Que penser de ces intentions livrées dans le projet de loi HPST?
Premièrement, lu dans n'importe quel ordre, il y a de grands absents.....les paramédicaux des hôpitaux.
On nous parle de la place et des nouveaux statuts des directeurs et des médecins, mais pour les autres acteurs....silence radio!
Les rares références concernent la possibilité de faire appel à des paramédicaux libéraux dans les établissements.
J'ai cru comprendre que seule la profession médicale était en pénurie et que seule elle souffrait d'un manque de reconnaissance en termes de salaires!
Bien que je reconnaisse que les praticiens hospitaliers gagnent largement moins que leurs confrères du privé, je ne pense pas qu'ils soient les plus malheureux dans les hôpitaux.
Mais ils sont sans aucun doute beaucoup plus organisés et écoutés que les paramédicaux.
La preuve en est que les réformes successives leur apportent régulièrement des améliorations en terme de rémunération, mais de plus ils vont être les seuls associés à la gestion de l'établissement. Je ne pense pourtant pas que tous soient capables d'être des gestionnaires ou des gérants des ressources humaines.
Même le directeur des soins est relégué au second plan...."pour se centrer sur les soins"
Mais nos nouveaux directeurs pourront être des médecins.....quelle évolution, on retourne 30 ans en arrière!....ou des gugusses venant du privé (et pas forcément de la Santé....)
Pour les chefs de pôle est prévue une prime de 200 euros et pour les assistants chef de pôle (cadre) 100 euros seulement bien qu'il y ait fort à parier que ce sera celui là qui fera le vrai boulot.
L'intéressement éventuel....comment sera t-il distribué ? Par contre la part variable prévue pour les PH pourra aller jusqu'à 70% du fixe.
Un texte récent a de plus diminué la redevance que les médecins exerçant une activité libérale à l'hôpital devaient lui reverser.
Le pouvoir d'achat est pris en compte pour certaines catégories mais pas pour d'autres.
Pour le projet de loi, à part une nouvelle organisation très pyramidale donnant les pleins pouvoirs au plus haut sommet de l'échelle, il n'y a rien de révolutionnaire en terme de gain pour la santé publique.
On y constate que les établissements du public DOIVENT et que les établissements du privé PEUVENT !
Que le personnel sera envoyé là où les tractations des établissements entre eux les mèneront.



