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DEFENDRE LA SANTE POUR TOUS
Tribune libre
Publié le 16/05/2008 à 16:17
Par antochrit
2 dépêches APM m'ont amenées à me poser quelques questions.

L'une concerne les Hopitaux de LANNEMEZAN et le service d'obstétrique.
L'autre le rejet de l'EPRD du CHU de DIJON.

Aux Hôpitaux de LANNEMEZAN, le tribunal administratif a invalidé en plusieurs occasions la décision du comité exécutif de l'ARH visant à la fermeture du service d'obstétrique. Il la considéré que la prise en charge des patientes, était "conforme aux pratiques médicales" telles que précisées par l'expertise réalisée (ironie du sort) à l'initiative de l'ARH.
Bien sûr ce service n'atteint pas les 300 naissances par an (seulement 220 en moyenne). Mais ce quota arbitraire doit il être le seul critère de décision de fermeture ou non d'un service?
La fermeture obligera 40% des patientes à faire plus de 45 mn de trajet pour se rendre dans un service d'obstétrique!!!

Malgré ces décisions du tribunal, l'ARH persiste et signe. Et le gouvernement est en accord avec cela puisque BACHELOT elle-même, avait rejeté le recours de l'hopital contre la décision de fermeture.

En Bourgogne, l'ARH rejette l'EPRD du CHU de DIJON au motif que celui prévoit un déficit de 3 millions (sur un total de charges de 390 millions soit 0.77%) et ce bien que l'établissement ait inclus les dotations MIGAC dans leur totalité.

Or il s'avère que ces dotations risquent de ne pas pouvoir être versées en totalité, l'ARH n'en ayant semble t-il pas les moyens!!!
Donc le déficit sera encore supérieur à celui envisagé dans le scénario de l'EPRD.

Qu'est-ce à dire? Eh bien tout simplement que les Contrats d'Objectifs et de Moyens qui sont passés entre les établissements et les ARH sont des contrats de dupes! Si l'établissement est tenu de maintenir et d'atteindre ses objectifs, il semble bien que de son coté l'ARH ne soit nullement tenu d'honorer sa part du contrat et de financer ce qui était prévu lors des accords. Cela donne vraiment l'impression que les déficits des hopitaux publics soient orchestrés à partir des plus hauts niveaux de l'Etat afin de justifier la réorganisation et les partenariats publics/privé tels que déclinés dans le rapport LARCHER.


LAISSEZ DES COMMENTAIRES, DES CRITIQUES, pour faire évoluer le site et échanger les idées. MERCI




Publié le 16/05/2008 à 10:03
Par antochrit

Afin de rendre plus compréhensible de futurs articles qui emploient ces acronymes il me semblait important de les définir un tant soit peu.

Tout d'abord l'EPRD : il s'agit en langage clair de l'Etat Prévisionnel de Recettes et de Dépenses.
Les établissements publics de santé doivent chaque année présenter un EPRD. Si on peut faire un parallèle simple, on pourrait le comparer au budget d'un ménage, mais avec des sommes beaucoup plus conséquentes.

Il leur faut tenter d'arriver à un équilibre budgétaire entre recettes et dépenses. Au risque, si cet équilibre n'est pas atteint, de se voir rejeter leur EPRD par l'ARH, et dans les cas ultimes....la mise sous tutelle de l'établissement.

Les recettes, sont toujours difficiles à évaluer avec précision puisqu'il faut se projeter dans le futur quant à l'activité de l'établissement. Quand on connait les difficultés de fonctionnement des hopitaux et leur incidence sur l'activité, c'est un jeu d'équilibriste.
Par ailleurs, certaines recettes prévisionnelles sont en lien direct avec les Contrats d'Objectifs et de Moyens passés avec l'ARH, et celle-ci est loin d'honorer sa part du contrat, dans de nombreux cas.

Pour ce qui est des dépenses, les coûts fixes de fonctionnement sont assez  faciles à évaluer.
Mais les hopitaux aussi sont soumis aux hausses des tarifs (énergie, produits alimentaires, frais de fonctionnement divers...) et là l'appréciation n'est pas toujours facile.
Ils ont aussi à faire face à des charges imprévisibles parfois, comme les mesures salariales obtenues, de nouvelles normes à faire respecter "illico-presto" sans forcément voir arriver les enveloppes dédiées....

Bref, comme pour nous tous, on sait à peu près avec certitude ce qui constitue nos recettes sauf accident imprévisible qui vient changer la donne, et pour ce qui est des dépenses on ne peut tabler que sur ce que l'on connait à une date donnée mais absolument pas prévoir à l'avance que la baguette va augmenter, que le litre d'essence va prendre 50 centimes, la voiture rendre l'âme ...etc.

Lorsque nos prévisions se voient bousculées en cours de route il nous faut nous ajuster dans la mesure du possible, mais il arrive un moment,  comme actuellement, où malgré tous les efforts consentis, la marge de manoeuvre n'existe plus et là....c'est le déficit!
Pas pour tout le monde je vous l'accorde car lorsqu'on en arrive là il y en a qui se gavent....les banques!

Les COM : Ce sont les Contrats d'Objectifs et de Moyens. En gros l'hopital passe un contrat avec l'ARH, il se fixe des objectifs et l'ARH s'engage à donner les moyens nécessaires à leur atteinte.....en principe!

Car si lors de la contractualisation, chacun remplit bien sa part, à terme le constat est que cela se réduit au fait que l'Hopital est bien tenu d'aller au bout de ses objectifs, mais que les moyens promis sont loin d'être toujours donnés.

"Dites moi ce dont vous avez besoin je vous apprendrai comment vous en passer"

Croyez vous que pour autant les ARH sont indulgentes quant au bilan comptable lorsque le déficit s'installe faute d'avoir touché les sommes promises???? Pas du tout, elles se permettent en plus remonter les bretelles aux hôpitaux qui ne sont pas en équilibre par leur faute!


Les MIGAC : textuellement Missions d'Intérêt Général et Aide à la Contractualisation.

Les établissements sont financés par le biais de plusieurs volets. La tarification à l'Activité (T2A)   en est le plus important et correspond à la valorisation des actes de soins (chaque acte "vaut" une somme  évaluée et pondérée en fonction de divers facteurs).
Ces tarifs sont nationaux.
D'autres missions de service public ne peuvent être évaluées par le biais de la T2A. Elles sont alors financées par le volet Mission d'Intérêt Général qui recouvre tout ce qui ne peut entrer dans la T2A.
Quant à l'AC (Aide à la Contractualisation), ce sont des enveloppes dédiées à d'autres financements, indispensables, n'entrant ni dans la T2A, ni dans les Missions d'Intérêt Général.
Ce sont par exemple des aides au passage à un nouveau système tarifaire,  au maintien d'une activité déficitaire mais priorisée dans le Schéma d'Organisation Sanitaire, à la création de nouvelles activités....etc.

Voilà quelques éléments qui je l'espère permettront aux non initiés d'y voir un peu plus clairement ce qui se cache derrière toutes ces abréviations.



Publié le 18/04/2008 à 10:56
Par antochrit
Humeur : Ironique
Les résultats à mi-scrutin font état dun très faible taux de participation!

 Doit-on s'en étonner ????

Petit rappel des faits.


La création de cet Ordre, bien qu'ayant été qualifiée de "souhaitée par la majorité de la profession" par ses initiateurs est très décriée depuis plusieurs années.

Un petit lobby, constitué essentiellement de libéraux (qui ne représentent que 73 000 personnes sur 480 000) et d'organisations s'étant regroupées sous le nom de Groupe Ste Anne, s'est décrété porte parole d'une profession qui revêt énormément de diversités.

A de nombreuses reprises, les anti-Ordre ont demandé un référendum qui aurait permis de vérifier la véracité des dires du groupe Ste Anne.
Ceux-ci, ne cessant d'affirmer que des sondages et des pétitions venaient confirmer ce souhait "majoritaire" de création d'une structure ordinale, n'ont jamais été en mesure de présenter des chiffres concrets, se contentant d'agiter un "80% de pour" sur la base d'un échantillonnage non représentatif dont personne ne connait même la constitution ni en terme de caractéristiques, ni en terme de nombre.

Malgré tout, ce lobby appuyé par quelques députés a réussi a faire valider ce projet devant l'Assemblée Nationale au corps défendant de nombre d'entre nous.

Les élections ont commencé le 9 avril et doivent se terminer (pour les élections départementales) le 24 avril.
Or une dépêche APM du 17 avril informe que le taux de participation à cette date n'atteint que 7% au niveau national.

Sur 480 000 infirmiers, seuls 36 000 avaint participé au scrutin mercredi soir

La participation la plus élevée se retrouve sans surprise chez les libéraux avec 8.6 %
Celle du secteur public s'élève à 6.2 %
Celle du privé à 5.8 %

Le record de NON PARTICPATION revient à PARIS avec 2.7 %
dont à peine 2 % pour le secteur public qui représente tout de même
21 000 personnes

Le record de participation revenant quant à lui à la Corse du Sud (avec 17.7 % chez les libéraux et 16.5 % chez les hospitaliers)


Les défenseurs de l'Ordre trouvent l'explication de ce taux particulièrement bas de participation dans le déploiement d'énergie des syndicats contre l'Ordre..... et le matraquage qu'ils auraient fait.


Au risque de les contredire, personnellement je peux dire que, bien au contraire j'ai trouvé les syndicats très  timorés et très peu réactifs, sur le coup. L'information sur ce qui se tramait dans notre dos a plus été faite par le bouche à oreille que par les syndicats ou même que par les organisations pro Ordre.

Le plus dramatique, c'est que contrairement à ce qui existe pour les organisations syndicales, même si ce taux de participation reste identique jusqu'au terme du scrutin, des "représentants" seront élus!

Dans ce cas, que penser de leur légitimité?
Comment pourra -t-on les qualifier de "représentants de la Profession" ?


Ils seront je pense, effectivement les représentants......de la proportion REELLE du nombre de professionnels qui étaient demandeurs d'une structure ordinale.

Cela mettra peut être fin à leurs mensonges.

En attendant, la lutte continuera et il y a peu de chances, en cette période de paupérisation des travailleurs, que les appels à cotisation (OBLIGATOIRE  je le rappelle) fassent recette.
En tous les cas, pour ce qui me concerne ils ne verront pas un centime, je refuse de céder au racket mafieux.
Je ne paierai pas pour avoir le droit de travailler.
 Seul mon diplôme me confére ce droit et je n'attend aucune autorisation d'un Ordre qui n'a à ce jour aucune légitimité démocratique!

Publié le 31/03/2008 à 11:22
Par antochrit
Humeur : Ironique
La lecture des dépêches APM est vraiment toujours pleine de surprises!

Celle du 28/03/2008 est titrée :" Roselyne BACHELOT veut former tous les personnels soignants à la communication avec les patients handicapés psychiques" !

Quoi...? Que lis-je ....? J'hallucine....? Cela n'est donc pas fait....?????


Pour paraphraser Edgard GROSPIRON .....ne serions nous pas arrivés dans l'épicentre de la connerie.....?

En voilà une d'idée qu'elle est bonne!

Il ne leur aura fallu que près de 15 ans pour se rendre compte que les formations tant au niveau médical qu'au niveau para-médical concernant la psychiatrie et la psychologie étaient d'une indigence lamentable!

Eh bien il ne nous reste plus qu'à espérer qu'après un constat aussi rapidePerplexe, l'action  aura au moins le mérite d'être à la hauteur des attentes.


"Seule une approche personnelle, attentive et informée du handicap mental permettra aux personnels soignants de s'acquitter de leurs missions. C'est pourquoi je tiens, d'ores et déjà, à ce que les professionnels de santé soient formés à prendre en charge ces patients et à communiquer avec eux."

"Au cours de leurs études ou de leur formation permanente, les soignants devront à l'avenir disposer des outils théoriques et pratiques nécessaires pour comprendre et se faire comprendre des patients handicapés mentaux".

A-ton informé notre chère ministre qu'il fût une époque où  existait  une formation très complète et très spécifique pour les infirmiers de secteur psychiatrique, et que des politiciens très avisés et très bien conseillés n'ont rien trouvé de mieux que de la supprimer et de réserver dans la formation du diplôme unique une portion tellement congrue aux sciences humaines et à la psychiatrie que les anciens infirmiers psy sont obligés de "tutorer" les nouveaux diplômés pour leur inculquer au moins les notions de base.

Encore mieux, ceux qui ont inventé le tutorat ont benoitement imaginé que 15 jours suffisaient pour faire passer à un jeune diplômé, vierge de toute connaissance de base, les connaissances théoriques, les pratiques qu'eux-même avaient mis 3 ans à acquérir!!!

Et aujourd'hui on se rend enfin compte que cet enseignement, tant décrié, tant rejeté par les directeurs d'IFSI bien pensants (tellement que certains se permettent encore de réduire le temps imparti à ces disciplines au profit du technique et de pénaliser les étudiants affichant leur désir de travailler auprès de malades mentaux) a une importance réelle !

Alors si réellement elle souhaite que les personnels soignants soient capables de communiquer avec les patients présentant un handicap mental, il va falloir sérieusement réviser le contenu des formations et leur durée. Il ne faut pas laisser croire que la formation initiale où l'on rajouterait une semaine de psychologie ou de psychiatrie suffira, ni que les formations continues, d'une quarantaine d'heures permettront de compenser la perte connue lors de la suppression de la formation en psychiatrie.

Le mieux serait sans doute de la remettre une en place, et de permettre l'accès des infirmiers qui en sortiraient à tous types de lieux d'exercice dans le domaine de la santé. Leurs compétences et leur expertise en la matière y seraient alors d'une grande utilité.

Mais que pouvons nous vraiment attendre de ces gens que sont les politiciens? sans doute pas grand chose en la matière!

Attendons donc de voir quelles inepties nous seront encore pondues pour remédier au problème relevé!Sensuré


PS : Amis lecteurs n'hésitez pas à laisser des commentaires ! merci

Publié le 20/03/2008 à 11:30
Par antochrit
Humeur : Ironique
Selon un nouveau communiqué APM le corps médical va encore pouvoir se réjouir (en grande partie) même si le bonheur des uns risque de faire le malheur des autres!

La ministre de la santé, Roselyne Bachelot, a saisi l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) d'une mission sur la rémunération des médecins et des chirurgiens hospitaliers, qui devra lui remettre ses conclusions d'ici fin mai, a-t-on appris mercredi auprès du cabinet de la ministre.
Dans la lettre de mission elle demande  la réalisation d'un état des lieux sur la rémunération des médecins libéraux et hospitaliers, et l'étude, sur cette base, des modalités de rapprochement des modes et des niveaux de rémunération des médecins hospitaliers.

Elle cite des tensions démographiques pour certaines spécialités médicales "qui imposent de réduire les écarts de mode et de niveau de rémunération entre secteurs pour permettre une optimisation de la ressource médicale", et le développement des collaborations public/privé qui "appelle une clarification des modes d'exercice et de rémunérations et une réduction des écarts injustifiés".

La mise en place de la tarification à l'activité (T2A), "qui accroît la concurrence entre établissements, appelle un mode de rémunération stimulant et attractif pour les médecins", remarque-t-elle.

Roselyne Bachelot souhaite également que la mission formule "toutes propositions de mesures de nature à favoriser des convergences des modes de rémunération et d'exercice, adaptées aux enjeux de notre système de santé", incluant l'évolution des statuts, des modes d'exercice, la durée et l'évolution des carrières, tout en tenant compte de la diversité des conditions d'exercice.


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