTENANT, COMME EN FINLANDE, DE DEMISSIONNER COLLECTIVEMENT SI RIEN N'EST FAIT POUR LEUR PROFESSION.
PROFESSIONNELS ET USAGERS DE LA SANTE, VOTRE AVENIR EST EN JEU
SOUTENEZ LES EN SIGNANT LA PETITION OUVERTE SUR
http://www.acpsy.com
Publié le 16/11/2007 à 18:50
Par antochrit
Humeur : En colère
Au fil des forums sur les sites dédiés à la profession infirmière, on se rend compte de l’inquiétude des soignants, tant en ce qui concerne l’avenir de la santé que le leur! Cette profession bien que forte de 480 000 agents, tant libéraux que salariés du privé ou de la fonction publique, est peu entendue, rarement consultée, souvent oubliée.Depuis plusieurs années elle demande une reconnaissance de son diplôme à BAC+3 (voire plus en fonction des spécialisations) ainsi qu’une intégration de la formation au cursus LMD. Les ministres successifs ont fait de belles déclarations d’intentions. Mais, malgré les accords de Bologne et les promesses de M. Bertrand (ancien ministre de la Santé), de Mme Bachelot, ministre actuelle, et du candidat devenu depuis président de la République M. Sarkozy, la profession est comme soeur Anne et ne voit rien venir !La seule réponse qui a été apportée, et là encore sans aucune concertation, est la création d’un Ordre infirmier dont une grande partie des soignants ne veut pas ! Une instance qui n’apportera rien à la majorité des infirmiers qui sont salariés et dont l’exercice est déjà largement encadré par une législation étendue, mais qui a la particularité d’organiser un racket officiel puisqu’il instaure une cotisation obligatoire dont le montant est toujours inconnu à ce jour !La profession manque cruellement de reconnaissance au niveau des instances gouvernementales. L’image d’Epinal assimilant l’infirmière à la nonne dévouée et toute en abnégation a la vie dure ! Il ne nous suffit plus de savoir que nous avons bonne presse dans l’opinion publique pour notre humanité et les services que nous rendons au quotidien. Nous aimerions également que cela nous permettre de vivre correctement. En 1980, une infirmière débutante commençait avec un salaire équivalent à 2,2 fois le SMIC, aujourd’hui l’équivalence n’est plus que de 1,4.Si nous sommes si peu entendus c’est que nos moyens d’expression sont limités, car l’obligation de continuité du service public et des soins rend nos manifestations anecdotiques ! On voit bien que les seules grèves qui ont un relai médiatique et une audience dans la population sont celles qui provoquent de la gêne auprès du public ! Qui se préoccupe d’une infirmière "en grève" mais à son poste de travail, lorsqu’il n’est pas lui-même hospitalisé ?Qui se souvient qu’il y a eu un mouvement infirmier au printemps ?Aujourd’hui nous manquons de reconnaissance, nous avons l’impression d’une dévalorisation de nos compétences, on nous demande de plus en plus, on voit nos équipes perdre des postes infirmiers en permanence. Les heures supplémentaires accumulées vont (peut-être) nous être généreusement payées à hauteur de 30%... Travailler plus pour... des clous !En psychiatrie la réduction constante des effectifs a conduit à des drames : 10 avril 2002, CHS du VINATIER : agression de 2 infirmiers à l’arme blanche. Trois jours plus tard l’un d’eux décède. Décembre 2004 à PAU : meurtre d’une infirmière et d’une aide-soignante. 10 mai 2005 : un patient pousse un jeune infirmier qui se noie dans le GARD. 29 décembre 2006 : une infirmière libérale est retrouvée étranglée dans sa voiture, acte commis par un de ses patients. 24 juillet 2007 : deux infirmières agressées au CHU de TOULOUSE, et tous les actes non rapportés médiatiquement.Par respect pour eux nous devons nous battre pour que nous soyons reconnus, que nos salaires soient à la mesure de nos responsabilités et de nos risques et que nos conditions de travail s’améliorent.
|
|
<
|
Nov. 2009 |
|
| L |
M |
M |
J |
V |
S |
D |
| | | | | | | 1 | | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | | 30 | | | | | | |
2 connectés
44124 visiteurs
|