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Publié le 17/11/2009 à 23:22
Par BeatZick
Humeur : Rebelle
Situé au cœur du marché aux Puces de Saint-Ouen, Copa Music est aujourd’hui une exception au beau milieu de ce foutoir qu’est l’industrie musicale. Seul disquaire des puces à être spécialisé dans l’import américain, c’est un véritable repère pour tous les puristes du son, le Saint graal des accros du sillon.
Dès les premiers pas dans Copa Music, le présent n’existe plus. Oubliés les « itunes », « Limewire » ou autres « ADOPI » censé protéger un certain « CD ». Il ne reste que vous et ces incroyables rangées de vinyles où se mêlent la soul funk, le jazz, la samba, le reggae, la country, le folk, le rock etc. Tous imbibés du « rêve américain » sous sa forme la plus pure et déjantée : la musique. Ouvert en 1981, ce véritable lieu de culte a bien failli ne jamais voir le jour. Ancien employé de bureau, mal payé selon ses dires, Sebastien Kindinis finit par suivre ses copains sur les marchés. C’est ainsi qu’il découvre les puces et leurs soldeurs de disques. Après avoir commencé à se faire un réseau, il part prendre une année sabbatique aux Antilles. Mais lorsqu’il revient, son réseau est allé voir ailleurs. Il décide alors d'en faire autant et d’aller faire de l’œil aux maisons de soldes américaines. Le disquaire prospecte aussi les marchés pour ramener dans ses valises les précieuses galettes noires. Entre New York, Philadelphie, Boston, et la Californie, où il va maintenant tous les deux mois, rien n’est trop beau pour satisfaire l’exigence des collectionneurs français.
Car ce qui fait mouche chez les puristes, c’est évidemment ce qu’il y a de plus difficile à trouver : les éditions originales. « Moi je m’en fous de vendre des rééditions. L’obsession des originaux, c’est un phénomène d’esthète pour les vieux cons qui veulent frimer », ironise le maître des lieux qui n’a ni sa langue, ni son caractère dans la poche. Mais il avoue bien volontiers que le jeu en vaut la chandelle. Les originaux se vendent plus chers ! Sa clientèle, il la connaît bien. Essentiellement constituée d’habitués dont la moyenne d’âge est de 40 ans. Mais Sebastien Kindinis a constaté un « revival » du vinyle chez les jeunes générations. « C’est devenu une mode d’avoir un tourne disque chez soit et d’acheter des vinyles. Mais ce n’est pas ça qui les empêchent de télécharger. Les nouvelles générations ne sacralisent plus la matière. » A son contact, on comprend vite pourquoi le vinyle revit alors que le CD meurt. Le premier est un objet du passé qui suscite l’intérêt par la nostalgie. L’autre est à la fois actuel et désuet, sans intérêt pour la génération de l’immatériel. Et concernant l’avenir de ces deux supports sur le long terme, notre disquaire ne manque pas de pertinence : « Le vinyle est déjà un objet de collection et le restera. Quant au CD, il sera tout au plus un objet de curiosité. Mais il y aura toujours des gens pour collectionner, et d’autres pour vendre cher. » Ludovic Demouy Copa Music 52, rue Jules-Vallés 93400 Saint-Ouen Ouvert les Samedi, Dimanche et Lundi.
Publié le 25/10/2009 à 12:24
Par BeatZick
Humeur : Ironique
Le 7 septembre dernier, la nouvelle excentricité musicale du Prince de la pop fusion débarquait chez nos disquaires. Intitulé « Lotusflow3r », ce projet d’envergure est constitué de trois albums dont l’irrégularité mérite d’être soulignée, autant que sa grâce furtive. Lotusflow3r, MplSound et Elixyr. Voilà les titres du nouveau triptyque Princier, 13 ans après la sortie de son premier triple album « Emancipation ». De ce joyeux bordel composé de 30 chansons, on peut d’embler isoler « Elixyr ». Pièce rajouté ne servant qu’à présenter au public la muse du moment : Bria Valente. Quant aux deux autres albums, ils s’ingèrent d’une façon inhérente à la plupart des albums de Prince. Une partie se dévore sans modération, l’autre doit faire l’objet d’une digestion plus ou moins lente selon les personnes. Quand à la dernière partie, il se pourrait qu’elle soit fatale aux estomacs les plus fragiles. Comme Xavier Bonnet l’a justement souligné dans sa critique Rolling Stonniene, Beaucoup de chansons apparaissent comme des faces B d’anciens albums. L’album le plus attirant est le « Lotusflow3r ». Indéniablement plus cohérent, il offre quelques très bonnes surprises. Avec en première ligne le groovissime « Feel Better, Feel Good, Feel Wonderfull ». Mais aussi le langoureux « Colonized Mind », ou encore, le clin d’œil Hendrixien digne d’un Ben Harper en grande forme : « Dreamer ». Parmi celles qui s’apprivoisent gentiment, on compte l’entrainant « Wall of Berlin » et le swinguant « $ ». Pour les faces B on retiendra… le reste ! Et surtout l’improbable « 77 Beverly Park ». Quand au « MplSound », ode à un « Mineapolis Sound » revisité, courant musical des années 80 dont il est l’investigateur, il est définitivement orienté R’n’B (moderne) ! Preuve que Prince, longtemps adepte du fait main, est définitivement accro à la production numérique. On reste donc un peu sur sa faim, malgré les très réussis « Dance 4 Me », et la chanson cachée. Le blues/rock réinventé par sa majesté : « No More Candy for You ». Quant à « (There Will Never Be) Another Like Me », il est le dernier morceau de cette série à pouvoir s’apprécier comme du bon vin… A la longue ! L’élément crucial qui pourrait expliquer cette inégalité, c’est « l’indépendance excessive » de Prince. Dès le début de sa carrière, il tente d’imposer une vision très personnelle de l’industrie musicale. Après sa séparation avec son groupe d’origine « The Revolution », on commence à voir au dos des pochettes l’inscription : « Produced, Composed, Arranged and Performed by Prince ». Peu d’artiste ont pu se payer ce luxe officieusement, aucun n’en avait fait sa marque de fabrique. Cependant, cette mention traduit la tendance à l’isolement de cet artiste hors norme. Une vérité très bien expliquée dans le documentaire diffusé cet été sur Arte : « Doctor Prince & Mister Jackson ». Un regard sur sa discographie permet d’arriver aux mêmes impressions. La solitude artistique, si géniale soit elle, n’est pas toujours élévatrice. En témoigne « Rainbow Children » sorti en 2001. Le dernier album de Prince où l’on sent la chaleur familiale d’une bonne cohésion musicale. Ce qui en fait l’un de ses meilleurs albums, voir, le meilleur.
Après avoir mis une grosse claque aux critiques, c’est l’album qui à valu à Prince son grand retour auprès du public. Car avec ce nouveau triple, le Kid de Minneapolis n’en est pas à sa première entourloupe. Habitué du déroutement avec des albums concepts comme « The Truth » (disque acoustique sorti en 1998), « One Nite Alone… » (Disque piano-voix sorti en 2002) où encore « Xpectation », un album jazz sorti en 2003. Prince à aussi connu une période de perdition durant laquelle, en conflit avec sa maison de disque, il remplace son nom par des sobriquets comme « The Love Symbole » où « TAFKAP » (The Artist Formely Known As Prince). C’est donc l’aspect collectif et libertaire de « Rainbow Children » qui fit revenir le public. Pourtant, Prince continue de n’en faire qu’à sa tête avec ces nouveaux « Lotusflow3r » et « MplSound ». C’est finalement ce qui constitue la critique principale que l’on peut faire de cet album. Il véhicule trop la froideur de l’excentricité solitaire de son géniteur et pas assez la chaleur de son génie.
Il est évident que les érudits sont en droit d’attendre plus d’étincelles venant d’un tel artiste. Malgré tout, parmi ce qui constitue le paysage musical actuel, Prince continue de se démarquer par ses paradoxes et son excentricité. Peu importe ses choix, il ne laisse jamais indifférent, et continue de produire inlassablement de la musique recherchée, originale et subrepticement sublime. Ludovic Demouy
Publié le 27/06/2009 à 17:32
Par BeatZick
Humeur : Maussade
Il aura fallu attendre qu’il meurt pour qu’on reparle enfin de sa musique ! Michael Jackson, icône controversée, esprit torturé aux multiples dérives, était et restera, une légende de la musique. Les raisons de cet état de fait son multiples. Et depuis ce jour fatidique du 25 juin 2009, tous les médias du monde s’attellent à en faire le compte rendu. Je vous propose donc de revenir sur ce qui en fait une référence incontournables du 20eme siècle, mais surtout, de l’histoire de l’humanité… Sa musique ! Chanteur, compositeur, producteur, danseur et chorégraphe de génie, Michael Jackson n’aura finalement connu qu’une chose, la célébrité… mais aussi, son double tranchant !
Enfant star, il sort son premier album avec les Jackson Five en 1969 à l’âge de 11 ans, et déjà, on ne voit que lui ! Produit par la machine à tube, Motown, ce premier album est parrainé par la madone de la soul et en portera le nom : «Diana Ross Presents the Jackson Five » !
Un énorme succès emmené par le titre : « I Want You Back »…
Suivent trois albums rien que pour l’année 70, avec des tubes comme « ABC ». Premier record pour Michael, en 1971, les Jackson Five son considérés comme les plus gros vendeurs de disques des Etats-Unis (15 millions d’albums et de singles vendus). Mais la Motown prépare déjà la carrière solo du petit dernier, consciente que s’il doit y avoir un « King of Pop » dans le lot, ça sera lui ! Michael Jackson sort donc quatre albums solos entre 1972 et 1975, et continue à tourner avec les Jackson Five. En 1975, c’est la rupture avec Motown et le groupe rebaptisé «The Jacksons », signe chez Epic, branche de Columbia. Ils connaissent alors une petite perte de vitesse, jusqu’à l’album « Destiny » sorti en 1978. Souvenez-vous…
Un album qui révèle les talents de composition des cinq frères, ainsi que les prémices d’un des plus grands coups de génie de Michael Jackson, qui fut de se soucier autant de la musique que du clip ! C’est aussi un point crucial pour sa carrière solo car c’est l’album de la rencontre avec Quincy Jones, musicien jazz, compositeur, arrangeur et producteur brillant, qui contribue à transformer ce jeune homme de seulement vingt ans en star mondial. C’est donc en 1979, une semaine avant ses vingt et un ans, que sort « Off the Wall », le cinquième album solo de Michael Jackson. Un savant mélange de disco funk dont 4 titres se placent directement dans le top 10, dont :
Mais la vraie consécration est encore à venir… Comme me l’a dit hier mon frère J.B, qui, comme moi, ne jure que par les années 60/70 : « Si il y a bien un artiste à retenir des années 80, c’est lui » ! Et l’album qui justifie cette phrase, c’est «Thriller » ! Sorti en 1982 avec toujours, Quincy Jones à la coproduction, cet album est et restera (vu l’évolution de l’industrie du disque…), le plus vendu au monde (environ 100 millions d’exemplaires) ! Il révèle aussi le grand perfectionniste qu’était Michael Jackson, qui va révolutionner l’utilisation du clip en faisant appel à des cinéastes, aujourd’hui cultes, pour les réaliser. Le meilleur exemple étant le court métrage de « Thriller », réalisé et coécrit par John Landis (Blues Brothers, American College…). Ce dernier ayant été le premier clip de musique noire diffusé sur MTV ! Sans oublier les chorégraphies hallucinantes… :
Un album de légende emmené par d’autres titres tout aussi inoubliables comme « Beat It » et « Billie Jean ». Le premier pour son refrain composé par Steve Lukather, son solo de Van Halen et son clip. Le deuxième pour avoir révélé le fameux moonwalk en direct sur NBC en 1983 !
La saga continue et son septième album solo sort en 1987, c’est « Bad ». Sa dernière collaboration avec Quincy Jones. Ce dernier se vendra à plus de 20 millions d’exemplaires et marquera surtout par le titre éponyme « Bad », dont le clip fut réalisé par Martin Scorsese !
Beaucoup considèrent que la légende musicale de Michael Jackson s’est arrêtée là ! Mais un autre album vaut la peine d’être évoqué. C’est « Dangerous » sorti en 1991. Ce dernier contient le titre « Black or White », message d’égalité et de tolérance avec Slash de Gun’s & Roses à la guitare…
Je m’arrêterais donc là dans l’inventaire des titres qui ont fait la légende de Michael Jackson. Car il ne serai pas objectif d'évoquer cet artiste, sans parler un minimum de l'homme et de sa personnalité plus que complexe qui semble avoir pris peu à peu l’ascendant sur les nombreux talents qui le caractérisaient. On dit que la folie fait partie du génie... Quel meilleur exemple que Michael Jackson? Si ce n'est que la sienne semble avoir été provoquée par un environnement familial plus que malsaint et n'a jamis cessé d'empirer. Obsessions, troubles de la personnalité, névroses, opérations multiples, délires hypocondriaques et accusation de pédophilie… La liste des mots qui ont ternis son image est longue ! Pour certains, Michael Jackson « représente la marque d’une piètre époque, loin de celle d’Elvis, des Beatles ou de Led Zep », les années 80… Les années Mc Do, MTV, Coca Cola, en gros, l’emblème de tout ce que l’Amérique à de plus démesuré mais aussi, de déséquilibré. Et en un sens, c’est vrai… Mais je préfère coller cette étiquette sur une histoire extraordinaire, dans tous les sens du terme, et saluer ses talents d’artistes. On dit qu’Elvis à libéré nos corps et Dylan nos esprit… Michael Jackson, dans sa folie, à contribuer à éffacer les clivages qu’il pouvait y avoir entre ces deux éléments. Il a grandement participé à l’avancée de la culture noire tout en devenant lui-même blanc, et est finalement devenu une icône mondiale influençant tous les styles de musiques, tous les peuples, toutes les races, toutes les couleurs ! Souvenons-nous de lui de façon positive. Car quoi qu’on puisse dire, il le mérite, et ce depuis son plus jeune âge…
Ludovic Demouy
Publié le 24/06/2009 à 20:23
Par BeatZick
Humeur : Rebelle
Comme beaucoup de légendes, ces deux là n’ont pas fait de vieux os ! Mais est-ce l’unique explication à cette notoriété qui semble traverser le temps sans prendre une ride ?! Heureusement non. Il est évident que si on parle encore aussi souvent de Tupac et Notorious B.I.G, au point de sortir un bio pic sur ce dernier, c’est surtout grâce à la marque de qualité qu’ils ont laissés sur le Hip Hop U.S. Mais cette marque est aussi une cicatrice. Abattus à 6 mois d’intervalle, les deux frères ennemis ont contribués, malgré eux, à planter le décor de cette fameuse rivalité East coast/West coast, qui a fasciné autant qu’elle a tuée ! Une épine dans le pied de cet art qui est desservi, encore aujourd’hui, par cette farce qu’on appel, Gangsta Rap ! C’est à croire que tout ça n’était pas le fruit du hasard… Une thèse que « The Notorious B.I.G », sorti aujourd’hui en salle, ne fait que suggérer. Pour la simple et bonne raison que son but premier n’est pas d’éclaircir cette « affaire », mais de rendre hommage au roi de Brooklyn. Et c’est aussi bien ainsi ! Heureusement, quelques années plus tôt, une tête brulée nommée Nick Broomfield avait décidé de creuser le sujet sous un angle journalistique (interview, recoupement d’info), voir, suicidaire ! Car vu de la France, cette histoire pourrait presque servir à faire peur aux ados… « Si tu continus à trainer avec ces voyous, tu finiras comme ces deux rappeurs qui se sont entre-tués » ! Mais à la vue de ce documentaire « Biggie & Tupac » sorti en 2002, il est évident qu’aux Etats-Unis, le sujet est encore sensible, voir, brûlant !
Véritable quête de la vérité collective, cette immersion cavalière dans un milieu qui n’est pas le sien à dû en déranger plus d’un. Un fait qui, lorsqu’on en a conscience, rend l’excitation et la peur presque palpable. Car ici, il n’est plus question de la théorie officielle, qui, à défaut d’avoir résolu ce mystère, l’a mis sur le compte des rivalités East coast/West coast. On parle désormais de manipulation et de complot. En donnant la parole à des témoins et à des proches, le réalisateur fini par faire des constats aussi inquiétants que logiques. Car si les hautes sphères n’y étaient pour rien, il est clair que nous aurions la réponse à cette énigme depuis bien longtemps. Des agents de la police de Los Angeles corrompus et impliqués par un Suge Knight plus que suspect, une couverture, voir, une dissimulation de la part du FBI. L’enquête met en exergue la potentielle menace qu’était le Hip Hop pour l’Etat. Ce dernier aurait donc vu dans la provocation de cette rivalité entre les deux côtes, le meilleur moyen de le gangréner de l’intérieur. Une thèse qui semble plus que plausible, surtout après le visionnage… A vous d’en juger !
Ludovic Demouy
Publié le 22/06/2009 à 22:39
Par BeatZick
Humeur : Rebelle
Elle a déjà tout d’une grande artiste, et pourtant, elle n’a que 18 ans. Véritable bête de scène bourrée de sex appeal, Izia fait le choix audacieux de chanter en Anglais, et évidemment, on en redemande. Mais tout cela ne suffirait peut être pas sans cette voix à la puissance inouïe et au timbre saisissant. Une arme infaillible qui promet de faire de l’ombre. Car pour Izia, le talent c’est une affaire de gène… Fille de Jacques Higelin et sœur d’Arthur H, il est clair que dans cette famille, la relève est assurée! A l’affiche des plus grands festivals cet été (Vieilles Charrues, Francofolies), elle vient de sortir un premier album résolument rock… Mais pas seulement. Gare à vos Tympans…
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