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Publié le 18/11/2008 à 19:33
Par antochrit
Appel aux élus et aux populations des Alpes de Haute -Provence et des Hautes-Alpes à soutenir les actions pour défendre les hôpitaux du 04 et du 05. LA POLITIQUE DE SANTE ACTUELLE MENACE LA SURVIE DE VOS HOPITAUX ET LE SYSTEME DE SOINS QUI EST LE VÔTRE Après la baisse du pouvoir d'achat, la nouvelle montée du chômage, la casse des systèmes de retraite, voilà maintenant que c'est la protection de votre santé et vos hôpitaux qui sont mis à mal… Des réductions importantes de postes (60 à Briançon, 18 à Embrun, 30 à Gap, 40 à Sisteron, 90 à Digne, au total 3000 sur PACA 20000 en France), de nombreuses fermetures de service sont envisagées et donc pour les patients que nous accueillons il faut s'attendre à l'augmentation des difficultés de prise en charge et à une probable baisse de qualité. Pourtant il existe, d'autres solutions, encore inexploitées. Chiffres extraits du rapport de la cour des comptes sur la sécurité sociale: - Les taxes sur le tabac, 7.8 milliards d'euros, qui devraient légitimement revenir à la sécurité sociale ne lui sont pas reversées. - Les taxes sur l'alcool, 3,5 milliards, d'euros qui devraient légitimement revenir à la sécurité sociale ne lui sont pas reversées. - Une partie des primes d'assurances automobiles, 1,6 milliards d'euros, qui devraient légitimement revenir à la sécurité sociale ne lui est pas reversée. - Une partie des taxes sur les industries polluantes, 1,2 milliards d'euros, qui devraient légitimement revenir à la sécurité sociale ne lui est pas reversée. - La part de la T.V.A, 2 milliards d'euros, qui devraient légitimement revenir à la sécurité sociale ne lui est pas reversée. - Le retard de paiement des contrats aidés (emploi des jeunes), 2,1 milliards d'euros, qui devraient légitimement revenir à la sécurité sociale ne lui est pas reversé. - Le retard de paiement des cotisations des entreprises, 1,9 milliards d'euros, qui devraient légitimement revenir à la sécurité sociale ne lui est pas reversé etc…. La politique de santé française doit montrer de la cohérence en se penchant sur les liens qui existent entre la santé publique et: - Le tabac : cancers, insuffisances respiratoires… - L'alcool : cirrhoses, cancer, accidents, violences etc… - Les accidents du travail et ceux de la voie publique et leurs dramatiques conséquences sur la population en terme de décès mais aussi de séquelles et de handicaps et de dépendance. - La pollution : asthme, allergies, insuffisances respiratoires, cancer… - Le mal bouffe : obésité, maladies cardio-vasculaires diabète, cancers etc… - Les stress dus à la crise du logement et à la crise du travail induisent la précarité, l'insécurité physique et psychologique et affaiblissent la population. Par cette pétition nous demandons, ° la révision de la politique de santé actuelle et en particulier des modes de financement des hôpitaux public . ° le maintien de l'ensemble des établissements dits de proximité. Ceci afin d'assurer l'accès de tous à des services de soins performants
Publié le 18/11/2008 à 19:33
Par antochrit
14.11.2008
A Madame ou Monsieur le Maire et les Conseillers,
Nous nous permettons de vous faire ce courrier, dans l'attente de votre soutien actif, pour défendre le droit à la santé pour tous, et le maintien des activités des établissements de santé dits de proximité. La nouvelle politique de Santé Publique mise en place depuis 2004, a placé 80% les hôpitaux de France en déficit. Le dilemme consiste à maintenir l'accès à la santé pour tous et des soins de qualité, et faire de l'argent "en production de soins" (vocabulaire du ministère) pour conserver les budgets de fonctionnement. Nos inquiétudes portent sur la diminution du niveau de qualité des soins aux patients qui est induite par: - La poursuite de la diminution des effectifs dans les hôpitaux. - La concentration de la charge de travail sur les différentes catégories socio-professionnelles restantes dans des établissements. - La restructuration de service ou disparition complète pour certains d'entre eux. - La probable diminution de la qualité de prise en charge des patients au profit d'une gestion comptable. Nous tenons aussi à vous mettre en alerte, quant au retentissement social de la suppression des postes dans les hôpitaux qui sont les principaux employeurs du département. Nous refusons que la santé publique soit prise en otage par une politique hospitalière purement financière qui ne vise que du court ou moyen terme. Nous comptons sur votre soutien actif, à votre niveau de compétence, pour protéger les usagers des hôpitaux. Nous vous demandons de signer la pétition ci-jointe, et de la faire signer largement dans votre commune. Une réunion publique est prévue le 04.12.2008 en soirée à la salle municipale de l'Alcazar. L'horaire précis sera annoncé dans la presse locale. Vous remerciant pour votre écoute et votre soutien, recevez nos meilleures salutations. L'intersyndicale du C.H.I.C.A.S. et le Collectif du Personnel.
Publié le 12/11/2008 à 18:20
Par antochrit
Les directeurs de centres hospitaliers spécialisés et les usagers de la psychiatrie s’inquiètent des conséquences de la loi PHST et du risque éventuel de rattachement des CHS aux hôpitaux généraux. Aucun article du projet de loi ne traite spécifiquement de la psychiatrie, le rapport Couty étant toujours en attente. Le risque majeur est de voir les mesures concernant la psychiatrie, insérées par amendements lors de la remise des conclusions de ce rapport ! La présidente de la fédération nationale des associations d’usagers en psychiatrie, exhorte les directeurs et les psychiatres à trouver des solutions pour préserver la prise en charge en CHS où « même les soins somatiques sont mieux assurés que dans les CHG car les patients de psychiatrie dérangent les services de MCO ».
« Le vrai enjeu du projet de loi est de mettre les services de psychiatrie dans les centres hospitaliers généraux, 30% y sont déjà. Les présidents de CME ne seront donc pas des psychiatres et il risque d’y avoir un glissement des enveloppes de la psychiatrie vers la MCO. » Elle a également exprimé sa crainte que le ministère de la justice ne soit déjà en train de rédiger un projet de loi à orientation « sécuritaire » alors que la réforme de la loi du 27 juin 1990 sur l’hospitalisation à la demande d’un tiers et l’hospitalisation d’office est au point mort.
Publié le 11/11/2008 à 12:28
Par antochrit
Politique - Article paru le 10 novembre 2008 événement L’hôpital coincé entre l’État et le marchéPar Jean-Paul Domin, maître de conférences en sciences économiques à l’université de Reims*.
La présentation le 22 octobre dernier d’un projet de loi portant réforme de l’hôpital et des dispositions relatives aux patients, à la santé et aux territoires semble clore un long cycle de réformes hospitalières né dans le milieu des années 1980. L’hôpital en aura-t-il pour autant terminé sa mutation ?
On peut craindre le pire dans la mesure où l’idéologie libérale impose des changements plus radicaux encore. La philosophie des réformes édictées depuis une vingtaine d’années n’en reste pas moins contradictoire dans la mesure où l’État intervient de façon croissante pour laisser plus de place au marché. Cette évolution n’est pas sans conséquences sur les personnels et les usagers.
L’intervention publique dans le domaine hospitalier se traduit par une marchandisation croissante. Pour comprendre cette contradiction, il faut revenir aux sources de la théorie économique libérale qui voit les relations entre les personnes comme un jeu de poker menteur que seul un contrat peut encadrer. La création par l’ordonnance du 24 avril 1996 des agences régionales de l’hospitalisation et l’obligation pour les établissements de signer des contrats d’objectifs et de moyens avec les premières s’inscrivent dans cette perspective théorique. Cette réforme a conduit à accroître le pouvoir du ministère de la Santé.
La mise en oeuvre, par la loi en cours, d’agences régionales de santé renforce cette logique dans la mesure où les établissements de soins sont désormais dans l’obligation de signer ces contrats.
À défaut, les agences définissent elles-mêmes les clauses du contrat. L’argument avancé par les partisans de la loi Bachelot selon lequel les agences régionales de santé seront des structures indépendantes est assez malhonnête dans la mesure où elles appliqueront la politique définie par le ministère de la Santé. Il s’agit donc bien d’une étatisation.
Paradoxalement, au sein des établissements, la marchandisation s’accroît en prenant la forme d’un concept cher à l’idéologie libérale : la nouvelle gouvernance.
L’ordonnance du 2 mai 2005 propose ainsi au sein des établissements une organisation triangulaire autour du conseil d’administration, du directeur et du conseil exécutif. Le premier définit la stratégie, le second la met en place. Enfin le conseil exécutif permet d’impliquer les praticiens hospitaliers dans la gestion. La loi Bachelot va encore plus loin dans cette logique d’entreprise. Le directeur voit ses pouvoirs élargis. Il est assisté dans cette tâche par le directoire, qui remplace le conseil exécutif. Enfin, le conseil administration devient un conseil de surveillance.
La réforme du financement promulguée en 2003 couronne le processus de transformation. Désormais, les établissements de soins sont financés par la technique dite de tarification à l’activité. Pour résumer, les établissements sont rémunérés selon leur activité. Plus cette dernière est importante, plus le financement est élevé. Les équipes de direction ont donc intérêt, pour augmenter leur financement, à accroître les admissions de malades dont le coût de prise en charge est inférieur à la moyenne des malades atteints d’une pathologie similaire. Cette politique n’est pas, bien évidemment, sans conséquence ni sur les personnels ni sur les usagers. La mise en oeuvre de techniques managériales a favorisé une taylorisation croissante de l’activité des établissements de soins, notamment via des techniques d’évaluation (chronométrage, contrôle…). Dans les faits, la loi Bachelot va encore accroître la pression sur des agents qui, en raison de la diminution du financement, vont être soumis à un accroissement de leur productivité.
Pour les usagers, la marchandisation croissante des établissements hospitaliers, notamment l’évolution des techniques de financement, pose des problèmes éthiques évidents. La tarification à l’activité introduit une logique de discrimination. Elle privilégie les plus jeunes par rapport aux plus vieux et incite à ne soigner que des malades qui ont un coût faible pour l’établissement.
La tarification à l’activité opère donc une discrimination envers les patients qui nécessitent des soins coûteux. Cette technique prend tout son sens dans la perspective d’une réforme profonde de l’assurance maladie et d’un transfert croissant du financement vers des assurances complémentaires. Les palmarès hospitaliers, dont une certaine presse se fait l’écho, participent de ce mouvement. Ils permettent de distinguer les bons établissements (à coûts faibles puisque traitant des pathologies légères) des mauvais (à coûts élevés dans la mesure où les pathologies traitées sont lourdes).
Coincé entre l’État et le marché, l’avenir de l’hôpital reste assez sombre. Il semble en effet que la loi Bachelot en cache une autre : la privatisation des établissements. Les vastes plans de suppression d’emplois dans le secteur hospitalier inaugurent une période de recherche croissante de gains de productivité. Quand les pouvoirs publics auront amélioré l’image des établissements hospitaliers aux yeux d’éventuels investisseurs, ils pourront passer à l’étape suivante : l’ouverture du secteur à la concurrence. Le risque est réel, cette question est d’ailleurs envisagée clairement dans le rapport Larcher via la technique de délégation de service public.
L’exemple anglais a montré tous les risques liés à une ouverture du secteur de santé à la concurrence. La déliquescence de ce système devrait servir de leçon aux pouvoirs publics en France. Il semble, pour l’instant, qu’ils n’en tiennent pas compte.
* Auteur d’Une histoire économique de l’hôpital, La Documentation française, 2008, et coauteur de Main basse sur l’assurance maladie, notes de la Fondation Copernic, Éditions Syllepse, 2002.
Publié le 30/10/2008 à 15:20
Par antochrit
Comment ne pas penser que nous somme visionnaires......ou tout bonnement moins crétins que l'on ne le croit!
A propos du plan Hopital Patients Santé Territoires, nous disions que nous allions droit vers la gestion privée...!
Pas besoin d'attendre sa mise en place.... Dans un processus digne des entreprises privées, afin de jouer sur de variables d'ajustement jusqu'ici réservées au privé, le CHU de NANTES met en place un plan de départs volontaires dont la prime maximale sera de 41 081 euros nets (pour des personnes ayant au moins 25 ans d'ancienneté et à condition que ceux ci s'engagent à ne pas reprendre un poste d'agent public pendant 5 ans...........! )ce qui fait une indemnité mensuelle de 684 euros!!!!!!!!!!belle récompense pour 25 ans de service!
Encore heureux qu'ils n'interdisent pas de travailler du tout à coté!
Autre information intéressante : "le financement de ces indemnités se fera sur le fond de modernisation des établissements de santé publics /privés.........!"
Donc pour moderniser on encourage au départ....! je n'avais tort de penser que de nouveaux locaux finiraient par être vides... puisque les financements servent à purger les établissements de leur personnel!
Elle est pas belle la vision de notre santé à venir???!!!!
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