En dehors de tout débat concernant le pouvoir d'achat (les mesurettes de l'autre soir prêtant plus à sourire qu'autre chose) il est intéressant de se poser quelques questions concernant l'avenir réservé à la santé dans les plans de Nicolas SARKOZY.
Ce ne sont ici que des extrapolations, mais, après tout, rien de concret ne nous permet à l'heure actuelle de travailler et de réfléchir sur une base solide...alors...allons-y
La Santé va elle aussi faire l'objet de réformes, mais le flou reste artistique!
Plan hopital 2012, convergence tarifaire totale (privé/public) pour MCO et SSR en 2008, les franchises instaurées sur les traitements et les transports...
Les "soi-disant" intentions de notre cher président concernant la prise en compte de l'accumulation des heures supplémentaires des personnels hospitaliers ne vont pas tenir dans ce plan d'austérité!
N'oublions pas que les établissements hospitaliers sont tributaires des prévisons et du cadrage de l'ONDAM (Organisation Nationale des Dépenses d'Assurance Maladie). Cet organisme fixe, très arbitrairement, des limites imposées de dépenses de santé.
Les budgets hospitaliers doivent donc rentrer dans un cadre imposé et ceux-ci englobent les rémunérations des personnels. On comprend mieux que lorsque les dépenses en matériel, médicaments coûteux, logistiques augmentent, il faut faire des choix de réduction de coûts, et généralement ce sont les dépenses de personnel qui en font les frais.
Les réductions budgétaires successives nous ont conduit à la situation actuelle où les hôpitaux sont en sous effectifs chroniques, où aucun espoir de rémunération plus attractive ne se fait jour et par conséquent, attire de moins en moins de monde (médecins ou infirmiers).
Je vois mal comment Nicolas Sarkozy va pouvoir tenir ses "promesses" s'il ne revoit pas totalement les modes de financement et les modes de calcul des budgets par l'Ondam.
Les effectifs actuels ne permettent plus aux hopitaux de fonctionner que grâce aux heures supplémentaires effectuées par les personnels, pas toujours récupérées, rarement payées. L'AP-HP tente même d'imposer des Comptes Epargne Temps aux agents au prétexte que c'est le "seul" moyen d'évaluer précisément le volume des heures supplémentaires effectuées...!
C'est là que l'on peut se rendre compte que l'on travaille en flux tendu permanent et que si par "malheur"(pour le gouvernement) les soignants venaient à quitter en masse les hôpitaux, la crise serait gravissime !
Même si nous ne faisons rien, l'indigence des revenus des professionnels conduisant beaucoup d'entre eux à se diriger vers le libéral, (seul moyen de gagner plus en travaillant réellement beaucoup plus....mais au moins en sachant pour qui !) la crise approche à grand pas.
Mais avons nous le temps d'attendre ? Pouvons nous continuer à vivre longtemps avec nos revenus actuels ? Pouvons nous continuer à laisser démanteler le service public ? Les établissements privés, ayant plus de latitude sur les salaires et pouvant se permettre de les rendre attractifs, deviennent une concurrence terrible dans le recrutement des soignants aux dépens des hopitaux publics.
La commission Larcher, censée plancher sur les problèmes des hopitaux a réussi le tour de force de se constituer avec essentiellement des directeurs, des médecins, un ou deux directeurs des soins et UN infirmier LIBERAL. On ne peut que douter de la pertinence de cette commission !!!! L'on constate encore que les infirmiers sont sous représentés bien que leur situation soit en jeu.
Guettons ses conclusions qui ne devraient pas manquer de nous interesser !
Ce ne sont ici que des extrapolations, mais, après tout, rien de concret ne nous permet à l'heure actuelle de travailler et de réfléchir sur une base solide...alors...allons-y

La Santé va elle aussi faire l'objet de réformes, mais le flou reste artistique!
Plan hopital 2012, convergence tarifaire totale (privé/public) pour MCO et SSR en 2008, les franchises instaurées sur les traitements et les transports...
Les "soi-disant" intentions de notre cher président concernant la prise en compte de l'accumulation des heures supplémentaires des personnels hospitaliers ne vont pas tenir dans ce plan d'austérité!
N'oublions pas que les établissements hospitaliers sont tributaires des prévisons et du cadrage de l'ONDAM (Organisation Nationale des Dépenses d'Assurance Maladie). Cet organisme fixe, très arbitrairement, des limites imposées de dépenses de santé.
Les budgets hospitaliers doivent donc rentrer dans un cadre imposé et ceux-ci englobent les rémunérations des personnels. On comprend mieux que lorsque les dépenses en matériel, médicaments coûteux, logistiques augmentent, il faut faire des choix de réduction de coûts, et généralement ce sont les dépenses de personnel qui en font les frais.
Les réductions budgétaires successives nous ont conduit à la situation actuelle où les hôpitaux sont en sous effectifs chroniques, où aucun espoir de rémunération plus attractive ne se fait jour et par conséquent, attire de moins en moins de monde (médecins ou infirmiers).
Je vois mal comment Nicolas Sarkozy va pouvoir tenir ses "promesses" s'il ne revoit pas totalement les modes de financement et les modes de calcul des budgets par l'Ondam.
Les effectifs actuels ne permettent plus aux hopitaux de fonctionner que grâce aux heures supplémentaires effectuées par les personnels, pas toujours récupérées, rarement payées. L'AP-HP tente même d'imposer des Comptes Epargne Temps aux agents au prétexte que c'est le "seul" moyen d'évaluer précisément le volume des heures supplémentaires effectuées...!
C'est là que l'on peut se rendre compte que l'on travaille en flux tendu permanent et que si par "malheur"(pour le gouvernement) les soignants venaient à quitter en masse les hôpitaux, la crise serait gravissime !

Même si nous ne faisons rien, l'indigence des revenus des professionnels conduisant beaucoup d'entre eux à se diriger vers le libéral, (seul moyen de gagner plus en travaillant réellement beaucoup plus....mais au moins en sachant pour qui !) la crise approche à grand pas.
Mais avons nous le temps d'attendre ? Pouvons nous continuer à vivre longtemps avec nos revenus actuels ? Pouvons nous continuer à laisser démanteler le service public ? Les établissements privés, ayant plus de latitude sur les salaires et pouvant se permettre de les rendre attractifs, deviennent une concurrence terrible dans le recrutement des soignants aux dépens des hopitaux publics.
La commission Larcher, censée plancher sur les problèmes des hopitaux a réussi le tour de force de se constituer avec essentiellement des directeurs, des médecins, un ou deux directeurs des soins et UN infirmier LIBERAL. On ne peut que douter de la pertinence de cette commission !!!! L'on constate encore que les infirmiers sont sous représentés bien que leur situation soit en jeu.
Guettons ses conclusions qui ne devraient pas manquer de nous interesser !



