du 20 novembre 2008
L’Union Syndicale de la psychiatrie dénonce la suspension du directeur du CHS de
St EGREVE (38). Cette décision fait suite à un fait divers dramatique survenu
quelques jours auparavant, fait divers honteusement exploité par la présidence de la
République. La suspension de ce directeur, parfaitement arbitraire au regard du droit
de la fonction publique, est une gesticulation médiatique de plus, qui s’insère dans
une politique en matière de psychiatrie à laquelle l’U.S.P. s’oppose globalement :
extrême répression envers les malades mentaux, alors que toutes les données du
ministère de la Justice montrent qu’il ne peut y avoir assimilation entre maladie
mentale et délinquance ; diminution programmée de l’offre de soins publique en
psychiatrie ; abandon de la politique de secteur et application à la psychiatrie du
modèle du capitalisme financier, dont le projet de loi « Hôpital, Patients, Santé,
Territoire » est l’expression la plus achevée.
Le directeur du C.H.S. de St Egrève doit être immédiatement réintégré dans ses
fonctions.
L’U.S.P. appelle tous ceux qui sont concernés (syndicats de psychiatres,
organisations syndicales des personnels, associations d’usagers…) à se
réunir afin de déterminer ensemble une riposte à cette politique à la fois
liberticide et d’abandon de la santé publique.



