Précédent Créer son blog Suivant Signaler un abus Noter :  
Ma photo
DEFENDRE LA SANTE POUR TOUS
Tribune libre
Publié le 16/05/2008 à 22:27
Par antochrit
MERCI A TOUS MES LECTEURS !
Je suis très heureuse de voir grandir l'intérêt pour ce petit Blog, de jour en jour!
Et pour plus d'intérêt et d'interactivité je souhaiterais VRAIMENT que vous me fassiez part de vos commentaires!
La contradiction ne peut que mener à la réflexion....chez les gens sains!
j'ose espérer en fair partie et attends avec impatience vos critiques, vos remarques, vos idées....
MERCI
Publié le 16/05/2008 à 16:17
Par antochrit
2 dépêches APM m'ont amenées à me poser quelques questions.

L'une concerne les Hopitaux de LANNEMEZAN et le service d'obstétrique.
L'autre le rejet de l'EPRD du CHU de DIJON.

Aux Hôpitaux de LANNEMEZAN, le tribunal administratif a invalidé en plusieurs occasions la décision du comité exécutif de l'ARH visant à la fermeture du service d'obstétrique. Il la considéré que la prise en charge des patientes, était "conforme aux pratiques médicales" telles que précisées par l'expertise réalisée (ironie du sort) à l'initiative de l'ARH.
Bien sûr ce service n'atteint pas les 300 naissances par an (seulement 220 en moyenne). Mais ce quota arbitraire doit il être le seul critère de décision de fermeture ou non d'un service?
La fermeture obligera 40% des patientes à faire plus de 45 mn de trajet pour se rendre dans un service d'obstétrique!!!

Malgré ces décisions du tribunal, l'ARH persiste et signe. Et le gouvernement est en accord avec cela puisque BACHELOT elle-même, avait rejeté le recours de l'hopital contre la décision de fermeture.

En Bourgogne, l'ARH rejette l'EPRD du CHU de DIJON au motif que celui prévoit un déficit de 3 millions (sur un total de charges de 390 millions soit 0.77%) et ce bien que l'établissement ait inclus les dotations MIGAC dans leur totalité.

Or il s'avère que ces dotations risquent de ne pas pouvoir être versées en totalité, l'ARH n'en ayant semble t-il pas les moyens!!!
Donc le déficit sera encore supérieur à celui envisagé dans le scénario de l'EPRD.

Qu'est-ce à dire? Eh bien tout simplement que les Contrats d'Objectifs et de Moyens qui sont passés entre les établissements et les ARH sont des contrats de dupes! Si l'établissement est tenu de maintenir et d'atteindre ses objectifs, il semble bien que de son coté l'ARH ne soit nullement tenu d'honorer sa part du contrat et de financer ce qui était prévu lors des accords. Cela donne vraiment l'impression que les déficits des hopitaux publics soient orchestrés à partir des plus hauts niveaux de l'Etat afin de justifier la réorganisation et les partenariats publics/privé tels que déclinés dans le rapport LARCHER.


LAISSEZ DES COMMENTAIRES, DES CRITIQUES, pour faire évoluer le site et échanger les idées. MERCI




Publié le 16/05/2008 à 10:03
Par antochrit

Afin de rendre plus compréhensible de futurs articles qui emploient ces acronymes il me semblait important de les définir un tant soit peu.

Tout d'abord l'EPRD : il s'agit en langage clair de l'Etat Prévisionnel de Recettes et de Dépenses.
Les établissements publics de santé doivent chaque année présenter un EPRD. Si on peut faire un parallèle simple, on pourrait le comparer au budget d'un ménage, mais avec des sommes beaucoup plus conséquentes.

Il leur faut tenter d'arriver à un équilibre budgétaire entre recettes et dépenses. Au risque, si cet équilibre n'est pas atteint, de se voir rejeter leur EPRD par l'ARH, et dans les cas ultimes....la mise sous tutelle de l'établissement.

Les recettes, sont toujours difficiles à évaluer avec précision puisqu'il faut se projeter dans le futur quant à l'activité de l'établissement. Quand on connait les difficultés de fonctionnement des hopitaux et leur incidence sur l'activité, c'est un jeu d'équilibriste.
Par ailleurs, certaines recettes prévisionnelles sont en lien direct avec les Contrats d'Objectifs et de Moyens passés avec l'ARH, et celle-ci est loin d'honorer sa part du contrat, dans de nombreux cas.

Pour ce qui est des dépenses, les coûts fixes de fonctionnement sont assez  faciles à évaluer.
Mais les hopitaux aussi sont soumis aux hausses des tarifs (énergie, produits alimentaires, frais de fonctionnement divers...) et là l'appréciation n'est pas toujours facile.
Ils ont aussi à faire face à des charges imprévisibles parfois, comme les mesures salariales obtenues, de nouvelles normes à faire respecter "illico-presto" sans forcément voir arriver les enveloppes dédiées....

Bref, comme pour nous tous, on sait à peu près avec certitude ce qui constitue nos recettes sauf accident imprévisible qui vient changer la donne, et pour ce qui est des dépenses on ne peut tabler que sur ce que l'on connait à une date donnée mais absolument pas prévoir à l'avance que la baguette va augmenter, que le litre d'essence va prendre 50 centimes, la voiture rendre l'âme ...etc.

Lorsque nos prévisions se voient bousculées en cours de route il nous faut nous ajuster dans la mesure du possible, mais il arrive un moment,  comme actuellement, où malgré tous les efforts consentis, la marge de manoeuvre n'existe plus et là....c'est le déficit!
Pas pour tout le monde je vous l'accorde car lorsqu'on en arrive là il y en a qui se gavent....les banques!

Les COM : Ce sont les Contrats d'Objectifs et de Moyens. En gros l'hopital passe un contrat avec l'ARH, il se fixe des objectifs et l'ARH s'engage à donner les moyens nécessaires à leur atteinte.....en principe!

Car si lors de la contractualisation, chacun remplit bien sa part, à terme le constat est que cela se réduit au fait que l'Hopital est bien tenu d'aller au bout de ses objectifs, mais que les moyens promis sont loin d'être toujours donnés.

"Dites moi ce dont vous avez besoin je vous apprendrai comment vous en passer"

Croyez vous que pour autant les ARH sont indulgentes quant au bilan comptable lorsque le déficit s'installe faute d'avoir touché les sommes promises???? Pas du tout, elles se permettent en plus remonter les bretelles aux hôpitaux qui ne sont pas en équilibre par leur faute!


Les MIGAC : textuellement Missions d'Intérêt Général et Aide à la Contractualisation.

Les établissements sont financés par le biais de plusieurs volets. La tarification à l'Activité (T2A)   en est le plus important et correspond à la valorisation des actes de soins (chaque acte "vaut" une somme  évaluée et pondérée en fonction de divers facteurs).
Ces tarifs sont nationaux.
D'autres missions de service public ne peuvent être évaluées par le biais de la T2A. Elles sont alors financées par le volet Mission d'Intérêt Général qui recouvre tout ce qui ne peut entrer dans la T2A.
Quant à l'AC (Aide à la Contractualisation), ce sont des enveloppes dédiées à d'autres financements, indispensables, n'entrant ni dans la T2A, ni dans les Missions d'Intérêt Général.
Ce sont par exemple des aides au passage à un nouveau système tarifaire,  au maintien d'une activité déficitaire mais priorisée dans le Schéma d'Organisation Sanitaire, à la création de nouvelles activités....etc.

Voilà quelques éléments qui je l'espère permettront aux non initiés d'y voir un peu plus clairement ce qui se cache derrière toutes ces abréviations.



Mon calendrier
< Mai. 2008 >
L M M J V S D
   1234
567891011
12131415161718
19202122232425
262728293031 
Contactez-moi
Mail :
Trafic
2 connectés
44359 visiteurs