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DEFENDRE LA SANTE POUR TOUS
Tribune libre
Publié le 20/03/2008 à 11:30
Par antochrit
Humeur : Ironique
Selon un nouveau communiqué APM le corps médical va encore pouvoir se réjouir (en grande partie) même si le bonheur des uns risque de faire le malheur des autres!

La ministre de la santé, Roselyne Bachelot, a saisi l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) d'une mission sur la rémunération des médecins et des chirurgiens hospitaliers, qui devra lui remettre ses conclusions d'ici fin mai, a-t-on appris mercredi auprès du cabinet de la ministre.
Dans la lettre de mission elle demande  la réalisation d'un état des lieux sur la rémunération des médecins libéraux et hospitaliers, et l'étude, sur cette base, des modalités de rapprochement des modes et des niveaux de rémunération des médecins hospitaliers.

Elle cite des tensions démographiques pour certaines spécialités médicales "qui imposent de réduire les écarts de mode et de niveau de rémunération entre secteurs pour permettre une optimisation de la ressource médicale", et le développement des collaborations public/privé qui "appelle une clarification des modes d'exercice et de rémunérations et une réduction des écarts injustifiés".

La mise en place de la tarification à l'activité (T2A), "qui accroît la concurrence entre établissements, appelle un mode de rémunération stimulant et attractif pour les médecins", remarque-t-elle.

Roselyne Bachelot souhaite également que la mission formule "toutes propositions de mesures de nature à favoriser des convergences des modes de rémunération et d'exercice, adaptées aux enjeux de notre système de santé", incluant l'évolution des statuts, des modes d'exercice, la durée et l'évolution des carrières, tout en tenant compte de la diversité des conditions d'exercice.


Publié le 20/03/2008 à 07:28
Par antochrit
LE SYSTEME DE SANTE NE TOURNE QU’AVEC DES MEDECINS !!!

Après une longue pause, je reviens à l’actualité.

A l’heure où l’on tente de convaincre le français moyen de la nécessité de faire des efforts supplémentaires pour sauver notre système de santé, en coulisses, des tractations s’organisent, mais les bénéficiaire sont bizarrement toujours les mêmes.

Tout un chacun sait, que ce soit par le biais de l’Internet ou par la lecture du rapport de la Cour des Comptes, que le trou de la Sécurité Sociale est un mythe soigneusement entretenu.
La réalité est tout autre puisque si tous les fonds lui étant dus étaient réellement perçus, nous nous retrouverions avec un excédent et nous n’aurions nullement besoin d’en passer par les franchises.

Cet état de fait ne semble guère émouvoir nos gouvernements successifs puisque rien n’est fait pour recouvrir les créances (taxes sur l’alcool, taxes sur le tabac, cotisations patronales en souffrance….). Et au bout de la chaîne, c’est l’usager lambda, majoritairement employé, salarié ou artisan qui, lui, paie régulièrement son écot et se voit à nouveau mis à contribution pour compenser les défaillances de l’état, des patrons, de caisses diverses et variées qui ne semblent pas se sentir très concernés par le sujet…. !


Aujourd’hui, le pouvoir d’achat est au cœur des préoccupations des français.
Donc chacun, en son fort intérieur, souhaite ardemment voir ses revenus suivrent au minimum la courbe de l’inflation, hélas…que nenni.
Les caisses sont vides, la France est exsangue, la conjoncture internationale est mauvaise …. Autant d’arguments qui tentent de nous faire admettre qu’il va falloir prolonger la période de vaches maigres (comme si elle ne durait pas depuis suffisamment longtemps). Mais on constate que nous ne sommes pas tous sur le même plan (Ah ! EGALITE)
Les entreprises du CAC 40 font des bénéfices record, notre cher Président majore de 150% ses émoluments ….
Concernant la santé, les plans successifs ne sont que des plans de rigueur, où il nous est demandé de cuisiner du LENOTRE sur un Camping-gaz !
Les petites mains voient leurs contraintes augmenter au quotidien (traçabilité, certification, Evaluation des pratiques professionnelles…) tout ça sans faire l’impasse du travail habituel et avec de moins en moins de personnel. Une majorité des hôpitaux n’arrive pas à combler le manque de personnel soignant ! Mais pourquoi ?
Parce que certaines notions semblent absentes des capacités de compréhension de nos dirigeants !
Ces notions sont :

- ANTICIPATION
- FORMATION
- RECONNAISSANCE

Anticipation : Ils sont incapables de faire un état prévisionnel des besoins en terme de personnels. Incapables d’imaginer qu’un agent puisse se reconvertir, partir en retraite… et donc que le nombre d’agents formés à un moment X ne suffit pas à couvrir les besoins, même stables, 10 ans plus tard.

Formation : Comme pour l’Education Nationale, chacun y va de sa réforme, sans aucune base permettant d’étayer sa nécessité. Résultat des courses, on en arrive à des formations qui augmentent en terme de durée, mais qui diminuent en terme de qualité et de spécificité.

Reconnaissance : Malgré des exigences croissantes aucune mesure ne vient récompenser l’investissement des professionnels en terme de rémunération.

Conjuguez ces différentes notions et vous vous apercevez que des professions où le manque d’anticipation quant aux besoins en personnels et à leur mobilité professionnelle, lié à des formations longues, des contraintes amplifiées et des salaires peu motivants ne pouvait que nous amener à la situation actuelle du manque de soignants.

Ces notions semblent commencer à faire sens dans l’esprit de certains, mais bizarrement, j’ai comme l’impression que « les soignants » se résument à l’entité « corps médical » !
La lecture des dépêches APM quotidiennes a une fâcheuse tendance à me provoquer des poussées de tension !
Chaque jour, je peux y lire toutes les avancées en cours pour la profession médicale, que ce soit pour les libéraux ou pour les praticiens hospitaliers.
En termes de besoins de personnels dans les années à venir, en terme de formation et en terme de rémunération. Toutes leurs demandes semblent être entendues !
Serait ce à dire que la santé ne tient que par le corps médical ?
Que deviendront les hôpitaux quand ils seront habités par des cohortes de médecins correctement rémunérés mais où les autres soignants auront disparu pour aller faire du libéral ou vendre des patates sur le marché pour cause de manque d’attractivité et de reconnaissance de leur profession ?
De gigantesques cabinets médicaux ?????
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