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DEFENDRE LA SANTE POUR TOUS
Tribune libre
Publié le 25/03/2009 à 18:03
Par antochrit
 Article paru le 19 mars 2009

La france en mouvements du 29 janvier au 19 mars

Faute de trouver des infirmières en nombre suffisant pour travailler la nuit, la direction de l’hôpital de Caen a imposé un tirage au sort. À gagner : un mois de service de nuit ! Et une révolte assurée des personnels.


Caen (Calvados), envoyée spéciale.


Soupçonnant qu’il y avait « anguille sous roche », la CGT de l’hôpital de Caen (Calvados) avait tiré la sonnette d’alarme l’année dernière. Dans un tract distribué le 13 mars 2008, le syndicat pointait ces « directions qui abusent de leurs privilèges (rénovation de logements de fonction, nouveaux véhicules, etc.) ». Il aura fallu un an pour que le scandale éclate au grand jour. Le 11 mars dernier, le directeur général du centre hospitalier universitaire, Joël Martinez, donnait sa démission, après avoir été confronté par les auteurs du Livre noir des hôpitaux, trois journalistes de l’hebdomadaire le Point, « aux 836 997 euros de dépenses qu’il a fait engager par le CHU de Caen pour la rénovation et la décoration de son logement de fonction ».

Selon les auteurs de l’ouvrage, l’établissement aurait ainsi engagé pour près de… 2 millions d’euros de dépenses de rénovation et autre « relookage ». Soit presque 20 % du déficit 2008 de l’hôpital (9,4 millions d’euros), qui est par ailleurs sommé de parvenir à l’équilibre d’ici à 2012 par le biais notamment de 280 suppressions de postes. En bref, une somme choquante et difficilement justifiable dans un contexte de déficit chronique des hôpitaux publics.

Côté personnel, c’est la stupeur. « On avait des doutes depuis quelque temps, mais on ne connaissait pas les sommes exactes », admet Jean-Pierre Delabruyère, secrétaire adjoint du syndicat CGT de l’hôpital. On sent poindre, aussi, l’écoeurement, l’amertume, la colère… « Dans la période actuelle où l’on nous demande des économies même sur le papier des essuie-mains, ce genre de dépenses est encore plus choquant. Récemment, on nous a même demandé de réduire la portion de beurre pour les patients de 15 à 10 g », s’indigne Philippe Saint Clair, délégué CGT. Outrée, également, cette aide-soignante, qui, pour dix-sept ans d’ancienneté et deux week-ends travaillés par mois, gagne tout au plus 1 247 euros net.

Pour les infirmières, la pilule est d’autant plus amère, que depuis février, celles qui travaillent de jour sont littéralement tirées au sort par la direction pour intégrer les équipes de nuit, et ce dans n’importe quel service. Raison invoquée : le manque d’effectif du « pool de nuit ». La méthode est violente mais légale. Permanence des soins oblige, rétorque la direction. « Pour les filles qui ne comptent plus les rappels au domicile, les jours non récupérables avant plusieurs mois, les changements d’horaires, le travail en flux tendu constant, c’est l’horreur », témoigne Anne Bourdonnet, aide-soignante en réanimation. Leur hantise ? Se retrouver « parachutées » toutes seules et à la dernière minute dans un service qu’elles ne connaissent pas. « Poser une perfusion sur un enfant, ce n’est pas la même chose que sur un adulte », poursuit, à titre d’exemple, Anne Bourdonnet. « Et comme la direction ne veut pas entendre parler de contraintes personnelles, du coup, tout le monde espère que ça tombera sur la collègue. Et quand ça tombe sur elles, certaines partent en dépression. »

« L’accident est certes inhérent à notre profession, mais faire des nuits dans un service qu’on ne connaît pas, c’est l’insécurité totale », surenchérit Suzanne, infirmière en cardiologie. Les syndicats ont d’ailleurs interpellé à plusieurs reprises la direction du CHU à ce sujet. « Agissant ainsi, la direction prend des risques inconsidérés qui inéluctablement conduiront à des accidents, des erreurs préjudiciables aux patients comme ceux qui on fait la une des journaux cet hiver », déclaraient dans un communiqué commun les syndicats CGT, CFDT, FO, UNSA, SUD et CFTC le 25 février dernier, en appelant le personnel à débrayer. Plusieurs dizaines d’infirmières avaient répondu à l’appel ce jour-là, demandant « des moyens » et « les formations nécessaires ». « On veut bien faire des efforts, mais pas dans n’importe quelles conditions », insiste Suzanne. Contrairement à la plupart des infirmières de jour, cette dernière s’est portée volontaire pour travailler de nuit. « J’avais envie de faire autre chose temporairement. » Mais pas « n’importe quoi », précise-t-elle d’emblée. « J’avais demandé à rester dans mon service. » Ce qui a été accepté. Suzanne commencera ses nuits à compter de la mi-avril.

Le malaise des infirmières, qui, comme tout le monde le sait, n’est pas propre au seul hôpital de Caen, ne date pas d’hier. Déjà l’an passé, la direction avait eu recours à pareil tirage au sort. « C’était pour répondre à une situation d’urgence, nous avait-on assurés, en nous promettant que l’année suivante, le problème serait réglé », rapporte Philippe Saint-Clair, secrétaire du syndicat CGT et élu au CHSCT. « Sauf qu’on se retrouve en 2009 dans la même situation. » La direction s’est pourtant vantée d’avoir recruté 170 infirmières en 2008 et 97 en toute fin d’année. Vrai. Sauf que cela ne suffit pas à combler les départs. Il manque au moins une quarantaine d’infirmières. Les postes sont budgétés, mais personne ne postule. « Le fond du problème, ce sont les conditions de travail la nuit », lâche Jean-Pierre Delabruyère.

Les exemples de dysfonctionnements sont légion. Comme cette infirmière qui s’est retrouvée seule pour surveiller ses vingt patients et une autre unité située deux étages au-dessus. Une autre, fraîchement débarquée, n’a pas supporté longtemps « le transfert de responsabilité », à savoir de rester seule la nuit, sans médecin. Elle est repartie. « On ne compte plus toutes les démissions », déplore Anne Bourdonnet. Elle soupçonne la direction d’agir ainsi pour « imposer la polyvalence d’une part et une rotation jour-nuit des personnels d’autre part ».

« Les conditions que l’on vit actuellement, je les ai connues il y a dix-neuf ans quand j’ai commencé en intérim », insiste Suzanne, pour bien replacer l’hôpital de Caen dans son contexte. Si elle se dit « soulagée » que la vérité sur le directeur de l’hôpital ait « enfin » éclaté, elle espère bien que celui-ci ne servira pas de bouc émissaire. « Il faut prévenir ce type de dérives, aussi anecdotiques soient-elles, qui occultent le manque de moyens et de perspectives qui dépasse le CHU de Caen », acquiesce Jean-Claude Hirout, de la CGT. « Cela fait des années que les salariés subissent les sous-effectifs, les économies drastiques et les salaires de misère », analyse Jean-Pierre Delabruyère. Pour lui, il est indéniable que cette histoire de corruption a eu l’effet d’une « bombe » sur un personnel qui s’était déjà largement mobilisé le 29 janvier dernier. « On sent bien qu’aujourd’hui, les hospitaliers, même s’ils sont moins visibles que dans d’autres secteurs à cause des assignations, sont encore plus révoltés. » Lui met d’ailleurs en garde : « Le CHU est lourd à démarrer, mais quand il est parti… »


Alexandra Chaignon

Publié le 25/03/2009 à 17:59
Par antochrit

 
Le « rapport Couty » prévoit son démantèlement et sa privatisationDéfendons le service public de psychiatrie de secteur !
 Le 29 janvier 2009, Edouard Couty, conseiller à la Cour des Comptes a remis a Roselyne Bachelot, ministre de la santé son rapport sur les « missions et organisations de la santé mentale ».Ce rapport se présente ouvertement comme l’application à la psychiatrie  de la « loi Bachelot » « Hôpital, Patients, Santé et Territoires ». Il préconise le démantèlement de l’organisation de la psychiatrie publique de secteur. La ministre, soutenue par N.Sarkozy veut aller très vite, et faire voter avant l’été une loi reprenant les propositions du rapport Couty, ainsi que les orientations vers le « tout sécuritaire » annoncées par le président de la république le 2 décembre 2008. Elle cherche ainsi à éviter tout débat public et toute mobilisation des professionnels.C’est notre outil de travail, déjà fragilisé et endommagé qui est menacé de disparaître et avec lui emplois et statuts de la fonction publique hospitalière. 

Du secteur….aux GLC

La proposition centrale du rapport Couty, est l’éclatement entre les « soins de proximité » et l’hospitalisation complète.

 

Les établissements de psychiatrie publique ne conserveraient comme mission que l’hospitalisation « temps plein », qu’ils partageraient avec les établissements privés.

L’ensemble de l’activité de proximité serait confié à une nouvelle structure distincte de l’établissement de psychiatrie publique : le « groupement local de coopération ». Ce GLC relèverait directement de l’ARS[1]. Le GLC ? GIP ? de quoi s’agit il ?

Le « groupement local de coopération » prendrait la forme juridique d’un GIP (Groupement Intérêt Public).

Les GIP associent des personnes de droit public et de droit privé pour exercer en commun des activités d’intérêt général.

Ils regrouperaient :

-          médecins libéraux généralistes et spécialistes

-          Centre Communaux d’action Sociale et collectivités territoriales

-          Etablissements psychiatriques publics et privés

-          Institutions sociales et médico-sociales

-          Organismes de logement social, associations de réinsertion, associations d’usagers et de familles…

 Toute l’activité extrahospitalière relèverait du GLC.

Le GLC prendrait en charge « les soins ambulatoires stricto-sensu » [activités de CMP] « mais aussi les prises en charges dans les structures alternatives à l’hospitalisation » [hôpitaux de jours, groupes de soins ambulatoires]. (Rapport Couty p 27)

Le GLC devrait assurer une permanence 24h sur 24, mais ne disposerait pas de lits d’hospitalisation.

En cas d’hospitalisation, les patients seraient adressés aux établissements d’hospitalisation publics ou privés.

Le directeur du GLC « coordonnateur du réseau » serait nommé par l’ARS « parmi les cadres administratifs, médicaux, paramédicaux, ou sociaux, ou les professionnels libéraux membres du GLC ».

Le GLC serait administré par un « conseil local pour la santé mentale » ou siégeraient les représentants des différentes institutions.

 Avenir des personnels

Le rapport Couty est explicite : « les secteurs psychiatriques des établissements publics verront leurs moyens extra hospitaliers figurer au sein du GLC »…. « tandis que les moyens intra-hospitaliers demeureront au sein de ces établissements ».

« Les objectifs et les moyens des GLC seront définis dans un contrat signé avec l’ARS et avec les collectivités décentralisées.. » (départements, communes intercommunalité).

 Conséquences de cette nouvelle organisation1) la fin de la continuité des soins entre « intra » et « extra » hospitalier.

La politique de secteur permet d’assurer par la même équipe de service public la prévention, les soins, et le suivi des patients. L’hospitalisation n’étant qu’un moment, parfois nécessaire dans la continuité de l’accompagnement du patient. Le centre de ce dispositif est le CMP, travaillant en lien avec l’environnement familial et social de la personne soignée.

Il y aurait désormais rupture entre une fragile prise en charge extra hospitalière assurée par un dispositif médico social associatif et les soins à l’hôpital. 

Dans la pratique, les personnels travaillant hors de l’Hôpital ne feraient plus partie d’un service de soins, mais seraient sous l’autorité d’une autre institution et d’une autre direction. Ce serait notamment le cas de la quasi totalité des personnels de psychiatrie infanto-juvénile.

 2) Réduire la place du service public et diminuer l’emploi public.

Dans la foulée de la loi « Hôpital Patients Santé et Territoires » les propositions du rapport Couty réduisent la place du service public en confiant une partie de ses missions au médico-social associatif : les soins de proximité en amont, mais aussi, les patients dits « inadéquats !! » en aval.

Les hospitalisations les plus légères (et « rentables ») iraient vers les cliniques privées en plein développement.

Dès lors les « missions » de la psychiatrie publique se limiteraient à la courte hospitalisation en urgence des patients les plus lourds, déconnectée du reste des soins et à la psychiatrie « sécuritaire ».

Cette réduction de la place du service public aurait bien sûr pour conséquence la réduction des moyens des établissements publics et concerneraient toutes les catégories de personnels.

Les soignants qui, à terme, pourraient ne plus être hospitaliers publics mais embauchés sous contrat de droit privé par le GLC, mais aussi l’ensemble des services logistiques administratifs et techniques dont l’activité serait limitée à l’intra hospitalier.

 

 N’acceptons pas la destruction de la psychiatrie publique !-          Pour en savoir plus sur le rapport Couty et le projet de loi Bachelot sur la psychiatrie-          Pour discuter des perspectives de lutte au lendemain du 19 mars 2009La CGT vous convie à une réunion d’information syndicalele 02 Avril 2009 de 14H à 16H salle d’AG


[1] Agence Régionale de Santé remplaçant les ARH (Agences Régionales de l’Hospitalisation)

Publié le 25/03/2009 à 17:53
Par antochrit
Presque tout a sans doute été écrit sur l'ultra président, que ce soit par ses supporters comme par ses détracteurs ! Jusqu'à ce jour, car il nous donne, hélas, toujours du grain à moudre.

Alors que dire de plus me direz vous? Sans doute rien! Mais peut être une analyse du cas SARKOZY.

Ce qui m'inspire c'est ce que je constate au quotidien. Cette omniprésence, ce "JE" à tous bouts de champs.

A force de vouloir nous convaincre du bien fondé de ses décisions et de ses choix,  à force de vouloir prouver que c'est lui le patron et par conséquent le seul à même d'expliquer les choses (ses ministres étant selon lui des incapables...) il nous met en over dose!

Cette diarrhée verbale permanente, décousue, contradictoire, volatile....nous conforte dans l'idée d'avoir à faire à un "CAS".

Un cas de menteur et de beau parleur pathologique!

Comme Bénabar le dit dans sa chanson
"je suis un beau parleur,
j'suis un menteur,
j'y étais, j'ai tout vu,
j'ai tout lu et j'ai tout fait..."

Pas un moment sans qu'il essaie désespérement de nous faire  des explications de texte (pensant sûrement qu'ayant à faire avec une armée de neuneus), ou des affirmations sans fondement et surtout sans aucune analyse tenant la route.
Qui plus est avec des tournures de langage prenant beaucoup de liberté tant avec la grammaire qu'avec la conjugaison!
Darcos n'ose pas commenter, mais lui ne sait pas faire une règle de 3.

On constate également que depuis son accession à la présidence, l'insulte est devenue le pré carré du chef de l'Etat!
Lui peut se permettre de dire "casse toi pauv'con" à quelqu'un qui ne souhaite pas lui serrer la main, mais un manifestant qui
brandit une pancarte avec le même "slogan" a droit à une amende de 30 euros!!!!

Chacune de ses phrases est désormais introduite par un "je n'ai pas été élu pour..." !
Oui, c'est vrai on se demande bien pourquoi il a été élu d'ailleurs...
Ceertainement pas pour le bien de la France, mais beaucoup plus sûrement pour satisfaire un Ego monstrueux, d'autant plus surdimensionné qu'il est assorti d'une inculture tout aussi monstrueuse!
Les Etats-Unis avaient G.W. BUSH, et nous avons SARKO... Belle compétition dans la catégorie "Qui a élu le plus stupide "


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