Précédent Créer son blog Suivant Signaler un abus Noter :  
Ma photo
DEFENDRE LA SANTE POUR TOUS
Tribune libre
Publié le 26/01/2008 à 20:46
Par antochrit
Humeur : Maussade

HÔPITAL DE SAINTES. -- La colère monte chez le personnel soignant. Il l'a fait savoir, hier, auprès de la direction

Un « ras-le-bol »
:Didier Faucard



Le fait est assez rare pour qu'il traduise un malaise réel. Hier après-midi, environ 150 infirmiers (il y avait quelques hommes) et aides-soignantes, soutenus par la CGT, se sont retrouvés au centre hospitalier saintais pour manifester leur fatigue, leur colère, leur « ras-le-bol ». Face à la difficulté de fonctionnement des services depuis le déménagement.
« C'est, effectivement, un ras-le-bol général », affirment Emmanuelle et Sylvie, deux infirmières de chirurgie, l'une de jour, l'autre de nuit. « On a de beaux locaux, mais pas de personnel. » Alors les uns et les autres donnent. Beaucoup. « On en arrive à travailler 9 heures, sans pause. Alors que, normalement, nous avons droit à 20 minutes pour 8 heures de travail. Tous les jours, on fait une demi-heure ou une heure supplémentaire. »


Débordées. Toute la journée le nez dans le guidon. « Les binômes infirmière-aide-soignante ne fonctionnent pas. Nous sommes toutes débordées, avec, en plus, les médecins qui n'arrêtent pas de brailler », poursuivent-elles. Débordées, qui plus est, bien souvent par des questions administratives ou de logistique.
« On nous avait dit, par exemple, que la nuit, nous n'aurions plus de ménage à faire. Mais la nuit dernière nous avons eu un décès. Le mort était à peine froid qu'il fallait préparer la chambre pour rentrer un autre malade. » « La nuit nous sommes deux infirmières et deux aides-soignantes pour 45 lits, poursuit une autre. On nous a fait rentrer six personnes d'affilée, sachant qu'il faut au moins une demi-heure par entrée pour faire les papiers. Et les autres malades, qui s'en occupe pendant ce temps ? En général, ils ne sont pas là pour un mal au doigt. »
Et de dénoncer le manque de temps à consacrer au patient, désormais. Autrement dit, la substance même du métier. « Et cela, au risque de la sécurité des malades. Aujourd'hui on est juste des techniciennes, on n'a plus de temps pour le rapport humain. Si un patient vient pour une injection, nous sommes bien contentes s'il ne demande pas autre chose. On n'a plus le temps. »


Plus de personnel. Constat : « Il manque une infirmière et une aide-soignante par unité, de jour comme de nuit. » C'est tout cela, et d'autres choses encore - « On ne prend plus de plaisir dans nos métiers » - que le personnel est venu exprimer à la direction, hier.
En l'absence de Denis Guirand, le directeur c'est Mme Da Cuhna, la directrice des soins, qui a rencontré les manifestants. « Dans un couloir, c'est dire comment on est considéré », notait une infirmière.
Elle a opposé les contraintes de budget à la demande d'embauche de personnel. Et évoqué une remise à plat de l'organisation des services, en fonction du projet médical, pour essayer de résoudre les problèmes de fonctionnement actuels.
Pas suffisant pour le personnel, qui doit présenter son analyse de la situation et ses demandes au Comité technique d'établissement, qui se tiendra jeudi prochain. Et déterminer la conduite à tenir, ensuite, au vu des propositions de celui-ci.
Publié le 19/01/2008 à 18:16
Par antochrit

Une infirmière de l'Hopital de Cadillac m'a transmis les documents qui suivent...

Edifiant!

Publié le 19/01/2008 à 18:14
Par antochrit
Humeur : En colère

Sud-ouest du 15-01-08

Le ton monte

:Agnès Claverie

Les infirmiers psychiatriques de l'hôpital de Cadillac sont en grève depuis le 8 janvier. Hier, leur mouvement s'est durci. Ils ont filtré l'entrée de l'établissement, l'interdisant à tous les personnels ou visiteurs administratifs.
Selon les personnels infirmiers, qui ont créé avec les syndicats et les médecins un collectif à partir de leur association "Et si on soignait", les problèmes actuels résultent d'un manque criant de moyens financiers.

« Notre métier c'est de soigner. Mais aujourd'hui, on nous demande d'être rentables, et non plus de soigner », assure Séverin Danzon du collectif. Elle ajoute : « les difficultés durent depuis des années dans la psychiatrie, ici à Cadillac, mais aussi au niveau national. Aujourd'hui, nous sommes à un point de non-retour ! »
Le nombre de patients augmente, le nombre de personnels diminue. Les soignants affirmant être astreints aux tâches administratives : «
Depuis l'informatique, on nous demande de commencer par faire des factures et ensuite seulement on peut s'occuper des gens ! », constate l'un des grévistes.


Lits de camp.
« Autrefois, on prenait le temps d'accompagner les malades dans le parc, la radio était sur place. Le cardiologue, le dentiste venaient à l'hôpital. Comme ils ne viennent plus, il faut accompagner les malades à l'extérieur. C'est encore du temps alors qu'on est de moins en moins nombreux. La cafétéria a disparu, les malades n'ont plus un petit coin à eux », précise une autre, qui forte de ses trente ans dans l'établissement, assure avoir ressenti une nette dégradation dans la qualité des soins, depuis ces dernières années.
Le manque de places pour les malades est également pointé par le collectif.
L'hôpital de Cadillac compte 521 lits. S'il est difficile de connaître le nombre exact de patients, des lits manqueraient puisque selon les grévistes «
on est obligé de rajouter des lits de camps ou de placer les entrants dans des services qui ne sont pas faits pour eux. Aujourd'hui, on parque les gens ! », accusent-ils.

Alors que des grévistes bloquaient l'entrée toute la matinée, les représentants des syndicats, CGT, FO et CFDT et du collectif ont investi le Comité technique d'établissement réuni hier. Ils ont rencontré le directeur de l'hôpital, « entretien houleux » selon André Royer, le représentant de la CGT.

Il a finalement été décidé d'une première réunion de travail, mercredi.

Publié le 19/01/2008 à 18:02
Par antochrit
Humeur : En colère
  Au vu des dernières assemblées générales du personnel du CH Cadillac, l’Association loi de 1901 « Et si on soignait » a rencontré les salariés de l’hôpital afin qu’ils se fédèrent autour de la mission première du service public hospitalier, le soin.
 Il est ressorti des discussions engagées durant ces trois dernières semaines un constat de nos conditions de travail et des conditions de soin auprès des malades reçus au sein de notre établissement.
Ce constat met en évidence un certain mal-vivre du soin. Car les conditions de travail des agents sont les conditions de soin des patients, et il semble que ni les uns ni les autres ne s’y retrouvent. Pour preuve l’errance de patients dans le parc de l’hôpital fuyant des pavillons déstructurants, et la fuite des agents.  Une plate-forme revendicative a été adoptée devant l’assemblée générale du 06/12/07 ; en voici le contenu.  Développement : 
Au niveau de la sécurité, il ressort clairement un fort sentiment d’insécurité, exprimé par nombre d’entre nous. Pour preuve, les nombreuses agressions que subissent les salariés de l’hôpital, tant physiques que verbales. Ce sentiment est renforcé par une désertification en termes d’effectifs masculins, un manque cruel de fiabilité quant aux moyens d’alerte, la suroccupation. 
C’est pourquoi nous demandons :
 
-
     
L’abandon des bips/téléphone, au profit de bips d’alerte, plus fiable en termes de localisation de l’événement, et de déclenchement, indépendant du téléphone, à raison d’un bip par personnel exposé en service :
***
Art.2 : «  Dans les administrations et établissements visés à l’article premier, les locaux doivent être aménagés, les équipements doivent être installés et tenus de manière à garantir la sécurité des agents et, le cas échéant, des usagers. Les locaux doivent être tenus dans un état constant de propreté et présenter des conditions d’hygiène et de salubrité nécessaires à la santé des personnes ».Art.2.1 : « Les chefs de service sont chargés (…) de veiller à la sécurité et à la protection des agents placés sous leur autorité. »        
Loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 modifiée portant droits et obligations des fonctionnaires - (Version consolidée* au 6 février 2007) (JO Lois et décrets du 14 juillet 1983 page 2174) Art. 23. - Des conditions d'hygiène et de sécurité de nature à préserver leur santé et leur intégrité physique sont assurées aux fonctionnaires durant leur travail.
-      Ce même article nous amène à demander la rénovation des unités qui le nécessitent au sein de l’établissement, et la mise en place de passages protégés sur la chaussée de la rue Cazeaux-Cazalet pour rejoindre le parking du personnel. Et l’acquisition pour la livraison de médicaments, d’un utilitaire équipé d’un monte-charge, ainsi que la mise en place d’un auvent qui protège la zone de déchargement.
- Suppression des lits supplémentaires. Fin de la suroccupation et arrêt des hébergements :
****
  Art L326-4 : « Tout protocole thérapeutique pratiqué en psychiatrie ne peut être mis en œuvre que dans le strict respect des règles déontologiques et éthiques en vigueur. »
-      A ce titre, nous demandons également le retour à l’usage strictement thérapeutique des chambres d’isolement, et la mise en conformité de ces dernières. 
-      L’application stricte des protocoles d’admission à domicile et au commissariat/gendarmerie :
**
«  Le manuel pour l’élaboration d’un plan de prévention de la violence sera complété et élargi à toute la FPH ( y compris le social et le médico-social) et diffusé dans les meilleurs délais (…). Ce manuel comprend les éléments suivants : définition du partenariat avec la police, la justice, l’administration pénitentiaire et les collectivités territoriales (contrats locaux de sécurité). »-      Usage des mesures d’isolement en lien avec les protocoles de l’établissement, qui doivent être identiques dans tous les services.-      Postes de troisième et quatrième veilleurs occupés par des infirmiers afin de permettre l’application stricte des protocoles. 
-      Réquisition des agents quand ils doivent revenir sur leur repos, soumise à rémunération de 15 euro de l’heure révisable en fonction de l’inflation, sans système d’astreinte. Ceci dans un soucis de préserver un rythme de travail acceptable :
**
« Pour mieux concilier la vie professionnelle et personnelle de leurs agents, les établissements seront invités à mettre en place des processus expérimentaux d’organisation susceptible d’améliorer les rythmes de travail pour faciliter l’exercice professionnel. » 
-      En outre, du fait du caractère imprévisible et parfois explosif de patients en crise et en perte de repères au sein de l’institution, et de la violence que nous subissons chaque jour dans l’exercice de nos fonctions, nous demandons une indemnité mensuelle de 250 euro, non négociable et soumise à réévaluation annuelle en fonction de l’inflation, au titre des risques encourus, répercutés sur l’ensemble des catégories exposées.  Au niveau du temps dévolu au soin au sein dans notre établissement.
Nous sommes tous d’accord pour dénoncer les glissements de fonction. Ils se répercutent directement sur les infirmiers et les aides soignants qui s’éloignent du malade, dans des rôles qu’ils veulent redéfinir, ou plutôt faire respecter (ils sont déjà définis)
 
-Respect de nos décrets de compétences. Voici ce qu’ils ne disent pas :
 

                
Ils ne disent pas que l’infirmier est responsable d’un dossier administratif, social, médical, et financier, ou de la gestion des mouvements informatiques des patients, mais bel et bien : « il est chargé de la conception, de l’utilisation, et de la gestion du dossier de soins infirmiers. »
* Article 3 .
  
A ce titre, nous attirons l’attention sur la nécessité de revenir à un support unique en ce qui concerne le dossier de soins.
  

- Retour des tâches administratives aux agents administratifs :
Nous demandons donc à ce que ces tâches hors qualification, soient redistribuées dans les services concernés qui devront être renforcés en fonction de la charge de travail déplacée, ce qui devra être évalué avec ces services de façon spécifique et adaptée afin de gérer le dossier administratif du patient, de son admission à sa sortie.
 
La gestion informatique des mouvements des patients à l’intérieur de l’établissement n’est plus sous la responsabilité des infirmiers, en accord avec son décret de compétence.
Ensuite, dans un souci d’économie d’énergies humaines, il serait préférable que l’outil informatique puisse s’exprimer, et il semble en mesure de communiquer à un interlocuteur unique l’effectif des pavillons en termes de patients, afin que chacun puisse enfin savoir à qui s’adresser. Ainsi, les infirmiers ne veulent plus communiquer ces informations par téléphone ou fax, et ce, plusieurs fois par jour. Nous souhaitons que cela soit centralisé sur le support informatique et géré dans le cadre de la réattribution des fonctions de chacun, avec un recrutement conséquent. 
-Gestion des ressources humaines au cadre responsable, et notamment le cadre de garde en accord avec les objectifs de continuité du service public.
De même, il n’est nulle part spécifié la qualification de l’infirmier ou de l’aide-soignant, quant à la manipulation et la détention d’argent de malades. Mais que ceux-ci peuvent s’appliquer à accompagner le patient dans la démarche de retirer son argent, de l’aider dans ses choix, de le guider, dans une démarche éducative et d’autonomisation ou de resocialisation : 
*
« De protéger, maintenir, restaurer et promouvoir la santé physique et mentale des personnes ou l’autonomie de leurs fonctions vitales, physiques et psychiques, en vue de favoriser leur maintien, leur insertion ou leur réinsertion dans le cadre de leur vie familiale ou sociale. » Article 2 .1 « …Aide et soutien psychologique, observation des troubles du comportement ; Dans le domaine de la santé mentale, l’infirmier accomplit en outre les actes ou soins suivants : a) Entretien d’accueil du patient et de son entourage ; b) activités à visée socio-thérapeutique individuelle ou de groupe. » Article 5 relatif au rôle propre de l’infirmier et donc délégable à l’aide-soignant. 
-Maintien permanent d’effectifs thérapeutiques définis dans chaque unité, indépendamment des effectifs minimum de grève et de sécurité. 
En ce qui concerne la gestion autour du malade, il est évident que la suroccupation engendre un surcroît de charge de travail qui n’est pas compensé en termes d’effectifs. Nous pensons aux personnes qui travaillent pour les conditions de séjour et d’accueil des malades, dans tous les services logistiques. 
-  Lingerie : modernisation du matériel, réévaluation des effectifs et anticipation des jours fériés.
La restauration qui doit préparer autant de repas en plus.Les agents techniques qui interviennent plus régulièrement puisque l’usure du matériel est accélérée.    
Un dernier axe de recherche a concerné la précarité des emplois au sein de l’hôpital.
 Crêche :**  Au vu du document référentiel, nous demandons la concrétisation rapide du projet de crèche. Ce document précise qu’il est nécessaire de :« …favorisant une meilleure articulation entre vie professionnelle et familiale. »« Le gouvernement(…) a décidé d’apporter les moyens financiers que requièrent les mesures nécessaires à leur organisation. » « …mutualisation des places de crèches hospitalières avec les crèches relevant de l’Etat ou des collectivités territoriales. »« Les partenariats entre les différentes administrations (Etat/collectivités territoriales/ hospitalières) et/ou entre hôpitaux et CAF devront être encouragés pour favoriser le développement ou la création des crèches hospitalières. »
Remplacement des départs à la retraite, des arrêts longue maladie et des congés maternité :
**
  « Le service public hospitalier(…) doit faire face en outre à des contraintes liées notamment, à la continuité du service, à la pénibilité des tâches assumées par les personnels (un tiers environ des aides-soignants partent en retraite pour invalidité) et aux conséquences de l’évolution démographique (50% des effectifs partiront à la retraite d’ici 2015). »
Pour cela nous demandons une politique de recrutement plus attractive.
De plus, le document précise :
« Les organisations syndicales signataires et le gouvernement conviennent dans le respect des grands principes qui déterminent l’unité de la fonction publique et dans le cadre des moyens, notamment financiers alloués pour la mise en œuvre du présent protocole, de favoriser l’attractivité des métiers de la FPH pour répondre aux besoins de santé de la population. »
Nous pensons que l’indemnité de risque de 250 euro demandée précédemment peut être un élément attractif pour les futurs professionnels de la santé.
Titularisation et stagiarisation des agents en situation d’emploi précaire qui le désirent : ** "Les établissements de la FPH seront incités à accélérer le processus des personnels contractuels de droit public recrutés sur des emplois permanents ».   *Décret n°2002-194 du 11 février 2002 relatif aux actes professionnels et à l’exercice de la profession d’infirmier. 
** Protocole d’accord sur le développement du dialogue social, la formation, l’amélioration des conditions de travail, l’action sociale et les statuts des personnels de la Fonction Publique Hospitalière 2006-2009
*** Décret n°83-453 du 28 mai 1982 modifié relatif à l’hygiène et à la sécurité du travail ainsi qu’à la prévention médicale dans la fonction publique- (version consolidée au 8 octobre 2003).
**** Loi n° 90-527 du 27 juin 1990 relative aux droits et à la protection des personnes hospitalisées en raison de troubles mentaux et à leurs conditions d’hospitalisation.
Publié le 19/01/2008 à 17:05
Par antochrit
Humeur : Au secours !
"Psychiatrie la spirale infernale

En grève depuis le 8 janvier c'est avec le collectif « Et si on soignait » que les agents du centre hospitalier de Cadillac dénoncent la dégradation du soin.
Les revendications
portent principalement sur la sécurité, le temps dévolu au soin, la précarité de certains emplois :
nous demandons le maintien permanent de l'effectif thérapeutique au sein des
pavillons donc l'arrêt total de la suroccupation de ces mêmes unités et ainsi l'abandon des lits de camps,le retour à l'usage thérapeutique des chambres d'isolement, le respect des

décrets de compétences afin d'éviter les glissements de fonction, la stagiérisation des contractuels (qui bien sûr le souhaitent), le remplacement des départs en retraite, des congés maternité, une crèche pour le personnel...

Née des premières assemblées générales tenues depuis novembre 2007 le collectif (environ 200 personnes) est soutenu et rejoint maintenant par les 3 syndicats (FO, CFDTet CGT) et des médecins de l'établissement.
Cette fédération s'oriente essentiellement
autour des conditions de travail.
Il nous paraît primordial de rappeler les objectifs et
missions de l'hôpital psychiatrique: le soin et l'accompagnement des malades et non pas la rentabilité de ses clients.
Nous voulons pouvoir soigner ces personnes avant de les rendre
à la cité. Le malade n'est pas qu'une admission et une sortie mais un individu qui a besoin qu'on lui accorde du temps.

A près plusieurs jours de grève, la direction a ccepte de discuter avec le collectif .
Nous
avons convenus de travailler autour de thèmes c omme la gestion des flux, la sécurité et l'organisation du temps de travail. En effet la psychiatrie connaît un nombre croissant d'admissions notamment des hospitalisations sous contrainte mais elle est actuellement incapable d'accueillir convenablement ces personnes faute de place.
Nous en sommes à
réquisitionner des lits de camps! Ce qui au sein des services entraîne de l'insécurité, sanspersonnel suffisant il est difficile de se rendre disponible ce qui nourrit la frustration des patients et rend l'atmosphère tendue. Notre travail est alors réduit à de la surveillance et de l'urgence.

Le dialogue avec la direction est houleux car cette dernière se refuse à entendre le mal être des soignants quant à la reconnaissance de leur savoir faire. C'est pourquoi il prévu le blocage du conseil d'administration de l'établissement ce lundi 21 janvier dès 7h au

portail de l'hôpital pour maintenir la pression et se faire entendre des tutelles hospitalières.


L'hôpital de Cadillac n'est qu'un exemple parmi tant d'autre c'est pourquoi nous voulons
que cela devienne un débat national, quel devenir pour la psychiatrie à qui on demande de s'occuper de toutes les souffrances?"

Pages : 1 2
Mon calendrier
< Jan. 2008 >
L M M J V S D
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031   
Contactez-moi
Mail :
Trafic
3 connectés
44198 visiteurs