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Tribune libre
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Publié le 31/03/2009 à 17:57
par Groupe des 39 ⋅ dimanche 22 février 2009
Mathieu Bellahsen, le 21 février 2009-Interne en psychiatrie Monsieur le Président, Je vous écris en tant que citoyen. Cette lettre se termine avec une question, pourrez vous y répondre ? Je le souhaite. Il m’a été offert la possibilité de rencontrer des existences remettant en cause radicalement ce que l’on est, ce que je suis, ce que l’on pense vivre, ce sur quoi il semble commun de s’entendre et que l’on dénomme réalité. Dans ce monde de la normalité supposée, alors même que celui qui tenterait d’être le plus normal serait soit mort soit le dernier des fous, que faîtes vous de cette part de folie présente dans chaque homme, celle qui leur fait accomplir les horreurs tant décriées mais aussi les créations les plus incroyables, les plus sublimes dont notre culture regorge ? Que vous a fait la folie pour la mettre uniquement sur le dos des fous ? Que vous ont fait les fous pour que vous les chargiez de tous les maux victimaires contemporains. Vous avez attaqué notre folie commune par celle bien plus grande de la normopathie. Le bruit des mises à l’écart nous rappelle avec honte une partie de la psychiatrie française durant la collaboration. A cette cruauté envers nos semblables, nous n’avons de cesse que de penser. Ne l’oubliez pas, ne les oubliez pas. Laissez à ces morts leur sépulture, humus honteux de notre civilisation. Laissez aux fous la folie nécessaire pour s’attaquer à cette normalité dévastatrice qui ronge le monde contemporain. Laissez nous compter avec des chiffres qui ne seraient pas zéro (risque zéro, tolérance zéro), avec des chiffres qui seraient poétiques et non de petits comptages bureaucratiques. Repensez aux trains. Au zéro de l’opinion, nous entendons substituer l’infini de nos possibles. Le rouleau compresseur gestionnaire « pour le bien », « pour assainir » de votre politique se heurte donc à ces arrachés de la Raison, citoyens qui prennent soin et brodent en fine dentelle les détails infimes de l’existence. Nous prendrons les aiguilles pour tisser ensemble ce lien social précaire qu’il s’agit à chaque minute de refaire, nous ne prendrons pas seulement les aiguilles pour piquer, injecter, enfermer. Nous construirons des murs, pour des maisons avec une ambiance chaleureuse, bien loin de la froideur déserte des asiles, nous ne construirons pas vos cachots indignes de la folie. Nous surveillerons, avec notre sensibilité, notre accueil, notre veillance et non avec ces caméras persécutantes, avilissantes, faisant l’impasse sur la nécessité relationnelle du travail psychique. Nous aurons des bracelets pour offrir au plus grand nombre, confectionnés avec des petites ficelles marquant un travail précieux et nécessaire, et non votre boulet avec sa chaîne électronique. Nous aurons des lieux fermés oui, mais pour ces secrets qui ne peuvent voir le jour sans provoquer de la peine, de la rage, du désespoir, ces secrets regorgeant d’une souffrance qui doit s’enterrer patiemment, ensemble. Nous aurons des moments difficiles, des moments de joie, des moments de colère, d’errements, de contemplation, de sidération, de poésie. Nous aurons comme dans toute vie, des moments difficiles. Nous devrons supporter les malheurs, les tragédies, nous sommes obligés « c’est la vie », la fatalité, le Destin. A moins que la meilleure façon de vivre soit de ne pas exister ? Oui monsieur, je me déclare schizophrène dangereux si c’est le nom contemporain de l’exclusion, de l’abandon, de la vindicte. Nous serons de plus en plus nombreux à le clamer pour éparpiller les ténèbres que vous essaimez. Pour que ce vocable, nous rappelant l’odeur des gaz de la mort, perde son sens infâmant. Pour que cette supposée « dangerosité » soit synonyme du risque inhérent à la vie. Pour que cette campagne de destruction du lien social, cette politique de la peur dont vous n’êtes que l’une des petites statuettes à ranger au panthéon des crimes contre la dignité humaine, périsse d’elle-même. Je vous souhaite que la normalité supposée saine dont vous vous parez se heurte à l’intimité d’une rencontre avec un « fou », votre semblable. Dans ce miroir humain que vous n’osez regarder, méfiez vous du reflet sombre de votre inconséquence. Méfiez vous de l’ombre populiste colportée par la poussière des opinions. Méfiez vous du bruit des drames quotidiens des Hommes et de leur misère. Méfiez vous surtout de leur écho et de la rumeur qui s’infiltre dans vos appartements dorés. Si vos annonces sont suivis de faits, que les cris de la foule enflent au point de vouloir enfermer, reléguer, exterminer nos semblables, alors prévoyez nous une place à côté d’eux. Prévoyez également beaucoup de police, beaucoup de violence, de terreur et d’horreur. Prévoyez plus de vies gâchées que vos « dangereux » n’en auraient faits. Prévoyez notre résistance. Vous pourrez nous provoquer, nous insulter, nous bannir, nous parquer. Mais penser à l’après. Penser quand l’Histoire vous demandera : « pourquoi ? » Quelle sera votre réponse à la « solution » que vous mettez en place ?
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Publié le 25/03/2009 à 18:03
Article paru le 19 mars 2009
La france en mouvements du 29 janvier au 19 mars Faute de trouver des infirmières en nombre suffisant pour travailler la nuit, la direction de l’hôpital de Caen a imposé un tirage au sort. À gagner : un mois de service de nuit ! Et une révolte assurée des personnels.
Selon les auteurs de l’ouvrage, l’établissement aurait ainsi engagé pour près de… 2 millions d’euros de dépenses de rénovation et autre « relookage ». Soit presque 20 % du déficit 2008 de l’hôpital (9,4 millions d’euros), qui est par ailleurs sommé de parvenir à l’équilibre d’ici à 2012 par le biais notamment de 280 suppressions de postes. En bref, une somme choquante et difficilement justifiable dans un contexte de déficit chronique des hôpitaux publics. Côté personnel, c’est la stupeur. « On avait des doutes depuis quelque temps, mais on ne connaissait pas les sommes exactes », admet Jean-Pierre Delabruyère, secrétaire adjoint du syndicat CGT de l’hôpital. On sent poindre, aussi, l’écoeurement, l’amertume, la colère… « Dans la période actuelle où l’on nous demande des économies même sur le papier des essuie-mains, ce genre de dépenses est encore plus choquant. Récemment, on nous a même demandé de réduire la portion de beurre pour les patients de 15 à 10 g », s’indigne Philippe Saint Clair, délégué CGT. Outrée, également, cette aide-soignante, qui, pour dix-sept ans d’ancienneté et deux week-ends travaillés par mois, gagne tout au plus 1 247 euros net. Pour les infirmières, la pilule est d’autant plus amère, que depuis février, celles qui travaillent de jour sont littéralement tirées au sort par la direction pour intégrer les équipes de nuit, et ce dans n’importe quel service. Raison invoquée : le manque d’effectif du « pool de nuit ». La méthode est violente mais légale. Permanence des soins oblige, rétorque la direction. « Pour les filles qui ne comptent plus les rappels au domicile, les jours non récupérables avant plusieurs mois, les changements d’horaires, le travail en flux tendu constant, c’est l’horreur », témoigne Anne Bourdonnet, aide-soignante en réanimation. Leur hantise ? Se retrouver « parachutées » toutes seules et à la dernière minute dans un service qu’elles ne connaissent pas. « Poser une perfusion sur un enfant, ce n’est pas la même chose que sur un adulte », poursuit, à titre d’exemple, Anne Bourdonnet. « Et comme la direction ne veut pas entendre parler de contraintes personnelles, du coup, tout le monde espère que ça tombera sur la collègue. Et quand ça tombe sur elles, certaines partent en dépression. » « L’accident est certes inhérent à notre profession, mais faire des nuits dans un service qu’on ne connaît pas, c’est l’insécurité totale », surenchérit Suzanne, infirmière en cardiologie. Les syndicats ont d’ailleurs interpellé à plusieurs reprises la direction du CHU à ce sujet. « Agissant ainsi, la direction prend des risques inconsidérés qui inéluctablement conduiront à des accidents, des erreurs préjudiciables aux patients comme ceux qui on fait la une des journaux cet hiver », déclaraient dans un communiqué commun les syndicats CGT, CFDT, FO, UNSA, SUD et CFTC le 25 février dernier, en appelant le personnel à débrayer. Plusieurs dizaines d’infirmières avaient répondu à l’appel ce jour-là, demandant « des moyens » et « les formations nécessaires ». « On veut bien faire des efforts, mais pas dans n’importe quelles conditions », insiste Suzanne. Contrairement à la plupart des infirmières de jour, cette dernière s’est portée volontaire pour travailler de nuit. « J’avais envie de faire autre chose temporairement. » Mais pas « n’importe quoi », précise-t-elle d’emblée. « J’avais demandé à rester dans mon service. » Ce qui a été accepté. Suzanne commencera ses nuits à compter de la mi-avril. Le malaise des infirmières, qui, comme tout le monde le sait, n’est pas propre au seul hôpital de Caen, ne date pas d’hier. Déjà l’an passé, la direction avait eu recours à pareil tirage au sort. « C’était pour répondre à une situation d’urgence, nous avait-on assurés, en nous promettant que l’année suivante, le problème serait réglé », rapporte Philippe Saint-Clair, secrétaire du syndicat CGT et élu au CHSCT. « Sauf qu’on se retrouve en 2009 dans la même situation. » La direction s’est pourtant vantée d’avoir recruté 170 infirmières en 2008 et 97 en toute fin d’année. Vrai. Sauf que cela ne suffit pas à combler les départs. Il manque au moins une quarantaine d’infirmières. Les postes sont budgétés, mais personne ne postule. « Le fond du problème, ce sont les conditions de travail la nuit », lâche Jean-Pierre Delabruyère. Les exemples de dysfonctionnements sont légion. Comme cette infirmière qui s’est retrouvée seule pour surveiller ses vingt patients et une autre unité située deux étages au-dessus. Une autre, fraîchement débarquée, n’a pas supporté longtemps « le transfert de responsabilité », à savoir de rester seule la nuit, sans médecin. Elle est repartie. « On ne compte plus toutes les démissions », déplore Anne Bourdonnet. Elle soupçonne la direction d’agir ainsi pour « imposer la polyvalence d’une part et une rotation jour-nuit des personnels d’autre part ». « Les conditions que l’on vit actuellement, je les ai connues il y a dix-neuf ans quand j’ai commencé en intérim », insiste Suzanne, pour bien replacer l’hôpital de Caen dans son contexte. Si elle se dit « soulagée » que la vérité sur le directeur de l’hôpital ait « enfin » éclaté, elle espère bien que celui-ci ne servira pas de bouc émissaire. « Il faut prévenir ce type de dérives, aussi anecdotiques soient-elles, qui occultent le manque de moyens et de perspectives qui dépasse le CHU de Caen », acquiesce Jean-Claude Hirout, de la CGT. « Cela fait des années que les salariés subissent les sous-effectifs, les économies drastiques et les salaires de misère », analyse Jean-Pierre Delabruyère. Pour lui, il est indéniable que cette histoire de corruption a eu l’effet d’une « bombe » sur un personnel qui s’était déjà largement mobilisé le 29 janvier dernier. « On sent bien qu’aujourd’hui, les hospitaliers, même s’ils sont moins visibles que dans d’autres secteurs à cause des assignations, sont encore plus révoltés. » Lui met d’ailleurs en garde : « Le CHU est lourd à démarrer, mais quand il est parti… »
Publié le 25/03/2009 à 17:59
Le « rapport Couty » prévoit son démantèlement et sa privatisation Publié le 25/03/2009 à 17:53
Presque tout a sans doute été écrit sur l'ultra président, que ce soit par ses supporters comme par ses détracteurs ! Jusqu'à ce jour, car il nous donne, hélas, toujours du grain à moudre.
Alors que dire de plus me direz vous? Sans doute rien! Mais peut être une analyse du cas SARKOZY. Ce qui m'inspire c'est ce que je constate au quotidien. Cette omniprésence, ce "JE" à tous bouts de champs. A force de vouloir nous convaincre du bien fondé de ses décisions et de ses choix, à force de vouloir prouver que c'est lui le patron et par conséquent le seul à même d'expliquer les choses (ses ministres étant selon lui des incapables...) il nous met en over dose! Cette diarrhée verbale permanente, décousue, contradictoire, volatile....nous conforte dans l'idée d'avoir à faire à un "CAS". Un cas de menteur et de beau parleur pathologique! Comme Bénabar le dit dans sa chanson "je suis un beau parleur, j'suis un menteur, j'y étais, j'ai tout vu, j'ai tout lu et j'ai tout fait..." Pas un moment sans qu'il essaie désespérement de nous faire des explications de texte (pensant sûrement qu'ayant à faire avec une armée de neuneus), ou des affirmations sans fondement et surtout sans aucune analyse tenant la route. Qui plus est avec des tournures de langage prenant beaucoup de liberté tant avec la grammaire qu'avec la conjugaison! Darcos n'ose pas commenter, mais lui ne sait pas faire une règle de 3. On constate également que depuis son accession à la présidence, l'insulte est devenue le pré carré du chef de l'Etat! Lui peut se permettre de dire "casse toi pauv'con" à quelqu'un qui ne souhaite pas lui serrer la main, mais un manifestant qui brandit une pancarte avec le même "slogan" a droit à une amende de 30 euros!!!! Chacune de ses phrases est désormais introduite par un "je n'ai pas été élu pour..." ! Oui, c'est vrai on se demande bien pourquoi il a été élu d'ailleurs... Ceertainement pas pour le bien de la France, mais beaucoup plus sûrement pour satisfaire un Ego monstrueux, d'autant plus surdimensionné qu'il est assorti d'une inculture tout aussi monstrueuse! Les Etats-Unis avaient G.W. BUSH, et nous avons SARKO... Belle compétition dans la catégorie "Qui a élu le plus stupide " Publié le 19/03/2009 à 17:46
UNE FOIS N'EST PAS COUTUME.....ALLEZ UNE PETITE ANTI SARKO..... CELA ME SOULAGE....! Le 3 mars dernier, le Président se rendait à Valence, dans la Drôme, là où, en début d’année 20 000 manifestants s’étaient faits remarquer. Il s’agissait de visiter quelques institutions et de prendre un bain de foule, triée sur le volet, afin de ne pas prendre le risque d’une possible contestation. Il y avait beaucoup de personnes agées pour recevoir Sarkozy, ce qui n’a au fond rien d’étonnant, puisque les instituts de sondage ont toujours dit qu’il avait eu la primeur du troisième age, lors de l’élection de mai 2007. 3000 personnes avaient été invitées, lesquelles en remerciement naturel ont trinqué à la fin de la visite présidentielle dans la salle des fêtes d’alixan. Ce luxe de précaution a énervé un commandant de gendarmerie, lequel s’en est ouvert, et sa déclaration fait l’objet d’un véritable buzz sur internet. Ce témoignage, le voici : « Ce mardi 03 mars à 11h00, l’empereur SARKOZY était chez nous, dans la Drôme. A l’heure des économies, à l’heure où il faut se serrer la ceinture, il aura encore "claquer" des millions d’euros pour sa propagande !!! 1265 gendarmes déployés !!! Oui, vous avez bien lu 1265 ! Nous montons la garde 24h/24 à l’aérodrome de Chabeuil et à la gare TGV. Son altesse ne voulant pas venir en Falcon république, il vient en Airbus (plus spacieux et nettement plus "digne" de son rang, du moins le pense-t-il).. Seulement, il n’y a pas de rampe pour le faire descendre de l’avion ; ce n’est pas grave, on en fait venir une, vite fait, par convoi exceptionnel depuis Lyon !!! Ce soir, je prends le boulot à 19h30, jusqu’à demain 15h30... C’est ma troisième nuit ! Pour ne pas être gêné, l’Empereur aura la voie rapide Valence/ Romans coupée dans les deux sens pendant 30 mn. 60 voitures d’usagers de la SNCF (sur son passage) seront mises à la fourrière. Si jamais il y avait un contretemps, ce ne serait pas grave : un hélico Puma est tenu à sa disposition ainsi qu’un hélico Gazelle en appui.... Il va donc aller faire le beau sur deux sites (Ecole de Chatuzange-le-Goubet et salle polyvalente d’Alixan) et pour se faire mousser, il a invité 3000 (TROIS MILLE) personnes à un petit vin d’honneur avant de remonter dans son avion à 14h00. Je vous laisse faire le calcul de la facture à l’adresse des contribuables que nous sommes... Dire que la France est au bord de la faillite et lui, il nous met une balle dans la nuque ! En 26 ans, j’en ai fait des services de ce genre (sous Mitterand et sous Chirac) mais jamais je n’ai vu un tel déploiement et surtout un tel coût ! Pour info, c’est une évidence, mais il est bon de le dire... au moindre sifflet, au moindre tag, à la moindre banderole hostile, le préfet saute ainsi que le Commandant de Groupement de gendarmerie....Pauvre France, nous sommes tombés bien bas avec un tel imposteur ! Bonne nuit à tous. Je suis non seulement écœuré mais révolté que tant d’argent soit claqué et que mes voitures de service affichent 250.000 km au compteur... Signé : Un vieux commandant militaire de la Gendarmerie, qui en a pourtant vu d’autres et c’est peu de le dire. Dire que ce commandant de gendarmerie est courageux est une litote, quand l’on songe aux préfets qui ont perdu leur place pour beaucoup moins que çà, à st Lo ou en Corse, car comme disait un vieil ami africain : « Qui flatte le crocodile peut se baigner tranquillement ». |
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La proposition centrale du rapport Couty, est l’éclatement entre les « soins de proximité » et l’hospitalisation complète.
Les établissements de psychiatrie publique ne conserveraient comme mission que l’hospitalisation « temps plein », qu’ils partageraient avec les établissements privés.
L’ensemble de l’activité de proximité serait confié à une nouvelle structure distincte de l’établissement de psychiatrie publique : le « groupement local de coopération ». Ce GLC relèverait directement de l’ARS[1].Le « groupement local de coopération » prendrait la forme juridique d’un GIP (Groupement Intérêt Public).
Les GIP associent des personnes de droit public et de droit privé pour exercer en commun des activités d’intérêt général.Ils regrouperaient :
- médecins libéraux généralistes et spécialistes
- Centre Communaux d’action Sociale et collectivités territoriales
- Etablissements psychiatriques publics et privés
- Institutions sociales et médico-sociales
- Organismes de logement social, associations de réinsertion, associations d’usagers et de familles…
Le GLC prendrait en charge « les soins ambulatoires stricto-sensu » [activités de CMP] « mais aussi les prises en charges dans les structures alternatives à l’hospitalisation » [hôpitaux de jours, groupes de soins ambulatoires]. (Rapport Couty p 27)
Le GLC devrait assurer une permanence 24h sur 24, mais ne disposerait pas de lits d’hospitalisation.
En cas d’hospitalisation, les patients seraient adressés aux établissements d’hospitalisation publics ou privés.
Le directeur du GLC « coordonnateur du réseau » serait nommé par l’ARS « parmi les cadres administratifs, médicaux, paramédicaux, ou sociaux, ou les professionnels libéraux membres du GLC ».
Le GLC serait administré par un « conseil local pour la santé mentale » ou siégeraient les représentants des différentes institutions.
Le rapport Couty est explicite : « les secteurs psychiatriques des établissements publics verront leurs moyens extra hospitaliers figurer au sein du GLC »…. « tandis que les moyens intra-hospitaliers demeureront au sein de ces établissements ».
« Les objectifs et les moyens des GLC seront définis dans un contrat signé avec l’ARS et avec les collectivités décentralisées.. » (départements, communes intercommunalité).
La politique de secteur permet d’assurer par la même équipe de service public la prévention, les soins, et le suivi des patients. L’hospitalisation n’étant qu’un moment, parfois nécessaire dans la continuité de l’accompagnement du patient. Le centre de ce dispositif est le CMP, travaillant en lien avec l’environnement familial et social de la personne soignée.
Il y aurait désormais rupture entre une fragile prise en charge extra hospitalière assurée par un dispositif médico social associatif et les soins à l’hôpital.Dans la pratique, les personnels travaillant hors de l’Hôpital ne feraient plus partie d’un service de soins, mais seraient sous l’autorité d’une autre institution et d’une autre direction. Ce serait notamment le cas de la quasi totalité des personnels de psychiatrie infanto-juvénile.
Dans la foulée de la loi « Hôpital Patients Santé et Territoires » les propositions du rapport Couty réduisent la place du service public en confiant une partie de ses missions au médico-social associatif : les soins de proximité en amont, mais aussi, les patients dits « inadéquats !! » en aval.
Les hospitalisations les plus légères (et « rentables ») iraient vers les cliniques privées en plein développement.
Dès lors les « missions » de la psychiatrie publique se limiteraient à la courte hospitalisation en urgence des patients les plus lourds, déconnectée du reste des soins et à la psychiatrie « sécuritaire ».
Cette réduction de la place du service public aurait bien sûr pour conséquence la réduction des moyens des établissements publics et concerneraient toutes les catégories de personnels.Les soignants qui, à terme, pourraient ne plus être hospitaliers publics mais embauchés sous contrat de droit privé par le GLC, mais aussi l’ensemble des services logistiques administratifs et techniques dont l’activité serait limitée à l’intra hospitalier.