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Publié le 23/04/2008 à 07:37
Par Réjean Mélançon
Par Réjean Mélançon Rédigé le mardi 22 avril 2008
 ACT OF GOD Épisode 2 Au Carrefour de Lorimier, derrière cette porte numéro 34 qu’il garde désormais toujours close, il y a un « MOI » qui pour l’heure préfère sa solitude et qui évite scrupuleusement la moindre rencontre avec ses voisins, de peur que ces derniers ne réussissent à créer des liens… deux de ceux-ci sont des « consommateurs » voyez-vous ?
Il en est rendu où dans sa folie, ce « MOI », fils du « NÉANT » ( que vous ne devez pas confondre avec ce fils issu de l’union de deux gamètes mâle et femelle ) ? Pour le moment il pense à très court terme… dans un mois, il aura 55 ans et donc, le 1er juin prochain, il verra ses prestations d’aide sociale haussées. Que fera-t-il de ce surplus monétaire qui viendra en quelque sorte perturber le fragile équilibre de SON MONDE RÉEL ?
Sur le plan virtuel, un an après mon arrivée au Carrefour de Lorimier, ceux qui m’ont lu avec beaucoup d’attention, seraient à même de constater que je n’ai pas beaucoup évolué. J’aurais atteint un certain niveau d’équilibre et il serait même hasardeux pour quiconque, de tenter de le modifier, à moins d’être nanti d’une police d’assurance tous risques incluant une clause - « Biquetto Grincheux » obligatoire. Ce genre de clause est malheureusement très difficile à négocier avec les compagnies d’assurance, la majorité d’entre elles considérant le Biquet grincheux comme « AN ACT OF GOD », beaucoup trop risqué à assurer.
Donc le plus sage et le moins onéreux pour votre portefeuille seraient si vous avez l’esprit aventureux, de ne vous approcher de la « BÊTE », qu’avec beaucoup de circonspections. Surtout, ne jamais oubliez, et ceci est absolument impératif, que cet animal en apparence doux et paisible, voir même attendrissant par moment, est d’abord et avant tout une bête sauvage pouvant mordre avec les mots sans avertissement. Fort heureusement les morsures ne sont pas mortelles, mais elles peuvent néanmoins laisser des traces tenaces sur l’ego. Si le réel n’est pas trop perturbé, le virtuel devrait suivre son court comme il le fait depuis 11 mois maintenant.
Sur le plan de la réalité, le Biquetto sera-t-il tenté de revoir certains copains au Carrefour Lajeunesse, d’autant plus qu’il aura les moyens de ses déplacements et même de quelques extras. Et il y en a un qui lui manque beaucoup; vous savez qui ( sinon, relisez les chroniques du Carrefour Lajeunesse ) !
Ah ! J’oubliais de vous dire que le Biquet est enfin sorti de son hibernation. Il a à ce jour à son actif, quelques balades sur l’avenue Mont-Royal jusqu’à Fabre et une beaucoup plus longue qui l’a conduit jusqu’à l’antre du LoupDeVille, à la Gare Centrale. Ce dernier était absent, il était sans doute occupé par cette belle journée quasi estivale, à reluquer les belles demoiselles circulant sur les trottoirs, pendant que le Biquet sirotait bien sagement un thé vert tout en lisant les nouvelles sur nos glorieux Canadiens de Montréal, qui sont depuis hier, grands vainqueurs au hockey, sur les Bruins de Boston.
P.S. L’expression « Canadiens de Montréal » n’est tolérée que pour l’équipe de hockey. En dehors de ce contexte, Loup et Biquetto sont des québécois de Montréal.
Publié le 10/04/2008 à 04:09
Par Réjean Mélançon
Par Réjean Mélançon Rédigé le mercredi 9 avril 2008
J’en suis où un an après ?
Y a-t-il une limite à l’évolution que nous pouvons atteindre sur le plan matériel ou peut-être devrais-je dire sur le plan de la réalité, communément admise par l’ensemble de la société ?
J’ai eu récemment l’opportunité de voir quelques photos qui m’ont rappelées très fortement un homme, dont les images prises de lui dans le passé, le présentent presque toujours perdu, l’esprit ailleurs ou bien le visage sévère, rarement souriant.
Je suis encore comme ça aujourd'hui. Et pour ceux que cela peut intéresser, je ne fais généralement acte de présence sur les blogs que lorsque j’ai le goût de sourire. Sinon, je me contente de naviguer un peu comme un automate, tout en respectant le plus stricte des silences.
Je jette à nouveau un regard sur ces photos et cela m’amène à faire un constat sur ma personne. Elles m’ont inspiré ce que j’aurais envie de commencer à écrire aujourd’hui, c’est-à-dire, une nouvelle série, quoique avec moi, vous ne pouvez jamais être assurés de rien !
La différence sans l’indifférence serait de vivre dans un monde idéal pour ne pas dire utopique. La différence dans l’indifférence, ça c’est une autre histoire et j’oserais dire que le nombre d’individus qui la vivent au quotidien, se compte par milliards. Je ne suis donc qu’une goutte dans un océan, et qui pour se distinguer des autres, a décidé d’accepter sont sort et de s’interroger sur sa vie et sur celle de ceux qui l’entourent.
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Mon constat est le suivant, j’ai atteint ce qui me semble être un plateau dans mon « ascension ». D’essayer d’aller plus haut me ferait inévitablement retomber sur le dos, créant en moi, frustrations et peines. Alors que là où je suis, je me sens en paix avec moi-même, comme si j’avais réussi à atteindre mon équilibre sur le fil ténu de ma vie.
Là où je me suis rendu, j’avais l’habitude de dire que la lutte faisait parti de mon passé, que j’avais réussi à me sortir d’un océan sur lequel je tentais désespérément de rester à flot, en abordant une petite île isolée, loin de toutes côtes. N’ayant plus la force ni le courage de retourner à l’eau pour essayer encore une fois de rejoindre un des continents, j’en suis venu à me plaire sur mon îlot et cela me suffit, du moins pour le moment.
Il y a des pauvres qui n’ont rien et qui sont plus heureux que bien des riches qui ont tout. Je suis de ceux-là. Je me fous de tout désormais, je n’aime que mon présent et jouir de vos instants que vous daignez m’accorder. Je me nourris de vos vies et suis toujours ravi de vous revoir au propre, comme au figuré. Je vous écoute avec plaisir, patience et compassion. Il m’arrive aussi de rire et de pleurer en votre compagnie, mais ce que j’aime par-dessus tout, c’est de retrouver mon île et ma solitude, fixer mon regard sur un vague horizon et laisser errer mon esprit.
Certains appelleraient cela mener une vie d’ascète. Et alors, si ça me plait ! J’aime à me poser de grandes questions et tenter de trouver des réponses.
À quoi peut bien servir la relativité ? A quoi peut bien servir cette si grande disparité entre les humains ? Ceux qui seraient tentés de me répondre: c’est parce que c’est comme ça, un point c’est tout. On naît riche ou bien pauvre et puis après il n’y a plus rien, c’est le néant ! À ceux-là je dis, je ne veux même pas vous entendre !
Je me suis déjà posé cette autre question sur mon blog; la souffrance est-elle nécessaire pour que, un certain jour, au cours de cette vie ou dans une vie peut-être future, nous en venions à nous dire: est-ce cela, la vie, et prendre le temps de s’asseoir sur son cul pour résolument se mettre à réfléchir profondément à cette énigme ?
Selon vous, la vie serait-elle: métro, boulot, dodo, bien baiser, faire beaucoup de pognon pour pouvoir s’acheter plein de gadgets, ou bien agir en richissime despote avide de pouvoir et de fortune, quand pour d’autres, elle se résumerait à tenter de respirer pour simplement survivre ? À ces derniers, on ne pourrait que leur dire, désolé les mecs si vous êtes tombés sur le mauvais numéro ? La vie c’est comme ça c’est le hasard qui décide de tout, on naît riches ou bien pauvres et puis après, basta, on disparaît sans laisser de trace, et ce, pour l’éternité ? Comme elle serait triste alors, la vie ! Non, la VIE ce n’est pas cela !
Mais c’est pas tout ça ! La vie comme on l’appelle n’en continue pas moins…
Jour après jour je continue à penser et à m’inquiéter pour mes proches, les amis qui se greffent continuellement à mon quotidien, et naturellement aussi, pour mes garçons et grands frères du Carrefour Lajeunesse, qui rêvent ou désespèrent d’avoir un jour, une « VIE » meilleure…
Qu’est-il devenu mon Gros Pierrot ?
Publié le 04/04/2008 à 20:47
Par Réjean Mélançon
Par Réjean Mélançon Rédigé le vendredi 4 avril 2008

Le 1er avril 2007, je quittais le Carrefour Lajeunesse pour un monde que je qualifierais de meilleur, mon nouveau royaume sur la rue De Lorimier.
Dans ce petit havre de paix, Dom Biquetto a progressivement délaissé sa double personnalité qui était digne de Dr. Jekyll et Mr. Hyde. Petit a petit, Biquetto Hyde a commencé à se faire plus discret. Je n’irais pas jusqu’à dire qu’il a complètement disparu; oh non ! Le mal sévit en moi, et il est là pour durer. Cependant, si on m’en laisse la chance et que je peux continuer à vivre comme j’aime à vivre, c’est-à-dire sans pression, à mon rythme, si je peux faire ce que j’aime, quand j’en ai envie, alors là, oui, la chose est possible, Biquetto Hyde pourrait bien demeurer cacher pour le reste de mes jours. Rappelez-vous, Dom Biquetto est issu de la première version des chroniques de la porte bleue, au temps plus perturbé du Carrefour Lajeunesse. Il y a eu une éclipse de plusieurs mois entre les deux, avant que je ne quitte définitivement les lieux.
Dans mon nouveau domaine, j’ai, au fil des jours, progressivement repris goût à l’écriture et je cherchais un nom plus adapté à mon nouveau personnage. Une relecture d’un des textes, écrits par mon cher papa, relatant le Petit Prince de Saint-Exupéry, m’a fait songer au renard, ce petit animal à la fois intelligent, rusé et timide tout à la fois, et qui demandait à être apprivoisé pour devenir l’ami du Petit Prince. Et qui de mieux que l’isatis, ce petit renard arctique pour me représenter, moi qui suis issu de ce pays nordique. J’avais aussi besoin d’être apprivoisé, sauf que ce n’est pas le Petit Prince qui y est parvenu, c’est la Reine des blogues en personne qui a su me séduire.
Dom Biquetto est là pour rester, il fait partie de mon existence, de mes récents souvenirs. Il m’a appris tellement de choses de la vie des bas fonds. Je me dois d’en assurer la pérennité, car la vrai réalité, ce n’est pas seulement la mienne et la vôtre, il y en a plus de 6 milliards. Il est ma vrai personnalité, celui qui doit progresser dans la vie, celui qui doit démêler ce qui est à l’envers de ce qui est à l’endroit.
Isatis sera le bohême, le rêveur, celui qui s’essaie un peu maladroitement, à la poésie et qui sait, pour l’avenir… C’est surtout lui l’écrivain.
Il y a un an, j’étais seul sur ma toile, aujourd’hui, je suis choyé et très bien entouré ( Pour les habitués des copies de mon blog sur Blog4ever.com, Blogger.com et Idoo.com, sachez que mes contacts sont tous sur biquetto.quebecblogue.com ). Je m’y suis fait des amis de grandes qualités.
La deuxième année de ma nouvelle vie commence donc sous de bons augures.
Merci à tous pour votre soutien,
Je vous aime !!!
Publié le 20/03/2008 à 04:15
Par Réjean Mélançon
Par Réjean Mélançon Rédigé le mercredi 19 mars 2008

Réalité ou illusion !!! Pourquoi avoir choisi ce sujet, me diriez-vous ? Tout simplement parce que j’ai lu ces deux mots dans l’article d’un ami aujourd’hui, qu’ils m’ont plongé dans une grande réflexion et que j’avais envie de coucher tout ça par écrit.
Qu'est-ce que la réalité, si ce n'est une illusion qui se forge au gré de nos pensées. Une journée, on peut être rayonnant et joyeux, et voilà qu’arrive une simple pensée, et tout s'écroule, sans raison apparente.
Avez-vous seulement conscience de l’incroyable pouvoir de votre subconscient. Les traces de notre passé y sont solidement encastrées, et faute de prendre le temps pour bien épurer toutes ses surfaces miroitantes, les images, résultant de la lumière de notre âme, ne pourront nous parvenir que déformées, perturbant notre réalité.
Il y a la réalité de chacun d’entre nous, Il y a la réalité d’une communauté, Il y a celle d’une nation, Il y a une réalité planétaire, Et il y a une réalité universelle.
Nous sommes situés à la base d’une pyramide, écrasés par le poids de réalités de niveau supérieur.
Si nous demeurons à notre niveau de réalité personnelle, il nous est difficile de comprendre les autres. Nous pouvons être heureux ou souffrir, nous pouvons aimer ou haïr, alors que notre voisin immédiat peut vivre de son côté, complètement à l’inverse de notre petit univers. Nous nous regardons alors tous les deux, sans rien comprendre du ressenti de l’autre.
Le subconscient de chacun est encrassé par une infinité de vécus disparates, auxquels s’ajoutent le vécu des communautés et celui des nations. C’est ce qui fait l’unicité de chacun.
Maintenant, comment expliquer le fait que l’on puisse aimer un homme qui de son propre aveu, ne sait pas aimer, ne veut pas aimer, ni être aimé et qui n’a en tête à son réveil, que des images de mort et de violence envers sa communauté. Cet homme s’est retrouvé à la rue à l’âge de dix ans, côtoyant d’autres enfants de la rue, à peine plus vieux que lui, il subsistait grâce au vol et à la violence…
« Cré moué man, un jour j’vâ m’ashter un gun. Pis j’vâ faire mal à tous ceux qui m’ont fait chier »… gueulait-il parfois le matin !!!
La seule façon d’aimer un tel homme, sans pour autant partager ses idées, c’est de pourvoir s’élever à un niveau de réalité supérieur au sien, afin d’être à même de comprendre sa réalité à lui.
Pendant longtemps, j’ai nourri en moi, plein de désirs propre à une immense majorité de la population. Par exemple, je voulais toujours être le meilleur à l’école, jusqu’à ce qu’un jour je réalise qu’il y avait meilleur que moi. Je rêvais de faire une belle carrière professionnelle, je voulais gagner beaucoup d’argent pour me payer plein de luxes qu’on voit publiciser à tous vents. Je voulais toujours être le meilleur, être « LA PERSONNE » indispensable, partout où j’oeuvrais, jusqu’à ce que je réalise finalement que j’étais incapable de suivre le rythme, trop de pression, j’étais trop doux pour prendre des décisions difficiles, pas assez de confiance en moi pour affronter la concurrence. Performer, toujours performer !
Je me rendais malheureux, parce que je mettais sur moi plein de pression pour atteindre mes buts, mais aussi pour me conformer à la réalité des autres et à celui de la communauté.
Je restais figer dans ma petite réalité en me comparant à la réalité des autres. J’étais littéralement écrasé. Jusqu’à ce que finalement je décide de décrocher complètement. Je suis sorti du moule en jetant aux rebuts tous mes rêves du passé.
Les rêves matériels que vous chérissez toujours dans vos cœurs, mes amis, je les partage de moins en moins, mais je les comprends toutefois.
Ma nouvelle réalité est empreinte d’une trop grande simplicité aux yeux de la majorité. Me comprennent-ils ? Cela est leur problème.
J’ai travaillé introspectivement pour me tracer un chemin vers des sphères de réalité de plus en plus élevées. Ce faisant, je m’éloigne de plus en plus des vôtres, ce qui ne m’empêche pas de vous comprendre et de vous aimer; cela fait simplement de moi, un marginal, un original, un phénoménal illuminé mental sentimental.
J’aurais encore beaucoup de travail à faire pour finaliser le décrassage et le polissage des parois de mon subconscient, afin d’avoir une idée plus claire de ce que pourrait être ma vraie réalité.
Je ne sais si j’ai été suffisamment clair ? Sinon, ce n’est pas grave, chacun comprend selon sa propre réalité de toute façon. Celle-ci était simplement la mienne, et moi je me comprends, du moins, je le crois !!!
Publié le 13/03/2008 à 02:57
Par Réjean Mélançon
Humeur : Souriante
Par Réjean Mélançon Rédigé le mercredi 12 mars 2008
 Mais ma parole, on dirait bien que Dom Biquetto ou plutôt Isatis le poète du dimanche, commence à s’affirmer un brin. Il était temps qu’il commence à mûrir un peu, celui-là !!!
Il n’y a pas si longtemps, c’était si je me rappelle bien, au mois d’août dernier, j’avais quitté avec fracas un site internet dédié à la poésie, parce qu’un autre poète du dimanche, qui se prenait pour Rimbaud ou Verlaine, je ne sais plus, m’avait fait une remarque désobligeante. Dom Biquetto était extrêmement susceptible, voyez-vous ?
Là, je viens de subir coup sur coup, trois rebuffades sur un nouveau site dédié à la poésie, par autant de poètes du dimanche, relativement à ma façon d’évaluer et de noter un poème. Ils trouvaient que mes notes étaient dans certains cas, exagérément élevées et que ma façon de faire, faussait tous les résultats. Et bien devinez quoi ? Je suis toujours là !!!
Oh ! J’ai bien rechigné un peu, suite à la première rebuffade, me demandant même si je devais prendre une pause ou tout simplement me retirer. J’en avais d’ailleurs fait l’annonce à deux de mes amis blogueurs / blagueurs qui sont aussi membres de ce site; je leur ai dit de plus que désormais, je me contenterais de fréquenter le site en simple visiteur, pour lire, tout simplement.
Le soir venu, je me suis donc présenté sur le site pour y lire quelques autres sublimes poésies. Il y en avait justement une nouvelle de mon auteur favori, une autre de ses perles qui me faisaient tant vibrer. Je n’y tins pas, je me suis rebranché sur le champs, pour y laisser un nouveau commentaire élogieux, avec une note tout aussi élogieuse, mais susceptible de froisser un autre Rimbaud.
Je me suis dit: « Mon petit Isatis quand tu lis un poème avec ton cœur et que ce dernier en retour, te fait vibrer au plus profond de ton âme, pourquoi ne lui donnerais-tu pas la note que te prescrit cette âme ! ». Et c’est ce que je vais continuer de faire désormais; plusieurs des anciens et des « experts » de ce site, notent d’ailleurs comme je le fais.
Le seul reproche qu’on pourrait me faire est que ma moyenne est un peu trop élevée à 14,4 / 20 alors que l’idéal devrait se situer entre 12 et 13. Qu’à cela ne tienne mes chers Rimbaud et Verlaine ! Avant je ne notais que les poèmes que j’aimais bien, désormais je noterai aussi ceux que j’aime moins !!!
Publié le 01/03/2008 à 22:36
Par Réjean Mélançon
Par Réjean Mélançon Rédigé le samedi 1er mars 2008
 Métamorphose de Narcisse Salvador Dali 1937
Un grand personnage, nommé Charlie Chaplin, aurait écrit les mots que voici:
« Le jour où je me suis aimé(e) pour vrai, j'ai commencé à me libérer de tout ce qui ne m'était pas salutaire, personnes, situations, ou tout ce qui baissait mon énergie. Au début, ma raison appelait cela de l'égoïsme. Aujourd'hui, je sais que ça s'appelle L'AMOUR DE SOI ! »
S’il faut en croire ces quelques lignes, l’égoïsme serait souvent confondu avec l’amour de soi, qu’on ne doit en aucune façon négligé.
J’avoue que cela me trouble un peu, car j’ai de nouveau quelques doutes sur la perception que j’ai de moi-même et sur cet amour de soi.
Est-ce que l’amour de soi doit avoir préséance sur les autres ?
Est-ce qu’il y a un seuil à ne pas dépasser, au-delà duquel, cet amour de soi serait à nouveau de l’égoïsme ?
Ma réaction face à ma mère lors de la fête d’anniversaire évoquée dans ma chronique précédente, serait-elle de l’égoïsme ou les simples effets pervers de ma dépression qui devait sans doute faire ses ravages dès cette époque ? Car je ne m’aimais certainement pas alors, j’ai d’ailleurs encore bien des réserves aujourd’hui, sur l’amour que je me porte.
Que dois-je réellement penser de moi aujourd’hui, quand je lis vos commentaires sur ma personne ? Biquetto, tu es un sage, tu es un grand monsieur, tu es un pont, tu es un ange ! On se sent bien chez toi, Biquetto !!! Certains vont me dire que je radote, je sais !!!
Serais-je encore victime du syndrome de l’imposteur ? Au fond de moi, je la perçois bien, pourtant, cette grandeur, cet amour en moi, cette même grandeur qui existe en chacun de nous. Mais il y a de ces souvenirs tenaces qui ne cessent de brouiller les plus belles images.
J’aimerais bien connaître vos avis sur « L’AMOUR DE SOI » !!!
Quoiqu’il en soit, je suis très heureux de voir qu’il y a plein de gens que je ne laisse pas indifférents et qui peuvent trouver chez moi quelque réconfort.
Je vous en remercie tous, du plus profond de mon cœur, car ce faisant c’est moi que vous réconfortez !!!
Publié le 24/02/2008 à 23:34
Par Réjean Mélançon
Par Réjean Mélançon Rédigé le dimanche 24 février 2008  Oui, les fées existent !
« L'effet sur mon coeur, qui donc y pense ? »
C’est cette toute petite phrase issue d’un poème écrit par une amie, une maman au cœur brisé, qui m’incite à vous écrire aujourd’hui. Et en le faisant, je pense aussi à d’autres mamans qui ont vues aussi leur cœur brisé par la barrière qui s’est créée entre elles et le fruit de leur sein. L’une de mes petites sœurs ressent la même blessure, ma propre maman en fut une autre.
C’est un grand garçon, maintenant, il a trente deux ans. Je ne vais évidemment pas entrer dans les détails, mais voilà, il a décidé de couper les ponts avec toute sa famille, même avec sa mère, ma petite sœur. C’est en partie à cela que mène une dépression; j’ai moi-même déjà songé à cette solution drastique envers les miens, il n’y a pas si longtemps.
Une histoire, avec quelques similarités, réuni ma sœur et mon amie, sauf qu’avec cette dernière, c’est sa jeune fille adolescente qui est cause de sa souffrance de maman.
Le monde étant ce qu’il est, il ne faut pas se surprendre de voir ce fléau dépresseur se multiplier de façon quasi exponentielle. Certains parents auraient tendance à se culpabiliser, mais se serait trop facile de leur jeter le blâme. Un petit accroc sans importance à la maison ou à l’école, peut facilement chez une âme hypersensible, se transformer en montagne infranchissable, une fois que la société imbue d’elle-même et de ses principes, vient jeter ses pavés dans l’esprit des enfants.
J’adorais ma mère et je chérie sa mémoire. Elle a vécu avec son temps, avec les préjugés de son temps… Une petite remarque, qui aurait pu être anodine pour n’importe quelle autre personne, sur une cousine lesbienne, a eu chez moi, durant mon adolescence troublée par la découverte de mon homosexualité, l’effet d’une bombe de destruction massive.
Il m’a fallu une vie pour assumer, j’apprend à peine à me relever.
Tout cela pour vous dire, que peut importe le ou les petits accrocs qui se cachent derrière chaque histoire, chaque personne est responsable d’elle-même et de la perception qu’elle se fait d’elle-même. Sonny et Laura ne sont pas différents de moi. Ils ont tous les deux, tout comme moi, atteint le seuil de la grande question existentielle sur le véritable but de la vie. Ce sera à eux de trouver leurs propres réponses, comme je travaille encore à trouver les miennes.
Petites mamans au cœur brisé, je comprends votre douleur. J’ai moi aussi brisé celui de celle que je chéris plus que tout au monde, et ce, quelques semaines à peine avant son décès. Elle seule et son médecin, savaient qu’elle allait mourir. Elle n’en disait mot à personne, pour ne pas nous perturber. Elle voulait profiter de ses derniers instants en savourant son bonheur de vivre avec ceux qu’elle appelait « SA VIE ».
Le 9 août 1987 était le 35ième anniversaire de mariage de mes parents. Elle voulait le fêter dignement.
Cet été là, s’était organisée à la salle paroissiale du village de Ste-Élisabeth où mes parents habitaient, une grande fête réunissant tous les couples ayant fêté 30 ans de mariage ou plus; évidemment, tous les enfants et petits enfant étaient aussi conviés. Ma mère avait décidé que notre famille participerait aussi et elle a acheté les billets pour tous ses enfants et petits enfants. Il a fallu que je me fasse tirer l’oreille pour que j’accepte de participer à la fête. Je ne pensais qu’à mes propres problèmes, comme un sale égoïste. À aucun moment je n’ai pensé à elle au cours de cette soirée, je ne faisais que râler et penser à mes tourments. Finalement, à bout de patience, je les ai tous planté là et je suis rentré chez moi, sans penser une seconde à la peine que je causais à ma mère.
Je l’ai revu l’avant-veille de sa mort sur son lit d’hôpital, j’étais seul avec elle, et à la façon dont elle me regardait, je sentais bien qu’elle connaissait mon drame et qu’elle ne souhaitait qu’une chose, c’est que je m’ouvre enfin. Je n’ai jamais pu le faire et se sera le plus grand regret de toute ma vie.
Alors, petites mamans, dites-vous bien que vos enfants vous aiment, quoiqu’ils disent, quoiqu’ils fassent. Avec de la chance, ils réussiront à s’ouvrir plus vite que moi je n’ai fait et qui sait ce que l’avenir vous réserve encore de joies auprès de vos joies.
Publié le 22/02/2008 à 20:44
Par Réjean Mélançon
Par Réjean Mélançon Rédigé le vendredi 22 février 2008

Je ressens trop souvent mon impuissance face au désarroi de ceux que j’aime. Je ne peux actuellement, dans l’isolement que j’ai créé autour de moi, que rester là, assis comme un quasi zombie, à penser à tous leurs tourments.
Pourquoi me diriez-vous, si ce n’est pas mon problème et que de toute façon je n’y peux rien ?
Hé bien, c’est comme ça, tout simplement, c’est comme ça que je suis. J’accorde habituellement à l’autre, plus d’importance qu’à ma propre personne, et c’est en grande partie pour cette raison, que je m’isole, afin de me protéger, du moins, c’est-ce que je croyais. Mais le destin a le don de nous remettre rapidement sur les rails qui avaient été préalablement forgées pour nous, avant notre venue au monde.
Dans mon isolement j’ai redécouvert l’internet et les blogs que je peux y faire. Au fil des mois et des jours, je m’y suis fait d’excellents amis, bien plus que virtuels, ils sont véritables, dans le plus pur sens du terme. Et vous savez quoi ? Oui, je suis sûr que vous vous en doutez déjà, pour eux aussi, je me fais du mauvais sang ! Le destin m’a rattrapé de nouveau.
Ma destinée, mon karma… !!! En regardant de plus prêt dans les méandres de mon esprit, je m’aperçois que je suis un être foncièrement égoïste tout compte fait. Cette pulsion irrésistible que j’ai envers les autres dans la détresse ne peut que m’être insufflé par mon âme à travers ma porte bleue; aurait-elle pour but de me faire comprendre de nouvelles leçons sur le sens de la vie ? J’en suis certain maintenant.
Je suis une partie d’un tout, et pour que j’aille bien, il est impératif que ce tout soit harmonieux.
Si les problèmes des autres n’étaient pas mes problèmes et que de toute façon je n’y pouvais rien, selon vous, alors, que devrais-je conclure de mon séjour au Carrefour Lajeunesse, lorsque tous ces hommes endurcis par leur vie de misères, génératrice de méfaits, de toxicomanie et d’alcoolisme, faisaient presque la queue à ma porte pour venir simplement se confier à moi ? Que devrais-je conclure de tous ces courriels, voir même de ces commentaires reçus sur mon blog (Quebecblog) de la part de lecteurs assidus, pour me confier leurs états d’âme ?
La compassion et l’empathie auraient donc plus de pouvoir que je ne l’aurais jamais cru dans mon passé égoïste où je ne faisais que pleurer sur ma petite personne, qui était alors le centre de l’Univers.
Le destin fait bien les choses quoiqu’en pense les plus malheureux. Cela peut sembler cruel à dire, mais dans tout ce qui peut nous arriver, même dans la souffrance la plus grande, il est possible d’y trouver de la lumière sur un aspect fondamental de soi-même. C’est à L’ÊTRE qu’incombe la tâche d’amorcer en lui-même, une réelle introspection. S’il n’y avait que cela que j’avais appris au cours de ma vie, j’estimerais néanmoins qu’elle avait value d’être vécue.
Publié le 13/02/2008 à 07:07
Par Réjean Mélançon
Par Réjean Mélançon Rédigé le mardi 12 février 2008

Tu te fais appelé « Le Brave » depuis ton enfance, et c’est sous ce vocable que tous te connaissent et t’interpellent. Tu es un dur, un mâle, un vrai ! Un univers entier nous sépare et pourtant… nous sommes si proches, comme s’il y avait un trou de vers qui perçait le mur de l’espace-temps, nous faisant économiser le trajet de dizaines de milliard d’années à la vitesse de la lumière.
Sais-tu mon Brave, que je ne peux penser à toi s’en m’émouvoir ? Tu m’as souvent fait râler, oui mais, je sais maintenant voir sous ta carapace.
Ton passé t’appartient tout comme ton présent d’ailleurs, je ne te juge pas. Comment le pourrais-je quand tu me parles si bien du hockey, des Beatles, de jazz et d’Aznavour. Ton grand Charlie comme tu te plais à l’appeler, tu dois bien avoir tous ses disques. D’ailleurs, c’est toi qui me l’a fait redécouvrir, pour ma plus grande joie. Et puis il y a toutes ces conversations qu’on a eu ensemble et qu’on a encore à l’occasion, où j’ai l’opportunité d’admirer ta grande intelligence, ta logique implacable et toutes ces connaissances que tu as glanées par toi-même à force de lecture. Il n’est pas toujours nécessaire d’aller dans les grandes écoles pour apprendre. C’est à l’école de la vie qu’on apprend le gros bon sens.
J’aimais beaucoup aussi, quand je vivais encore là-bas, te recevoir chez moi et te voir t’installer devant l’ordinateur qui était à ma disposition, dans le but d’affronter le logiciel Chessmaster 9000 à son niveau le plus élevé, cela devait bien faire entre 2700 et 2800 points ELO, je crois, et tu es arrivé à le battre à quelques reprises, sous mes yeux émerveillés, sans compter toutes ces parties que tu as su mener jusqu'à la NULLE. Tu fais parti de mes bons moments passés au Carrefour Lajeunesse. Et j’ai encore la joie de te recevoir dans mon nouveau Carrefour.
Cela fera bientôt un an que j’ai quitté ce lieu d’amour et d’enfer. On ne peut comprendre cet environnement si on n’y a pas vraiment vécu. Les mots à eux seuls ne peuvent exprimer toute l’étendue de la misère qui y règne, véritable toile d’araignée dépassant largement le cadre de toutes les frontières.
Comme je te comprends de vouloir quitter cet endroit toi aussi. Mais en attendant, tu as plein d’autres chats à fouetter. Tu m’as dit que je te manquais, n’étant plus là pour débattre avec toi. Les rares occasions que tu as de venir me voir dans ma nouvelle demeure se font très espacées. Heureusement que tu as encore ton petit chien, l’unique famille qui te reste, qui veuille encore de toi, il est véritablement ton enfant et je sais à quel point il est tout pour toi.
Je le revois, ce petit chien gambadant joyeusement dans la neige épaisse fraîchement tombée, ses deux oreilles battant au vent, toutes deux bien synchrone avec son mouvement, pendant que toi, tu le regardais aller, je le sais, le cœur ému, en te disant, huit ans déjà ! Comme le temps s’écoule vite pour ton unique famille. Qu’adviendra-t-il le moment venu, tu y songes déjà à cette séparation. Je pouvais le voir bien clairement, par ces deux petites larmes qui perlaient au coin de tes yeux. Et subitement tu éclatais d’un rire sonore et bien gras, comme le ferait le grand géant vert de la publicité sur les petits pois verts.
Tu dois rester fort, n’est-ce pas, mon Brave ?
Publié le 11/02/2008 à 05:08
Par Réjean Mélançon
Par Réjean Mélançon Rédigé le dimanche 10 février 2008
 Là-bas les anges pleurent aussi
Je ne connais rien de plus triste que de voir une personne descendre tellement bas, qu’elle en cherche à mourir; et avez-vous constaté à quel point, plus le suicidé sera jeune et plus le cercle des personnes affectées sera grand ?
Si je me décide à reprendre la plume, vous devez vous douter que c’est pour défouler le trop-plein d’émotions qui circulent en moi et aussi parce que je ne fais que penser à Laura et à tous ses proches.
J’ai lu chez toi, Fred, que tu te culpabilisais à propos de cette tentative de suicide; tu ne devrais pas le faire. Laura avait besoin d’un électrochoc.
Ce que Laura a vécu, je l’ai vécu moi aussi. Je ne connais rien de son histoire, mais de ce que j’en sais, en regard des derniers événements, je crois que personne au monde, pas même un psychiatre, n’aurait pu lui faire abandonner sa décision d’en finir. Tu l’as toi-même reconnu, Fred. Si le geste que tu as posé a provoqué la mise en application de ce recours ultime, et bien cela, se sera avéré en bout de ligne, le miracle qui l’aura sauvé. Elle est désormais entre bonnes mains, tout comme moi je l’ai été après ce que j’ai convenu d’appeler, mon petit miracle: un simple coup de téléphone auquel je n’ai jamais répondu.
Crois-moi quand je dis que je suis béni des Dieux, j’ai eu une chance pas possible, car je me serais suicidé plusieurs fois. Ma crise de 2001 aurait été la bonne, n’eut été mon petit miracle.
Pour ce qui suit, je ne parle que pour moi:
N’allez pas croire que cette pulsion n’est plus en moi. Elle y est toujours, gardé bien précieusement dans ma mémoire, mais, j’ai appris à m’en faire une béquille qui m’aide à surmonter mes moments les plus sombres (sur ce sujet, je me comprends et je préfère ne pas m’étendre). Soyez toutefois rassurés, j’ai aussi pour m’appuyer dans mon kit de survie, une bonne dose d’antidépresseurs ainsi que beaucoup d’amour !!!
Qui sait, il y aura peut-être un jour une pilule miracle qui règlera définitivement les problèmes de dépression !!!
Laura possède déjà pour l’aider à surmonter sa détresse, l’essentiel de son kit de survie, il ne lui manque que sa béquille. Si elle est aussi têtue et indépendante que moi je voulais l’être, c’est elle qui la choisira en bout de ligne. J’ai opté pour l’indépendance, mais j’y ai mêlé un peu de sagesse en acceptant de m’appuyer un peu sur ceux qui m’offrent leur soutien et que j’aime.
Il ne reste à espérer qu’elle optera pour un minimum de sagesse… en s’appuyant davantage sur maman, papa et les amis.
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