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Publié le 07/06/2009 à 19:49
Par BeatZick
Humeur : Rebelle
De nos jours, lorsqu’on est adepte de Hip Hop instrumental, il faut avouer qu’il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent! Alors aujourd’hui, je transmets une découverte de mon ami Augustin Parsy… Il s’agit du nouveau prodige de la scène underground New Yorkaise : Nyle! Sa technique pour secouer les puces d’un rap U.S qui surf encore et toujours sur la vague du Gansta Rap? Rien de plus que de raconter de vraies histoires en posant, d’un flow énergique, sur de vrais instruments!!! Pour tous les amateurs, c’est le temps de retrouver ces deux opposés dont l’union est irrésistible : l’urbain du Rap U.S et l’acoustique classieuse des instruments! Alors voilà pour vous, sa vidéo qui cartonne en ce moment ! Autant pour la qualité du morceau que pour le fait qu’il a été enregistré en une seule prise son et vidéo! Le titre parle de lui même: "Let the Beat Build".
Nyle commence à faire parler de lui en remportant les récompenses de la scène Rap New Yorkaise comme le Off-the-Head Game Show Battle, et le Best Freshman MC award en 2006. Mais surtout, il sort un premier album en 2007, « Frosh », qui est une chronique de sa première année à l’Université de New York! Très remarqué, cet opus est vite suivit d’un E.P, « S’More », où il semple, réenregistre, et mixe, entre autres, les Flaming Leaps, Jack Johnson et Lou Reed ! Pour les plus curieux, voilà les liens pour écouter ces deux perles : - http://www.reverbnation.com/tunepak/1219396 - http://www.reverbnation.com/tunepak/1219414 Et comme je suis sur que vous en voulez encore, voilà le clip d’une des références de Nyle : The Pharcyde! Régalez-vous…
Ludovic Demouy
Publié le 03/06/2009 à 20:33
Par BeatZick
Humeur : Gaie
On se souvient de lui pour son premier album plus que remarqué « These Streets », sorti en 2006 chez Atlantic Records. Mais on s'en souvient surtout parce que c'est celui que toutes les petites amies trouvent « charmant », mais aussi « craquant », et en plus, « il a trop une belle voix »! Et bien désolé messieurs, mais ce n'est pas prêt de s'arrêter… Car ce jeune cabotin Ecossais (de surcroit !) a décidé, une fois encore, de nous voler la vedette en sortant « Sunny Side Up », un nouvel album qui sent bon l'affirmation artistique. L'ayant découvert par le biais de ma petite amie, cette dernière s'est voulue persuasive en insistant sur l’authenticité sonore et la diversité de ce nouvel album… Et elle avait raison ! J’ai donc cédé à la tentation… Paolo Nutini !
Mais impossible de parler de lui sans d’abord rendre hommage à son mentor, l’illustre et regretté Ahmet Ertegun… Tête pensante et fondateur d’Atlantic Records, il a découvert où accompagné ce que l’on peut appeler, une bonne partie des plus grands : Ray Charles, Led Zeppelin, Les Stones… Il a aussi distribué des artistes comme BB King, Percy Sledge, Aretha Franklin et même écrit pour certains d’entre eux ! Un homme de l’ombre à qui l’on doit tout de même la réunion de Crosby, Stills and Nash avec Neil Young… Enfin bref, un flaire légendaire dont le dernier coup de Génie fut, Paolo Nutini !
Et malgré la houlette de ce dernier, « These Streets », son premier album, contient une naïveté ou plutôt, un manque de maturité que l’artiste reconnaît bien volontiers sur son site. C’est pourquoi, pour son deuxième album, Paolo Nutini à décidé de jeter un sort à sa jeunesse et d’en faire un irrésistible condensé de toutes ses influences.
« Sunny Side Up » est un exemple de maturité musicale sublimé par une voix dont la profondeur émotionnelle est plus qu’inhabituelle pour un jeune homme de 21 ans. Une comparaison avec le jeune Dylan en devient d’ailleurs irrésistible tellement la voix allie l’intemporalité au dynamisme de la jeunesse… Sauf que celui-ci chante beaucoup mieux et pas du nez (Désolé Bob) ! Et si l’on voulait pousser les comparaisons plus loin, je dirais même que c’est aujourd’hui le seul jeune chanteur pouvant rivaliser avec Amy Winhouse et Duffy sur le circuit des « Blancs aux voix de Black » ! En effet, ce timbre particulier vous emporte aisément dans un voyage musical au cours duquel il est impossible de ne pas être frappé par la facilité et l’évidence avec laquelle il aborde les différents styles qui peuplent son album… Difficile de ne pas être séduit par le swing du ragtime «Pencil Full of Lead», envouté par la soul de « No Other Way » et « Coming Up Easy », ou, embarqué par le ska de « 10/10 ». Quand aux ballades, elles sont elles aussi très réussies et équilibrent parfaitement l’album en multipliant les couleurs et les sonorités… « Chamber Music » qui mélange folk et traditionnel Ecossais ou « High Hopes » qui va directement puiser dans les sonorités d’Amérique du sud. Sans oublier un « Simple Things » qui emprunte à merveille le style de Johnny Cash le temps d’une chanson. Paolo Nutini s’adonne donc à un exercice aussi difficile qu’il est parfaitement réussi ! La composition de standards basés sur des styles plus que pratiqués et qu’il est difficile de rendre authentiques aujourd’hui. Mais qui mieux qu’un artiste qui dit lui-même ne pas appartenir à un style précis pouvait réussir cette prouesse ?! Voici le lien de l’album sur Deezer : http://www.deezer.com/fr#music/result/all/paolo%20nutini%20sunny%20side%20up Ludovic Demouy
Publié le 27/05/2009 à 20:21
Par BeatZick
Humeur : Rebelle
On dit que le Blues est la musique de l'âme et que ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort! Seasick Steve doit en savoir quelque chose... Laissez-moi-vous raconter l'histoire incroyable de ce blues man des temps modernes qui aurait pu faire parler de lui bien plus tôt!!!
Il est blanc, porte une barbe et a le regard du gars qui en a vu... Parce que c'est le cas! Sa vie de baroudeur commence lorsqu’à 13 ans, il quitte sa maison pour fuir l’oppression paternelle (Il faut déjà en avoir des bonnes pour faire ça aussi jeune!). Ah oui, j’oubliais ! Avant ça, à 8 ans, le petit dur avait déjà appris à jouer le blues avec K.C Douglas, l’auteur de « Mercury Blues », qui travaillait au garage de son grand père. A la suite de quoi, Steven Gene Wold (de son vrai nom), adopte l’idéologie Beatnik, ou, pour dire les choses clairement, devient vagabond ! Et ce jusqu’aux années 60 où il commence à faire parler de lui en devenant musicien et ingénieur du son. Il s’entoure d’artistes comme Janis Joplin et Joni Mitchell, rien que ça… Dans les 80’s, il se remet à bourlinguer, travaille avec de nombreux labels indépendants, et croise le chemin de Kurt Cobain avec qui il devient même ami ! Il débarque ensuite dans notre belle capitale avec 10 dollars en poche, et reprend sa vie de bohème. Après avoir connu les camionnettes de flic, les nuits sous les ponts, l’alcool et les femmes françaises… Seasick part s’installer en Norvège en 2001 et commence enfin à cueillir les fruits de l’arbre Blues qu’il avait planté dès ses 13 ans ! Avec The Level Devil, il enregistre son premier album : « Cheap » ! Un titre ironique pour un album de blues cradingue, tout sauf « Cheap », sorti en 2004… La preuve :
En 2006, suit son premier album solo « Dog House Music », sorti chez Bronzerat Records. Un style compulsif, entier, presque sauvage… Ignorant parfois les frontières entre le rock et le blues, mais qui en garde toujours l’irrésistible profondeur! Si ce n’est que là, le bougre est tout seul avec sa guitare à trois cordes et ça en jette toujours autant. Jugez par vous-même…
Réglé comme une horloge, il nous a livré en 2008 son deuxième album solo au titre de nouveau évocateur : « I started out with nothing and i still got most of it left ». Un magnifique hommage à la vie simple et rude qu’il avait choisit et dont il s’est extirpé, le temps de nous raconter ce que cette dernière lui à offerte… Rien de moins que Le Blues! Voyez par vous-même une dernière fois et laissez vous emporter… Car finalement, c’est pour ça qu’il a été crée… Le Blues !
Ludovic Demouy
Publié le 24/05/2009 à 20:04
Par BeatZick
Humeur : Souriante
Hier, j'ai craqué... Une fois de plus! Mais laissez moi vous raconter en détails... Après avoir maintes fois entendu parlé des shops de vinyles du marché aux puces de Clignancourt, je décide enfin d'y trainer mes guêtres pour aller jetter un coup d'oeil, et plus si affinité!
Dès le début, je fais une découverte surprenante... En dehors du dépaysement total qu'apporte ce lieu, ce dernier est tout simplement gigantesque! Alors je décide de ne pas me repérer et de me laisser guider par l'endroit... Après avoir pratiqué les multiples labyrinthes, les ruelles d'antiquaires et les stands de vêtements, je repère des bacs de vinyles dans un petit shop appelé "La Petite Jamaïque"! Le reggae étant un de mes premiers amours musicaux (voir le premier), je décide de m'y engouffrer et de fouiner! Entre une compile studio one et un album de Jimmy Cliff, une vendeuse me prévient qu'il est possible d'écouter les vinyles...
C'est alors qu'à la fin du dernier bac, je tombe nez à nez avec la première compile à succès d'Horace Andy, "Skylarking"! Une petite merveille sortie en 1972 et produite par Coxsone Dod sur son label légendaire, Studio One! Un pressage original qui respire encore le soleil jamaïcain! Je demande donc à l'écouter et surtout, à connaître le prix. La réponse ne se fait pas attendre! Un grand Rasta débarque (il se trouve que c'est le patron) et me prévient que c'est une pièce de collection qu'il le vend 45 euro! Aïe... Avec seulement 20 euros en poche, "l'écoute sera donc pour le plaisir", lui dis-je! Mais c'était sans compter sur la qualité des morceaux!
Dès la première note, je savais qu'il fallait que je rentre chez moi avec... Mais pas à ce prix! D'autant que l'enjeux n'était pas que financier, mais aussi sentimental! En bon fan de Massive Attack, j'ai découvert cette voix magnifique sur des titres cultes comme "Hymn Of the Big Wheel", "Man Next Door" (excellente reprise de John Holt and the Paragons) et "Spying Glass"! Il me fallait donc un vinyle de SA musique... Et quoi de mieux que son premier album à succès?!
C'est pourquoi, après 3/4H de discution avec le maître des lieux sur le rastafarisme, la place du reggae en France et dans le monde, ou encore, la philosophie de Marcus Garvey, j'ai réussi à obtenir ce petit bijoux à 30 euros avec un vinyle offert! Comment aurais-je pu passer à côté?! Alors si comme ma petite amie, vous pensez que cet achat n'était pas raisonnable (et c'est le cas)... laissez moi partager avec vous ce qui m'a persuadé... La musique, toujours la musique!
PS: Petit clin d'oeil au patron de la petite Jamaïque, Ras-Kodjo, qui est un sacré dealer de vinyle... Mais attention, si ma petite histoire vous a plu et que vous comptez y faire un tour, vous risquez de ressortir dépouillé de votre argent, mais enrichi de quelques trésors musicaux!
Ludovic Demouy
Publié le 22/05/2009 à 21:42
Par BeatZick
Humeur : Rebelle
Vous ne vous êtes jamais demandé à quoi aurait ressemblé le Flower Power si il avait été lancé et mené par les black?! Et bien moi si... C'est pourquoi aujourd'hui, je vous en donne ma version à travers deux groupes de références: Arrested Development et Urban Species! Mélangeant à outrance le funk, l'acid jazz et mené par du Hip Hop mélodique presque chanté, à l'opposé du Gansta Rap... Voilà la preuve qu'il n'y a pas eu que du kitch ou du réchauffé dans les 90's... Loin de là!
PS: Petite dédicace dans la deuxième vidéo pour tous les amateurs d'MC Solaar... J'en suis aussi!
Ludovic Demouy
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