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DEFENDRE LA SANTE POUR TOUS
Tribune libre
Publié le 03/12/2008 à 14:40
Par antochrit

Le dramatique fait divers de Grenoble a encore une fois donné du grain à moudre à notre minotier en chef !

 

La psychiatrie, parent pauvre de la santé, devient soudain digne d’intérêt pour projeter d’en faire de nouvelles prisons.

Dans les propositions faites, on trouve en effet essentiellement des mesures financières visant à sécuriser les hôpitaux par la création d’unités fermées, de cellules d’isolement, d’U.M.D de dispositifs de géolocalisation.

 

Les réformes successives n’ont fait que détruire l’outil de travail de la psychiatrie au fil du temps. Cet outil, contrairement aux autres établissements, réside essentiellement dans les personnels, c’est uniquement leur nombre, en quantité suffisante, et leur formation spécialisée et qualifiée qui permet une prise en charge sécurisée des patients.

 

La diminution du nombre de psychiatres publics, la suppression de la formation des infirmiers spécialisés en psychiatrie et la baisse des effectifs infirmiers, ont largement concouru à la situation actuelle.

 

Ce ne sont pas des cellules ou des bracelets électroniques qui permettront de faire face à la situation actuelle.

 

La priorité des priorités est de remettre en place la formation psychiatrique des infirmiers. Celle-ci a été supprimée en 92, pour aboutir au diplôme unique polyvalent.

Seulement, bien que considérée comme un art mineur, la psychiatrie ne s’apprend pas en quelques semaines. La formation antérieure consacrait près de 2 années (sur les 3 de la formation) à l’enseignement et à la pratique de la psychologie, des sciences humaines et de la psychiatrie. Les infirmiers actuels, qui souhaitent (réellement et par choix) pratiquer en psychiatrie, nécessitent de la part des établissements la mise en place de formations complémentaires, coûteuses tant en terme de temps que d’argent et ce, pour des résultats plus que mitigés.

 

Les moyens hospitaliers ne permettent plus aux établissements de constituer des équipes suffisamment étoffées pour prendre en charge la psychiatrie ambulatoire en dehors des Centres médico psychologiques qui sont surchargés.

Autrefois, ces mêmes équipes assuraient aussi, en collaboration avec les équipes des unités de soins intra hospitalières, le suivi à l’extérieur et au domicile, des patients sortis de l’hôpital.

 

Les liens créés lors de l’hospitalisation étaient maintenus entre le personnel et le patient, pendant de longues années.

Ce fonctionnement était aussi satisfaisant pour le patient que pour l’infirmier par le maintien des liens et le suivi tout au long des évolutions dans l’état du patient. Le soignant, connaissant bien la personne était capable de repérer très rapidement les changements thymiques et de prévenir les rechutes par l’organisation de prises en charge plus soutenues ou par la ré hospitalisation.

 

Aujourd’hui, ce suivi à domicile n’existe pratiquement plus. Si le patient ne vient pas de lui-même consulter au CMP, le manque de moyens humains permet difficilement d’assurer les suivis à domicile. Ces prestations sont déléguées aux infirmiers libéraux, qui, fatalement ne sont pas des infirmiers de secteur psychiatrique puisque ceux-ci, grâce au lobbying de certains de leurs collègues infirmiers se sont vus refuser l’autorisation d’exercer en libéral.

 

Est-il saugrenu de penser que le suivi libéral des patients relevant de la psychiatrie puisse être assuré par des personnels spécialisés en psychiatrie ? Même s’ils sont de moins en moins nombreux, les anciens Infirmiers de Secteur Psychiatrique sont les plus à même d’exercer ce rôle qu’on leur refuse depuis près de 20 ans.

 

Les psychiatres libéraux non plus ne sont pas la solution puisqu’ils n’assurent pas les suivis à domicile.

Tout le système actuel se base sur la volonté du patient à se soigner. Mais il est de nombreux cas où il n’est pas en état de se rendre compte de son besoin de soins.

L’infirmier qui le suivrait au domicile serait le premier interlocuteur de l’entourage en cas de prémisses inquiétants et, connaissant parfaitement de part sa formation les recours aux soins du secteur, il serait alors en mesure de prendre la décision et l’orientation la plus adaptée à la situation rencontrée.

 

Bien sûr ces propositions supposent une volonté de l’Etat de mettre les moyens nécessaires en personnels et la remise en place d’une formation spécifique en psychiatrie pour assurer la relève des anciens qui vont bientôt disparaître.

 

La maladie mentale, la souffrance psychique, ne se traitent pas par l’enfermement.

Certaines situations, qui ne sont pas la majorité, nécessitent effectivement des mesures particulièrement sécurisées, c’est pour cela que les Unité pour Malades Difficiles ne datent pas d’hier.

Mais on ne peut pas laisser croire que ce qui suffisait à répondre aux besoins il y a 20 ans ne suffit plus aujourd’hui, surtout dans de telles proportions.

La maladie mentale n’a pas explosée de façon exponentielle ces dernières années.

Ce qui a changé c’est que l’hôpital psychiatrique devient de plus en plus le dernier lieu de recours et d’accueil pour des populations de plus en plus en précarité.

 

Ce sont les moyens accordés pour prendre en charge toutes ces misères en sus des pathologies mentales avérées qui ont dramatiquement diminués.

 

Alors, que Nicolas Sarkozy prenne en compte ces quelques réflexions et on commencera à trouver des solutions satisfaisantes, tant pour la population que pour les patients !

   
Publié le 28/11/2008 à 21:10
Par antochrit
Chaque jour amène son lot de mauvaises nouvelles, licenciements, chomage technique, idées saugrenues de députés qui trouvent que nous avons encore trop d'argent dans le porte-monnaie, ......

L'argent trouvé pour les banques et les entreprises n'aurait-il pas pu être réparti autrement?

1) les banques méritaient-elles vraiment ce sauvetage sans contrôle et très peu de contreparties?
les témoignages abondent pour dire qu'elles ne jouent pas le jeu  pour lequel elles ont pourtant été repêchées (officiellement)
Refus de prêts, suppression d'autorisation de découverts, ....

2) Les entreprises aidées pour soutenir la production et ainsi soutenir l'économie. Soit ! Mais a contrario, dans le même temps, d'autres entreprises mettent en chômage technique leurs personnels invoquant l'excès de stock.....donc la difficulté à écouler la production.
Comment proposer comme remède ce qui rend malade???? Car le vrai problème actuel, c'est que faute de moyens, le consommateur potentiel n'achète plus! Donc que faire de ce qui sera produit avec l'aide financière apportée?

3) La solution? basique je vous l'accorde, serait sans doute que le consommateur ait les moyens, à nouveau de consommer...CQFD


Mais aujourd'hui les travailleurs ne vivent plus de leur travail
Les autres perdent leurs emplois
Les retraités ne vivent plus avec leur retraite
Les sans abris ne sont plus des marginaux mais aussi des accidentés de la vie, des travailleurs pauvres
La justice n'existe plus, elle n'accorde audience qu'à ceux qui ont les moyens de la payer
Les lois liberticides sont en progression constantes
La pauvreté dérange et les SDF sont des "détritus" (cf la condamnation du DAL)
La santé est en cours de vente au privé par l'asphyxie programmée et en cours du public


alors il est temps de dire STOP !

Pour une fois depuis bien longtemps, les syndicats semblent avoir compris qu'il fallait laisser de coté les différents et monter une action intersyndicale, interprofessionnelle, sans revendications corporatistes.
Alors tous ensemble en janvier,
retraités, chômeurs, travailleurs du privé et du public, étudiants, usagers, représentants de l'ordre et de la justice
Descendons dans la rue pour dire STOP à ce gouvernement qui ne prête oreille qu'à la classe dominante et qui nous mêne tout droit à la crise sociale la plus grave depuis des décennies.


Publié le 28/10/2008 à 20:02
Par antochrit

Nous ne sommes pas devins, mais le bon sens populaire, loin des démagogies politiques a quelques idées sur le sujet.

Ce que veut nous vendre Bachelot comme le remède à tous les maux de la santé n'est ni plus ni moins qu'une vente du public au au privé!

Elle pousserait des cris d'orfraie si elle nous lisait en disant sans doute que "nous n'avons pas bien compris ses objectifs".

Ben voyons, nous sommes trop stupides pour comprendre que l'on nous mêne tout droit au modèle anglo-saxon qui comme chacun le sait est le meilleur du monde!
Celui où vous pouvez vous soigner tant que vous travaillez et que votre employeur paie l'assurance, en fonction des clauses du contrat.
Celui où il vous faut emprunter pour soigner les pathologies coûteuses
Celui où vous devez aller dans l'établissement cité dans les clauses de votre assurance même s'il est à l'opposé de votre domicile....

Pour le moment, le flou artistique règne, comme dans toutes les réformes de ce gouvernement.....des grandes lignes qui lorsqu'elles se déclinent vous laisse alors voir l'enfer vers lequel elles vous mênent...

Comment Bachelot imagine-t-elle la constitution d'un territoire et les collaborations public/privé????

Un monde de bisounours où les établissements privés diront gentiment "après vous je vous en prie.... partageons équitablement les obligations et les recettes".
Je n'ai personnellement jamais vu une entreprise ne pas se battre pour récupérer les parts de marché les plus juteuses....alors pourquoi cela serait-il différent dans la santé?

Au privé les malades rentables auxquels ils pourra offrir des conditions d'accueil, de logistique et de soin dont la  qualité sera à la hauteur des investissements financiers des actionnaires!
Au privé les spécialités lucratives qui n'embolisent pas les lits pendant des mois.
Au privé les cliniques psychiatriques pour ados déboussolés par le monde environnant et les dépressions.

Au public les SDF, les personnes agées lourdement dépendantes avec peu de moyens, les pathologie psychiatriques lourdes et les hospitalisations sous contrainte.
Au public les réductions de moyens (sauf pour payer les médecins et les directeurs)

Tous les établissements publics ont dû réduire la voilure, de nombreux personnels paramédicaux et médicaux n'ont pas été remplacés, mais les économies sont toujours insuffisantes pour compenser, comme dans un ménage, l'augmentation des coûts dans tous les postes budgétaires. Mais à la différence du privé, le public n'a pas d'autres recettes que ce que l'état veut bien lui accorder généreusement
sans prendre en compte l'explosion des coûts, les impayés générés par les populations paupérisées qui n'ont plus que l'hopital pour les accueillir.

De l'argent est débloqué pour les remises en état des établissements, mais que ferons nous de beaux locaux lorsque les personnels n'y seront plus!!!

Qu'en sera -t-il réellement du partage de la permanence des soins?

Comment vont se répartir les accès aux différentes spécialités et aux urgences dans les territoires tels que les imagine la Pharmacienne.

Comment gérer les manques médicaux et paramédicaux de certaines régions?

Pourquoi faire perdurer un numerus clausus qui limite de fait le nombre de médecins formés?

Pourquoi ne se préoccupe t-on pas des infirmiers qui sont pourtant la plaque tournante des établissements de santé?

Pourquoi encore une nouvelle réforme alors que la précédente n'est même pas encore en place en totalité et que bien évidemment elle n'a pas été en mesure d'être évaluée?

Décidément, notre gouvernement est bien comme tous les autres, ses capacités de vision à long terme sont inexistantes, de même que ses visions globales.
Il n'agit que par pulsions, comme un enfant, sans aucune réflexion.

Quand aurons nous un gouvernement adulte!

Publié le 07/05/2008 à 11:17
Par antochrit
Hier soir journal de 20 heures sur France 2, la journaliste commente un reportage illustrant l'anniversaire de mai 68.
Le mouvement étudiant est mediatiquement minimisé par Mr Peyrefitte "il ne faut rien exagérer, le mouvement n'est pas très important et les cours vont reprendre d'ici quelques jours...".

Cela rappelle quelque peu les propos de nos dirigeants actuels qui tentent eux aussi de minimiser les actions diverses.

Mais l'histoire a prouvé que leur excès de confiance en eux (ou leurs tentatives de discrédit du mouvement) ne les a pas protégé de l'ampleur prise par les manifestations  par la suite.

Moralité cela devrait nous conforter dans l'idée que au lieu de se laisser berner et endormir par les discours pontifiants, suffisants et méprisants de nos "soi-disants" représentants, il nous est tout à fait possible de réagir et de ne plus leur laisser le champ libre.

Et si la meilleure façon de célébrer le 40ème anninversaire de mai 68 c'était.....de le reproduire!

Les étudiants sont dans la rue, la baisse du pouvoir d'achat atteint de plein fouet une grande partie de la population, les chômeurs, les retraités, les travailleurs sans papiers sont traités par le mépris, seuls les plus riches sont caressés dans le sens du poil.... Alors que risquons nous à remettre sur pied la REVOLTE DE MAI 2008 !

Il est de nos jours difficile de compter sur les syndicats pour mettre sur pied un mouvement d'ampleur, chacun voulant tirer la couverture à lui. Mais le mot d'ordre du 15 mai pourrait devenir le point de départ de quelque chose de plus important si chacun réfléchit et se dit que là trop c'est trop et que le pire est encore à venir.

Quel est notre avenir proche avec des salaires en stagnation constante, avec des produits alimentaires, le pétrole, le gaz, l'électricité qui augmentent à une vitesse vertigineuse!

Il est peut être encore temps de dire CA SUFFIT !

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