Présenté comme une revendication de la majorité de la profession (soi-disant 80 %) par un lobby appelé le groupe Sainte Anne, ne représentant qu'une infime partie des infirmiers, voté en catimini par les instances législatives, cet Ordre impposé aux forceps est rejeté massivement par beaucoup d'entre nous.
La preuve en a été faite par la brillante participation de 14% au vote visant à élire les représentants aux conseils départementaux.
Pour rappel, cet Ordre n'aurait eu d'intérêt que pour les IDEL (libéraux) pour lesquels aucune instance de réglementation n'existait, mais il a été mis en place en incluant tous les professionnels, y compris les salariés qui eux bénéficiaient déjà de nombreuses instances de contrôle et de régulation.
Cet Ordre, imposé par quelques-uns, exige une cotisation dont le montant vient d'être fixé.
Malgré tous les démentis, la main sur le coeur des pro ONI, qui assuraient que la cotisation ne serait en aucun cas supérieure à 30 euros, le montant est fixé à 75 euros et cela pour cette année, car rien ne dit que le curseur ne soit poussé plus haut dans l'avenir!
De surcroit, autant il est prévu que, comme beaucoup d'autres "frais de fonctionnement" cette cotisation soit déductible des impôts pour les IDEL, autant les salariés ne sont pas concernés par cette déductibilité!
On leur impose un ordre qui les concerne à peine et ils seront les seuls à payer plein pot!
En bref un nouvel impôt déguisé, qui s'assorti de surcroit d'une menace d'interdiction d'exercer en cas de non règlement de la cotisation!
Eh bien qu'ils nous interdisent d'exercer, les hôpitaux ont sans aucun doute les moyens de se passer de nous !
Opposante de la première heure à ce que je qualifie de racket organisé, j'encourage mes collègues infirmiers à refuser de se soumettre à cette injonction de payer!
Notre diplôme est le seul à nous autoriser ou non à exercer, et une dette de cotisation ne pourra en aucun cas nous le retirer!
Si le refus est massif les menaces tant d'inderdiction d'exercice que d'exigibilité de paiement, pour être mises à exécution, nécessiteront le recours aux tribunaux !
REFUSONS MASSIVEMENT DE CEDER AU RACKET ORGANISE PAR L'ONI



