Selon un nouveau communiqué APM le corps médical va encore pouvoir se réjouir (en grande partie) même si le bonheur des uns risque de faire le malheur des autres!
La ministre de la santé, Roselyne Bachelot, a saisi l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) d'une mission sur la rémunération des médecins et des chirurgiens hospitaliers, qui devra lui remettre ses conclusions d'ici fin mai, a-t-on appris mercredi auprès du cabinet de la ministre.
Dans la lettre de mission elle demande la réalisation d'un état des lieux sur la rémunération des médecins libéraux et hospitaliers, et l'étude, sur cette base, des modalités de rapprochement des modes et des niveaux de rémunération des médecins hospitaliers.
Elle cite des tensions démographiques pour certaines spécialités médicales "qui imposent de réduire les écarts de mode et de niveau de rémunération entre secteurs pour permettre une optimisation de la ressource médicale", et le développement des collaborations public/privé qui "appelle une clarification des modes d'exercice et de rémunérations et une réduction des écarts injustifiés".
La mise en place de la tarification à l'activité (T2A), "qui accroît la concurrence entre établissements, appelle un mode de rémunération stimulant et attractif pour les médecins", remarque-t-elle.
Roselyne Bachelot souhaite également que la mission formule "toutes propositions de mesures de nature à favoriser des convergences des modes de rémunération et d'exercice, adaptées aux enjeux de notre système de santé", incluant l'évolution des statuts, des modes d'exercice, la durée et l'évolution des carrières, tout en tenant compte de la diversité des conditions d'exercice.



