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DEFENDRE LA SANTE POUR TOUS
Tribune libre
Publié le 11/12/2008 à 17:43
Par antochrit
Humeur : En colère
JUSQU’OÙ IRONT-ILS ?ET NOUS…. JUSQU’OÙ ACCEPTERONS NOUS ? 

Le mépris et la suffisance sont devenus le mode de communication de prédilection de ce gouvernement.
Chaque jour apporte son lot de petites phrases assassines et de comportements anti-démocratiques.
La liberté d’expression est menacée, les lois liberticides fleurissent. 

Un instituteur avait envoyé une lettre ouverte au Président l’informant qu’il ne mettrait pas en place les réformes décidées en dépit de l’opposition massive du corps enseignant.Ses convictions citoyennes lui interdisant de se conformer à des décisions préjudiciables pour la qualité de son enseignement, il se voit aujourd’hui sanctionné par le non paiement de son travail si celui-ci ne correspond pas aux directives ministérielles. On voit bien dans ce cas que la mesure de rétorsion a pour objectif de décourager toute tentative d’opposition. Le seul salut de cet enseignant réside aujourd’hui dans 2 possibilités. Soit il se soumet à l’injonction indépendamment du fait qu’il considère agir contre l’intérêt des enfants, soit ses collègues, lui apportent un soutien franc et massif en prenant la même position que lui. 

Le gouvernement de Sarkozy n’admet aucune contradiction !
Il ne se trompe jamais, ne veut pas débattre sur ses projets et encore moins sur ses décisions.
Nous assistons chaque jour à des mascarades, à l’assemblée nationale, puisque dès qu’une opposition s’élève, la menace du passage en force est brandie. 
PEUT ON ENCORE CROIRE QUE NOUS SOMMES DANS UNE DEMOCRATIE ? 


Même Rama Yade, la petite secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme qui apportait un soutien inconditionnel au candidat Sarkozy risque d’en faire les frais.
Il ne fait pas bon ne pas obtempérer à Sarkoland ! Jeune et naïve elle croit encore que l’inconstant NAPO NABOT SARKO n’est pas capable de se dédire…. Quelle cruelle désillusion va-t-elle subir !
 

Il y a quelques jours, un psychiatre a lui aussi rédigé une lettre ouverte au manchot empereur qui nous dirige. Il est à craindre que les sanctions tombent elles aussi rapidement.
 
Je n’en cite que quelques extraits mais vous invite à lire dans sa totalité le contenu de cette missive. http://www.acpsy.com/viewtopic.php?id=2


« Monsieur le Président,

Eluard écrit, dans Souvenirs de la Maison des Fous, « ma souffrance est souillée ».
Après le meurtre de Grenoble, votre impatience à répondre dans l’instant à l’aspiration au pire, qu’il vaudrait mieux laisser dormir en chacun d’entre nous, et que vous avez semble t-il tant de difficulté à contenir, vous a amené dans votre discours du 2 décembre à l’hôpital Erasme d’Antony à souiller la souffrance de nos patients.
 

…Erasme, l’auteur de « L’Eloge de la Folie » eut pu mieux vous inspirer, vous qui en un discours avez montré votre intention d’en finir avec plus d’un demi siècle de lutte contre le mauvais sort fait à la folie : l’enfermement derrière les hauts murs, lui appliquant les traitements les plus dégradants, leur extermination en premier, quand la barbarie prétendit purifier la race, la stigmatisation au quotidien du fait simplement d’être fou.
 
Mesurez-vous, Monsieur le Président, l’incalculable portée de vos propos qui va renforcer la stigmatisation des fous, remettre les soignants en position de gardiens et alarmer les braves gens habitant près du lieu de soin de la folie ?
 

Vous venez de finir d’ouvrir la boîte de Pandore et d’achever ce que vous avez commencé à l’occasion de votre réplique aux pêcheurs de Concarneau, de votre insulte au passant du salon de l’agriculture, avilissant votre fonction, vous déprenant ainsi du registre symbolique sans lequel le lien social ne peut que se dissoudre. Vous avez donc, Monsieur le Président, contribué à la destruction du lien social en désignant des malades à la vindicte, et ce, quelques soient les précautions oratoires dont vous affublez votre discours et dont le miel et l’excès masquent mal la violence qu’il tente de dissimuler.

Face à votre violence, il ne reste, chacun à sa place, et particulièrement dans mon métier, qu’à résister autant que possible.

Il en va des lois comme des pensées, certaines ne sont pas respectables ; je ne respecterai donc pas celle dont vous nous annoncez la promulgation prochaine. »

 
La régression sociale où nous entraîne toute cette clique nous oblige à constater que comme aux heures les plus sombres de notre histoire, la désobéissance citoyenne doit devenir la réponse aux injonctions iniques. 
Nous ne devons plus tarder à réagir et à agir, car lorsque nous nous réveillerons il sera peut être trop tard.
Ce gouvernement perd de sa légitimité chaque jour (si tant est qu’il en ait eu une un jour). 
Il nous faut lui montrer que la soumission a ses limites et qu’il ne va pas pouvoir continuer ainsi sans que les réactions n’arrivent.
Elles seront d’autant plus violentes qu’elles auront tardé à venir.
 Pour l’heure ils sont sûrs qu’ils peuvent encore nous enfoncer un peu plus, leur condescendance méprisante envers leurs opposants s’affirme chaque jour. 

Montrons leur rapidement que la riposte pourrait être à la hauteur de l’insulte !



Publié le 08/12/2008 à 18:39
Par antochrit
A distance de la sinistre annonce du 2 décembre, nous invitons tous les français à s’associer à un nouveau plan de santé mentale, adapté à la situation de la France en Décembre 2008, intégrant dans un seul ensemble la psychiatrie et les continuateurs de son action que sont l’action sociale et médico-sociale (les soins et la vie sociale de la personne étant ainsi intégrés dans son contexte de vie).
Cessons de ‘surveiller et punir’, pour, exceptionnellement ‘temporiser pour soigner’ (aucun soin réel ne s’établit sous la contrainte et donc sans susciter le désir du patient). Il est temps de définir les nécessités du soin psychique et les conditions de la santé mentale en 15 points indissociables

PLAN SANTE MENTALE 2008




http://www.acpsy.com/Appel/






Publié le 03/12/2008 à 14:40
Par antochrit

Le dramatique fait divers de Grenoble a encore une fois donné du grain à moudre à notre minotier en chef !

 

La psychiatrie, parent pauvre de la santé, devient soudain digne d’intérêt pour projeter d’en faire de nouvelles prisons.

Dans les propositions faites, on trouve en effet essentiellement des mesures financières visant à sécuriser les hôpitaux par la création d’unités fermées, de cellules d’isolement, d’U.M.D de dispositifs de géolocalisation.

 

Les réformes successives n’ont fait que détruire l’outil de travail de la psychiatrie au fil du temps. Cet outil, contrairement aux autres établissements, réside essentiellement dans les personnels, c’est uniquement leur nombre, en quantité suffisante, et leur formation spécialisée et qualifiée qui permet une prise en charge sécurisée des patients.

 

La diminution du nombre de psychiatres publics, la suppression de la formation des infirmiers spécialisés en psychiatrie et la baisse des effectifs infirmiers, ont largement concouru à la situation actuelle.

 

Ce ne sont pas des cellules ou des bracelets électroniques qui permettront de faire face à la situation actuelle.

 

La priorité des priorités est de remettre en place la formation psychiatrique des infirmiers. Celle-ci a été supprimée en 92, pour aboutir au diplôme unique polyvalent.

Seulement, bien que considérée comme un art mineur, la psychiatrie ne s’apprend pas en quelques semaines. La formation antérieure consacrait près de 2 années (sur les 3 de la formation) à l’enseignement et à la pratique de la psychologie, des sciences humaines et de la psychiatrie. Les infirmiers actuels, qui souhaitent (réellement et par choix) pratiquer en psychiatrie, nécessitent de la part des établissements la mise en place de formations complémentaires, coûteuses tant en terme de temps que d’argent et ce, pour des résultats plus que mitigés.

 

Les moyens hospitaliers ne permettent plus aux établissements de constituer des équipes suffisamment étoffées pour prendre en charge la psychiatrie ambulatoire en dehors des Centres médico psychologiques qui sont surchargés.

Autrefois, ces mêmes équipes assuraient aussi, en collaboration avec les équipes des unités de soins intra hospitalières, le suivi à l’extérieur et au domicile, des patients sortis de l’hôpital.

 

Les liens créés lors de l’hospitalisation étaient maintenus entre le personnel et le patient, pendant de longues années.

Ce fonctionnement était aussi satisfaisant pour le patient que pour l’infirmier par le maintien des liens et le suivi tout au long des évolutions dans l’état du patient. Le soignant, connaissant bien la personne était capable de repérer très rapidement les changements thymiques et de prévenir les rechutes par l’organisation de prises en charge plus soutenues ou par la ré hospitalisation.

 

Aujourd’hui, ce suivi à domicile n’existe pratiquement plus. Si le patient ne vient pas de lui-même consulter au CMP, le manque de moyens humains permet difficilement d’assurer les suivis à domicile. Ces prestations sont déléguées aux infirmiers libéraux, qui, fatalement ne sont pas des infirmiers de secteur psychiatrique puisque ceux-ci, grâce au lobbying de certains de leurs collègues infirmiers se sont vus refuser l’autorisation d’exercer en libéral.

 

Est-il saugrenu de penser que le suivi libéral des patients relevant de la psychiatrie puisse être assuré par des personnels spécialisés en psychiatrie ? Même s’ils sont de moins en moins nombreux, les anciens Infirmiers de Secteur Psychiatrique sont les plus à même d’exercer ce rôle qu’on leur refuse depuis près de 20 ans.

 

Les psychiatres libéraux non plus ne sont pas la solution puisqu’ils n’assurent pas les suivis à domicile.

Tout le système actuel se base sur la volonté du patient à se soigner. Mais il est de nombreux cas où il n’est pas en état de se rendre compte de son besoin de soins.

L’infirmier qui le suivrait au domicile serait le premier interlocuteur de l’entourage en cas de prémisses inquiétants et, connaissant parfaitement de part sa formation les recours aux soins du secteur, il serait alors en mesure de prendre la décision et l’orientation la plus adaptée à la situation rencontrée.

 

Bien sûr ces propositions supposent une volonté de l’Etat de mettre les moyens nécessaires en personnels et la remise en place d’une formation spécifique en psychiatrie pour assurer la relève des anciens qui vont bientôt disparaître.

 

La maladie mentale, la souffrance psychique, ne se traitent pas par l’enfermement.

Certaines situations, qui ne sont pas la majorité, nécessitent effectivement des mesures particulièrement sécurisées, c’est pour cela que les Unité pour Malades Difficiles ne datent pas d’hier.

Mais on ne peut pas laisser croire que ce qui suffisait à répondre aux besoins il y a 20 ans ne suffit plus aujourd’hui, surtout dans de telles proportions.

La maladie mentale n’a pas explosée de façon exponentielle ces dernières années.

Ce qui a changé c’est que l’hôpital psychiatrique devient de plus en plus le dernier lieu de recours et d’accueil pour des populations de plus en plus en précarité.

 

Ce sont les moyens accordés pour prendre en charge toutes ces misères en sus des pathologies mentales avérées qui ont dramatiquement diminués.

 

Alors, que Nicolas Sarkozy prenne en compte ces quelques réflexions et on commencera à trouver des solutions satisfaisantes, tant pour la population que pour les patients !

   
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