Chaque jour apporte son lot de petites phrases assassines et de comportements anti-démocratiques.
Le gouvernement de Sarkozy n’admet aucune contradiction !
PEUT ON ENCORE CROIRE QUE NOUS SOMMES DANS UNE DEMOCRATIE ?
Même Rama Yade, la petite secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme qui apportait un soutien inconditionnel au candidat Sarkozy risque d’en faire les frais.Il ne fait pas bon ne pas obtempérer à Sarkoland ! Jeune et naïve elle croit encore que l’inconstant NAPO NABOT SARKO n’est pas capable de se dédire…. Quelle cruelle désillusion va-t-elle subir !
Il y a quelques jours, un psychiatre a lui aussi rédigé une lettre ouverte au manchot empereur qui nous dirige. Il est à craindre que les sanctions tombent elles aussi rapidement.
« Monsieur le Président,
Eluard écrit, dans Souvenirs de la Maison des Fous, « ma souffrance est souillée ».
Après le meurtre de Grenoble, votre impatience à répondre dans l’instant à l’aspiration au pire, qu’il vaudrait mieux laisser dormir en chacun d’entre nous, et que vous avez semble t-il tant de difficulté à contenir, vous a amené dans votre discours du 2 décembre à l’hôpital Erasme d’Antony à souiller la souffrance de nos patients.
…Erasme, l’auteur de « L’Eloge de la Folie » eut pu mieux vous inspirer, vous qui en un discours avez montré votre intention d’en finir avec plus d’un demi siècle de lutte contre le mauvais sort fait à la folie : l’enfermement derrière les hauts murs, lui appliquant les traitements les plus dégradants, leur extermination en premier, quand la barbarie prétendit purifier la race, la stigmatisation au quotidien du fait simplement d’être fou.
Mesurez-vous, Monsieur le Président, l’incalculable portée de vos propos qui va renforcer la stigmatisation des fous, remettre les soignants en position de gardiens et alarmer les braves gens habitant près du lieu de soin de la folie ?
… Vous venez de finir d’ouvrir la boîte de Pandore et d’achever ce que vous avez commencé à l’occasion de votre réplique aux pêcheurs de Concarneau, de votre insulte au passant du salon de l’agriculture, avilissant votre fonction, vous déprenant ainsi du registre symbolique sans lequel le lien social ne peut que se dissoudre. Vous avez donc, Monsieur le Président, contribué à la destruction du lien social en désignant des malades à la vindicte, et ce, quelques soient les précautions oratoires dont vous affublez votre discours et dont le miel et l’excès masquent mal la violence qu’il tente de dissimuler.
Elles seront d’autant plus violentes qu’elles auront tardé à venir.
Montrons leur rapidement que la riposte pourrait être à la hauteur de l’insulte !



