Je ne pourrais pas dire mieux que ce qui est écrit ICI
Concernant le bilan de la politique hospitalière....
Alors allez vite le consulter !
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Tribune libre
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Publié le 29/12/2007 à 12:34
Je ne pourrais pas dire mieux que ce qui est écrit ICI
Concernant le bilan de la politique hospitalière.... Alors allez vite le consulter !
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Publié le 07/12/2007 à 21:00
Humeur : En colère
On peut légitimement craindre pour l'avenir de notre système de santé à la lecture des dernières nouvelles de l'Agence de Presse Médicale!
Si la Caisse Nationale d'Assurance Maladie des Travailleurs Salariés estime avoir détecté 134,5 millions d'euros de fraudes et abus en 2007 (économisant ainsi 116,2 millions d'euros) les autres nouvelles font craindre que ces efforts soient rapidement réduits à néant. En rappelant que l'Ondam fait une estimation des dépenses des santé pour l'année et que cette estimation sert de base au financement des établissements hospitaliers et leur fixe les objectifs qu'ils doivent atteindre tout en restant en équilibre, les informations suivantes vont montrer les limites du système et les inconnues qui pipent immanquablement les prévisions! En 2006 les dépenses de dispositifs médicaux ont atteints 4,2 milliards d'euros. Ces dépenses ont progressés de 10% par an en moyenne entre 2000 et 2006 soit une augmentation de 1,4 milliard d'euros, ce qui place le rythme de croissance devant celui des médicaments (6% pour la période). Quand on sait que le coût des médicaments "plombent" régulièrement les prévisions de l'Ondam on comprend mieux que cette information laisse craindre le pire quant aux écarts qui pourront être constatés entre les prévisions et la réalité à laquelle auront dû faire face les hôpitaux ! Concernant la monétarisation des Comptes Epargne Temps, celle ci devrait coûter 500 millions d'euros supplémentaires par rapport aux financements actuellement disponibles. Le rapport publié en juillet valorisait le montant total des jours accumulés dans les CET au 31/12/2005 à un peu plus de 534 millions d'euros dont 181,6 pour le personnel non médical et 352,5 millions pour les médecins. En réalité, si l'ensemble des personnels optaient pour la monétarisation, cette somme atteindrait les 750 millions d'euros! Par ailleurs et pour "améliorer les finances publiques", le SNCH (Syndicat National des Cadres Hospitaliers) interpelle la commission LARCHER pour faire "évoluer" la fonction de directeur! Comment ? En permettant la réussite au concours externe des candidats dont le profil est "économique" et en créant un troisième concours visant à assurer l'intégration des cadres "issus du secteur privé ou associatif et de MEDECINS ayant eu une fonction d'encadrement"!!!!! Le retour des médecins directeurs est proche! Quel médecin hospitalier n'a pas des fonctions d'encadrement? Il propose également de faire reconnaitre la fonction en plaçant les chefs d'établissement sur des emplois fonctionnels en compensant cette "précarité" par des postes de "repli" tels que conseillers généraux d'établissements, et poste hors cadres (comme les préfets)! La fonction doit être reconnue par "l'attribution d'échelles lettres comparables à celle des grands corps de l'ETAT", la création de postes de directeurs en mission extraordinaire, le doublement de la rémunération des directeurs grâce à un contrat portant sur le régime indemnitaire!!!!! De son côté la Fédération Hospitalière de France souhaite se voir confier " au plan national" la conduite des négociations catégorielles et celles relatives aux protocoles nationaux..... Charité bien ordonnée....! On peut voir là nettement la collusion FHF et SNCH. Sachant qu'un grande partie des hôpitaux publics relèvent de la FHF, par transitivité on peut émettre l'hypothèse que la même proportion est dirigée par le SNCH....! Un syndicat de cadres hospitaliers demande sans vergogne d'être le SEUL interlocuteur des négociations et du dialogue social... Ben voyons ....! Si tout cela vous enchante... pas moi et cela me conforte dans l'idée qu'il nous faut lutter dans un front uni et fort pour ne pas se faire manipuler encore et encore ! Non seulement la sécurité sociale ne recouvre pas l'ensemble des cotisations qui lui sont dues et ces sont ces "impayés" qui constituent réellement le fameux trou, mais de plus, non contents de stigmatiser les usagers et de leur faire payer les factures des autres, certains n'hésitent pas à profiter du projet de "MODERNISATION" de l'hôpital pour tenter de se tailler la part du lion sans considération aucune pour les conséquences prévisibles. Si le pouvoir d'achat est une préoccupation pour beaucoup de monde, restons convaincus que ce n'est sans doute pas celui des directeurs qui est le plus mis à mal en ce moment. Loin des guerres catégorielles, juste de la lucidité et du bon sens. Mais les moins atteints sont aussi les plus proches des décideurs.....donc .... méfiance et...s surveillance ! Publié le 06/12/2007 à 19:21
Humeur : Maussade
En dehors de tout débat concernant le pouvoir d'achat (les mesurettes de l'autre soir prêtant plus à sourire qu'autre chose) il est intéressant de se poser quelques questions concernant l'avenir réservé à la santé dans les plans de Nicolas SARKOZY. Ce ne sont ici que des extrapolations, mais, après tout, rien de concret ne nous permet à l'heure actuelle de travailler et de réfléchir sur une base solide...alors...allons-y ![]() La Santé va elle aussi faire l'objet de réformes, mais le flou reste artistique! Plan hopital 2012, convergence tarifaire totale (privé/public) pour MCO et SSR en 2008, les franchises instaurées sur les traitements et les transports... Les "soi-disant" intentions de notre cher président concernant la prise en compte de l'accumulation des heures supplémentaires des personnels hospitaliers ne vont pas tenir dans ce plan d'austérité! N'oublions pas que les établissements hospitaliers sont tributaires des prévisons et du cadrage de l'ONDAM (Organisation Nationale des Dépenses d'Assurance Maladie). Cet organisme fixe, très arbitrairement, des limites imposées de dépenses de santé. Les budgets hospitaliers doivent donc rentrer dans un cadre imposé et ceux-ci englobent les rémunérations des personnels. On comprend mieux que lorsque les dépenses en matériel, médicaments coûteux, logistiques augmentent, il faut faire des choix de réduction de coûts, et généralement ce sont les dépenses de personnel qui en font les frais. Les réductions budgétaires successives nous ont conduit à la situation actuelle où les hôpitaux sont en sous effectifs chroniques, où aucun espoir de rémunération plus attractive ne se fait jour et par conséquent, attire de moins en moins de monde (médecins ou infirmiers). Je vois mal comment Nicolas Sarkozy va pouvoir tenir ses "promesses" s'il ne revoit pas totalement les modes de financement et les modes de calcul des budgets par l'Ondam. Les effectifs actuels ne permettent plus aux hopitaux de fonctionner que grâce aux heures supplémentaires effectuées par les personnels, pas toujours récupérées, rarement payées. L'AP-HP tente même d'imposer des Comptes Epargne Temps aux agents au prétexte que c'est le "seul" moyen d'évaluer précisément le volume des heures supplémentaires effectuées...! C'est là que l'on peut se rendre compte que l'on travaille en flux tendu permanent et que si par "malheur"(pour le gouvernement) les soignants venaient à quitter en masse les hôpitaux, la crise serait gravissime ! ![]() Même si nous ne faisons rien, l'indigence des revenus des professionnels conduisant beaucoup d'entre eux à se diriger vers le libéral, (seul moyen de gagner plus en travaillant réellement beaucoup plus....mais au moins en sachant pour qui !) la crise approche à grand pas. Mais avons nous le temps d'attendre ? Pouvons nous continuer à vivre longtemps avec nos revenus actuels ? Pouvons nous continuer à laisser démanteler le service public ? Les établissements privés, ayant plus de latitude sur les salaires et pouvant se permettre de les rendre attractifs, deviennent une concurrence terrible dans le recrutement des soignants aux dépens des hopitaux publics. La commission Larcher, censée plancher sur les problèmes des hopitaux a réussi le tour de force de se constituer avec essentiellement des directeurs, des médecins, un ou deux directeurs des soins et UN infirmier LIBERAL. On ne peut que douter de la pertinence de cette commission !!!! L'on constate encore que les infirmiers sont sous représentés bien que leur situation soit en jeu. Guettons ses conclusions qui ne devraient pas manquer de nous interesser ! |
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