|
<
|
Oct. 2008 |
|
| L |
M |
M |
J |
V |
S |
D |
| | | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | | 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | | |
|
Publié le 24/02/2008 à 23:34
Par Réjean Mélançon
Par Réjean Mélançon Rédigé le dimanche 24 février 2008  Oui, les fées existent !
« L'effet sur mon coeur, qui donc y pense ? »
C’est cette toute petite phrase issue d’un poème écrit par une amie, une maman au cœur brisé, qui m’incite à vous écrire aujourd’hui. Et en le faisant, je pense aussi à d’autres mamans qui ont vues aussi leur cœur brisé par la barrière qui s’est créée entre elles et le fruit de leur sein. L’une de mes petites sœurs ressent la même blessure, ma propre maman en fut une autre.
C’est un grand garçon, maintenant, il a trente deux ans. Je ne vais évidemment pas entrer dans les détails, mais voilà, il a décidé de couper les ponts avec toute sa famille, même avec sa mère, ma petite sœur. C’est en partie à cela que mène une dépression; j’ai moi-même déjà songé à cette solution drastique envers les miens, il n’y a pas si longtemps.
Une histoire, avec quelques similarités, réuni ma sœur et mon amie, sauf qu’avec cette dernière, c’est sa jeune fille adolescente qui est cause de sa souffrance de maman.
Le monde étant ce qu’il est, il ne faut pas se surprendre de voir ce fléau dépresseur se multiplier de façon quasi exponentielle. Certains parents auraient tendance à se culpabiliser, mais se serait trop facile de leur jeter le blâme. Un petit accroc sans importance à la maison ou à l’école, peut facilement chez une âme hypersensible, se transformer en montagne infranchissable, une fois que la société imbue d’elle-même et de ses principes, vient jeter ses pavés dans l’esprit des enfants.
J’adorais ma mère et je chérie sa mémoire. Elle a vécu avec son temps, avec les préjugés de son temps… Une petite remarque, qui aurait pu être anodine pour n’importe quelle autre personne, sur une cousine lesbienne, a eu chez moi, durant mon adolescence troublée par la découverte de mon homosexualité, l’effet d’une bombe de destruction massive.
Il m’a fallu une vie pour assumer, j’apprend à peine à me relever.
Tout cela pour vous dire, que peut importe le ou les petits accrocs qui se cachent derrière chaque histoire, chaque personne est responsable d’elle-même et de la perception qu’elle se fait d’elle-même. Sonny et Laura ne sont pas différents de moi. Ils ont tous les deux, tout comme moi, atteint le seuil de la grande question existentielle sur le véritable but de la vie. Ce sera à eux de trouver leurs propres réponses, comme je travaille encore à trouver les miennes.
Petites mamans au cœur brisé, je comprends votre douleur. J’ai moi aussi brisé celui de celle que je chéris plus que tout au monde, et ce, quelques semaines à peine avant son décès. Elle seule et son médecin, savaient qu’elle allait mourir. Elle n’en disait mot à personne, pour ne pas nous perturber. Elle voulait profiter de ses derniers instants en savourant son bonheur de vivre avec ceux qu’elle appelait « SA VIE ».
Le 9 août 1987 était le 35ième anniversaire de mariage de mes parents. Elle voulait le fêter dignement.
Cet été là, s’était organisée à la salle paroissiale du village de Ste-Élisabeth où mes parents habitaient, une grande fête réunissant tous les couples ayant fêté 30 ans de mariage ou plus; évidemment, tous les enfants et petits enfant étaient aussi conviés. Ma mère avait décidé que notre famille participerait aussi et elle a acheté les billets pour tous ses enfants et petits enfants. Il a fallu que je me fasse tirer l’oreille pour que j’accepte de participer à la fête. Je ne pensais qu’à mes propres problèmes, comme un sale égoïste. À aucun moment je n’ai pensé à elle au cours de cette soirée, je ne faisais que râler et penser à mes tourments. Finalement, à bout de patience, je les ai tous planté là et je suis rentré chez moi, sans penser une seconde à la peine que je causais à ma mère.
Je l’ai revu l’avant-veille de sa mort sur son lit d’hôpital, j’étais seul avec elle, et à la façon dont elle me regardait, je sentais bien qu’elle connaissait mon drame et qu’elle ne souhaitait qu’une chose, c’est que je m’ouvre enfin. Je n’ai jamais pu le faire et se sera le plus grand regret de toute ma vie.
Alors, petites mamans, dites-vous bien que vos enfants vous aiment, quoiqu’ils disent, quoiqu’ils fassent. Avec de la chance, ils réussiront à s’ouvrir plus vite que moi je n’ai fait et qui sait ce que l’avenir vous réserve encore de joies auprès de vos joies.
Publié le 02/11/2007 à 03:20
Par Réjean Mélançon
Humeur : Tendre
Par Réjean Mélançon Rédigé le jeudi 1 novembre 2007 
Novembre passe pour être le mois des morts, mais novembre est aussi le mois de ta naissance et curieusement, tu préféras nous quitter le dernier jour du mois précédent, soit le 31 octobre 1987, il y a vingt ans maintenant. En nous quittant en octobre, voulais-tu préserver intact le souvenir du mois de ta naissance, transformer ce mois, pour le bénéfice de ta postérité, en un symbole de vie, le symbole de ta vie?
Tu es née le 22 du 11ième mois 1928. Ce serait une date comme une autre, me diriez-vous ! Êtes-vous amateur de numérologie ?
Naissance et mort de ma maman:
22 + 11 + 1928 = 1961 31 + 10 + 1987 = 2028 1961 + 2028 = 3989 3 + 9 + 8 + 9 = 29 2 + 9 = 11
Mon jumeau et moi sommes nés le 24-05-1953:
24 + 5 + 1953 = 1982 24 + 5 + 1953 = 1982 1982 + 1982 = 3964 3 + 9 + 6 + 4 = 22
Moi je suis né à 22h précise ... !!!!
Le 22 et le 11 sont depuis le décès de ma mère, intimement liés au rythme de ma vie. Il ne se passe pas une semaine, parfois même cela arrive plusieurs fois par jour, où en regardant l’heure de ma montre ou d’une horloge quelconque, je tombe précisément sur 11h11, 22h11, 22h22 ou 11h22. A chaque fois, je tombe en arrêt, comme en transe, je fixe l’heure qu’il est jusqu’au passage à la minute suivante. Pendant tout ce temps, je pense à elle en me demandant s’il n’y aurait pas un message qu’elle essaie de me faire passer. Les pensées qui traversaient mon esprit à ce moment bien précis, avaient-elles une importance particulière ?
Les messages les plus importants, seraient-ils les pensées que j’avaient lorsqu’en regardant ma montre ou une horloge digitale, je voyais apparaître la onzième seconde de la onzième minute de la onzième heure... Parce que cela m’est arrivé à plusieurs reprises également.
Le dernier signe que j’ai reçu et que j’appelle désormais mes signes de l’au-delà, c’était hier avant-midi. Je ne me rappelle plus laquelle des quatre heures clef était apparue à mon horloge, mais c’était juste avant que je sorte pour aller faire quelques achats à l’épicerie. Elle cherchait peut-être à retarder ma sortie... Je ne sais pas... Une chose est sûre, c’est que j’ai pensé à elle en fixant l’horloge jusqu’au passage à la minute suivante.
C’est peut-être fou tout cela, mais j’aime mieux passer pour fou justement; au moins comme cela je peux jouir de la vie que je mène et en éprouver du bien-être. Le fait de m’accrocher à cette croyance du signe de l’au delà, le fait de croire à une vie après la mort, me confortent dans ma petite vie actuelle. Si je n’avais pas cette croyance fermement ancrée en moi, ma vie n’aurait plus aucun sens. Alors merci, Maman !!
Le 22 novembre prochain, à 22h précisément, j’aurai une pensée toute spéciale pour toi.
Publié le 29/09/2007 à 22:33
Par Réjean Mélançon
Humeur : En colère
Par Réjean Mélançon Rédigé le samedi le 29 septembre 2007
Venez en aide à la Société protectrice des animaux
Un de mes amis blogueurs est un farouche défenseur des animaux. Il se décrit comme « un soldat » des associations pour le défense des animaux. Son dernier message se veut un vibrant appel pour leur venir en aide, il vaut le détour. Les vidéos présentés, parlent d’eux-mêmes. Ce même message m’a remémoré un souvenir de l’hiver dernier, que j’ai partagé avec mon ami et que je tiens à raconter plus en détail, dans ma présente chronique.
Au cours de nos hivers québécois, nous avons très souvent de ces épisodes de pluie verglaçante, qui dure parfois plusieurs jours. L’hiver dernier, lors d’un de ces épisodes, un de mes amis et moi, avons trouvé une pauvre petite chatte grise abandonnée à l’extérieure, par ce temps exécrable. Elle était bien vivante, mais ne semblait avoir aucune réaction à notre approche. Elle nous semblait résignée, comme si elle se laissait mourir. Depuis le temps qu’elle était restée étendu là, sans bouger, le verglas lui avait finalement recouvert les pattes antérieures qu’elle avait complètement figées dans la glace. Le copain avec qui j’étais, a dû briser la glace pour la dégager.
Je l’ai amené chez moi, pour qu’elle se réchauffe, ensuite je lui ai donné un bain puisque elle était en partie couverte par sa propre urine. Ensuite je l’ai nourri, elle, blottie sur mes genoux, elle ne mangeait que dans ma main.
Malheureusement, je ne pouvais pas la garder, n’ayant pas les moyens de lui procurer tous les soins qui lui étaient sans doute nécessaires, notamment un examen chez le vétérinaire. J’ai dû la confier à la SPA. Mais lorsque est venu le moment de la séparation, je n’ai pu m’empêcher d’avoir le coeur très gros. L’agent de la SPA l’a placé dans une cage afin de la conduire vers l’un de leurs centres d’hébergement pour animaux abandonnés. La petite « Grisounette » me regardait en se disant peut-être: « Toi aussi, tu m’abandonnes !!! ».
Je n’ai pas dormi de toute cette nuit-là. Je ne pensais qu’à ma Grisounette et je pensais aussi à tous ces gens sans coeur, qui achètent un petit animal, qui s’en lassent, et les rejettent à la rue, sans aucune défense. Comme c’est triste pour ces gentils animaux! Et comme ces humains méprisants me mettent en colère!!!!!
Publié le 23/09/2007 à 19:33
Par Réjean Mélançon
Humeur : Tendre
Par Réjean Mélançon Rédigé le dimanche, 23 septembre 2007
Cette journée du 23 septembre est un jour très spécial pour deux de mes amis blogueurs ( Voir ma petite bande d'amis sur IFrance ).
De lire leur chronique respective, m’a plongé dans un sentiment à la fois de mélancolie et aussi de joie et de reconnaissance.
La mélancolie provient de mon souvenir d’anciennes blessures m’ayant plongé dans l’isolement le plus total, et aussi par le souvenir récurrent de la perte de ma mère il y aura bientôt vingt ans.
La joie et la reconnaissance sont le résultat d’une pêche quasi miraculeuse, réussie par l’Amour incarné, et par l’accueil chaleureux servi par ses amis au grand coeur.
Comment de simples mots peuvent-ils, malgré la distance, créer des amitiés aussi fécondes? La réponse est bien simple. Les mots sont l’un des moyens utilisés par l’énergie pour circuler de coeur à coeur. La connexion étant établie sur ce réseau dénué de résistance, l’énergie peut donc circuler sans aucune perte, pour le plus grand profit de l’ensemble de cette petite communauté.
Cet automne, transformé sous ce soleil radieux, n’aura jamais connu un été des indiens aussi beau et surtout aussi long, je n’en vois vraiment pas la fin.
Je n’ai pas peur du noir et mes angoisses d'hier se détachent petit à petit de mon être, je les laisse s’envoler aux quatre vents, pour ne plus jamais les revoir. Je ne vous remercierai jamais assez.
Publié le 18/09/2007 à 20:31
Par Réjean Mélançon
Humeur : Souriante
Par Réjean Mélançon Rédigé le mardi le 18 septembre 2007

Au Carrefour Lajeunesse, je considérais un peu les locataires des lieux, comme ma famille élargie. J’y avais mes fils adoptifs et mes grands frères. De plus, pour arrondir un peu mes fins de mois, je m’occupais de la conciergerie, ce qui allégeait un peu le coût de mon loyer et me donnait une certaine notoriété dans la place.
Dom Biquetto avait parfois son caractère de taureau en furie, quand les fistons et les grands frères se montraient un peu trop turbulents, particulièrement le premier de chaque mois. Certains poussaient les festivités un peu loin, notamment Gros Bidule qui en perdait toutes les notions de savoir vivre envers ses voisins. Cela soulevait l’ire de Dom Biquetto, qui ne se gênait pas pour invectiver les polissons en les dardant de mots bien sentis, parfois à ses risques et périls. Heureusement que j’avais alors mes gardes du corps pour me protéger.
Un jour que j’étais particulièrement de mauvais poil à cause de l’un d’eux, un de mes fistons, craignant sans doute une réaction acerbe de ma part, s’approcha de ma porte entrouverte, tout doucement, et se mit à me chantonner un extrait de la chanson que voici, sur l’air bien connu de Joe Dassin:
No me moleste Biquetto No me moleste Biquetto No me moleste Biquetto Reprend vite sur toi
Je viens te faire une visite Arrête tes réprimandes Ne sois pas furibond Ne me critique pas
Biquet tu es une vraie soupe au lait Avec tes remarques, fait donc du balais J'ai un voisin que je n’aime pas Vas-y faire tes crocs, c'est moi qui t'envoie
No me moleste Biquetto No me moleste Biquetto No me moleste Biquetto Reprend vite sur toi
Tu vois mon poing fantastique De me troubler ma musique Si tu y goûtes Biquetto Tu n'aimeras pas
Y a des p’tits coins pleins de voluptés Pour des biquets de grandes qualités Sur Sainte-Catherine, coin de Lorimier Tout l'monde, il est gay, tout l'monde, il est nu
No me moleste Biquetto No me moleste Biquetto No me moleste Biquetto Reprend vite sur toi
Je viens te faire une visite, Arrête tes réprimandes Ne sois pas furibond Ne me critique pas.
Mon cher Joe Dassin, il ne faut pas leur en vouloir d’avoir un peu dénaturé ta chanson. Malgré leur âge qui fait d’eux des adultes, ce sont encore des enfants qui ne savent pas ce qu’ils font, sois miséricordieux. Hi, hi, hi. !!!!!
Je ne peux cependant pas m’empêcher d’octroyer à l’auteur de cette contrefaçon dédiée à votre humble serviteur, le « Biquet d’Or » accordé à celui de mes fistons adoptifs m’ayant le plus fait sourire en 2007.
Publié le 09/09/2007 à 19:52
Par Réjean Mélançon
Humeur : Tendre
Par Réjean Mélançon Rédigé le dimanche le 9 septembre 2007

Durant mon adolescence, je me rappelle que j’aimais par dessus tout, me retrouver dans la chambre, que je m’étais installée au sous-sol de la maison que nous habitions alors à Sept-Îles. J’y restais le plus souvent seul, le soir, dans une obscurité quasi complète au début, celle-ci s’estompant tout doucement, au fur et à mesure de l’adaptation de ma vision nocturne, à la faible lumière émanant des trois petites fenêtres qui se trouvaient au ras du sol, dans une sorte de caniveau.
C’est là que je vivais intérieurement des épisodes de mes vies imaginaires, où je me donnais toujours les meilleurs rôles. Je les vivais comme une sorte de roman feuilleton qui se poursuivait soir après soir. Quand je pensais avoir fait le tour de cette histoire, je m’en forgeais rapidement une autre, parfois inspiré par une lecture ou un film.
Dans le monde réel, je me voyais moche, couard et lâche. Dans mon monde imaginaire j’étais évidemment, beau, fort, courageux, avec beaucoup d’entregent. Je me sentais aimé, apprécié par tous, voir même désiré.
Une fois devenu adulte, j’ai continué à vivre ces feuilletons éveillés à plusieurs reprises, mais cette fois, je devais avoir recours à la drogue ou le plus souvent à la boisson, pour pouvoir amorcer l’ébauche d’une nouvelle vie dans ma tête. À la différence, cette fois, c’est que ces feuilletons épisodiques, que je vivais intérieurement, se voulaient être comme une retouche très améliorée de la réalité que je vivais quotidiennement.
Dans ma réalité d’adulte, jusqu’à l’âge de 50 ans, si une personne, homme ou femme m’avait dit, « Réjean je t’aime », j’aurais été incapable de la croire, étant incapable de m’aimer moi-même. Les enfants de la rue que j’ai côtoyés et avec qui j’ai gardé quelques contacts, ont complètement chamboulé ma vie pour le mieux. Grâce à eux, je ne peux pas dire encore que je m’aime, mais au moins je sais que je suis aimable.
J’aurais sans doute beaucoup à écrire sur ces romans savon. Je devrais sans doute commencer à y songer. Quelle mine se serait pour les psy de tout acabit, ils n’auraient qu’à faire « COPIE/COLLER », et ils auraient un beau dossier à analyser...!
Aujourd’hui, mes romans savon sont le reflet de mon passé, je les revis grâce à ma nouvelle drogue, le blogue. Aurais-je besoin un jour d’avoir recours aux blogueurs anonymes, les B.A., si je deviens trop accroc, l’avenir le dira.
Publié le 04/09/2007 à 23:06
Par Réjean Mélançon
Humeur : Souriante
Par Réjean Mélançon Rédigé le mardi 4 septembre 2007


Comme vous pouvez le constater, à la vue de ce panneau routier visible le long d’une route de la Nouvelle-Écosse, ainsi que sur la plaque commémorative, la famille des Melanson dont j’ai l’honneur d’appartenir, fait partie intégrante de l’histoire de la Nouvelle-Écosse, l’une des dix provinces du Canada.
Mon ancêtre Pierre La Verdure, né en 1608 à La Rochelle en France, aurait été un huguenot. Il a dû quitter la France pendant le siège de La Rochelle lancé par Richelieu en 1627, dans le but de venir à bout de ces hérétiques protestants. Il a émigré dans un premier temps en Angleterre. C’est là, qu’en 1630, il a épousé Priscilla Mallinson, née dans le Yorkshire. De leur union naquit 3 fils, Pierre (mon aïeul) en 1632, Charles en 1643 et John en 1651.
Toute la famille serait arrivé à Port Royal en Acadie, en 1654 ou 1657. A ce moment, l’Acadie était sous juridiction anglaise.
Les deux frères aînés se sont marié à Port-Royal. Pierre a épousé en 1665, Marie Marguerite Mius d’Entremont, la fille du seigneur de Pomcoup, Philippe Mius d’Entremont.
Je peux donc me targuer être le fier descendant de seigneurs!!!!!
 Ça ne me ressemble pas beaucoup, mais il s’agit d’une statue de Philippe Mius d’Entremont, seigneur de Pomcoup, le père de mon aïeule. Je sais, ce n’est pas du Michelangelo, mais tout de même!!!
Lorsque l’Acadie redevint temporairement française en 1667 après le traité de Breda, Pierre La Verdure, Priscilla Mallinson et leur plus jeune fils John, pour fuir la colère des papistes, prirent le chemin de Boston qui était ville protestante. C’est là qu’ils finirent leurs jours.
Quant aux deux frères qui avaient déjà fondé leur famille à Port Royal, ils décidèrent de demeurer sur place et d’abjurer le protestantisme. Ils prirent également tous les deux, le nom de leur mère qui se transforma en Melanson.
En 1671, les Melanson étaient les principaux propriétaires terriens de Port-Royal.
A l’automne de 1755, les anglais qui avaient repris le contrôle de l’Acadie, décidèrent de déporter vers les États-Unis dont la Louisiane, une grande partie de la population acadienne, c’est alors que certains des descendants de Pierre Melanson et de Marie Marguerite Mius d’Entremont décidèrent de déménager au Québec, notamment dans la région de la Mauricie, d’où mon père est issu.
L’établissement Melanson a été complètement détruit par les Anglais, et en 1757, après un siècle d’occupation par le clan de Charles Melanson (frère de Pierre) et de Marie Dugas, il ne restait plus que des ruines. Plusieurs des pièces trouvées sur ce site archéologique se retrouvent à Port-Royal, dont voici quelques photos.
 Port-Royal à Annapolis
 Fort français
 Habitation dans le fort
 Quelques détails architecturaux
 Intérieur d’une des habitations du fort
 Autre pièce de l’habitation
 Visiteurs et guide en vêtements d’époque
Publié le 20/08/2007 à 17:42
Par Réjean Mélançon
Par Réjean Mélançon Rédigé le lundi 20 août 2007
Hôpital Royal Victoria de Montréal affilié à l’université McGILL
L’une de mes soeurs m’a appris à son retour de vacances, ce qu’était le « syndrome de l’imposteur » dont avait souffert le journaliste de grand renom Gaétan Girouard, de la chaîne de télévision TVA, et qui l’avait mené tout droit au suicide. Je ne pouvais m’empêcher de faire aussitôt une corrélation frappante entre la carrière journalistique de M. Girouard et les deux carrières que j’ai moi-même menées pendant 23 ans dans le domaine de la recherche médicale (en endocrinologie moléculaire) et ensuite en comptabilité, dans une firme de comptables agréés, avant de sombrer au bord du gouffre, moi aussi.
J’ai si peu confiance en moi, que je me considérais et me considère encore comme une sorte d’imposteur sans aucune compétence, alors que j’avais dans les faits, l’entière satisfaction de mes employeurs respectifs.
Le premier employeur que j’ai eu, en recherche médicale, à Québec, dans les années 1977-1983, m’avait demandé si j’accepterais de le suivre à Montréal, lorsque ce dernier avait accepté la charge d’un nouveau laboratoire situé à l’université McGILL. J’avais alors accepté avec un peu d’appréhension, d’autant plus qu’au préalable, il me fallait d’abord aller en France pour suivre un stage de perfectionnement à l’INSERM de Jouy-en-Josas, près de Versailles. Six ans plus tard, ce même employeur qui avait décidé d’aller s’établir à Paris, après avoir accepté un poste de direction dans la Ville Lumière, m’avait encore une fois, invité à l’accompagner pour continuer de travailler pour lui. Cette fois, j’ai refusé, ne me sentant plus capable de suivre le rythme dans le domaine des biotechnologies.
J’étais l’homme à tout faire, des manipulations de labo à la programmation informatique, je touchais à presque tout. J’avais des connaissances dans tous les domaines, mais je n’avais d’expertise en rien, ce qui me traumatisait littéralement.
Je suis autodidacte et généralement, il me suffisait de lire les publications qui étaient faites dans ces domaines d’expertise, et de les approfondir avec confiance. En agissant de cette façon j’arrivais toujours à me tirer d’affaire dans les tâches qu’on me confiait, à la grande satisfaction de mes employeurs. Le hic est que je manquais trop souvent de confiance en moi.
Je me rappelle de certains jours où j’étais complètement paniqué quand on me demandait de programmer des logiciels utilitaires pour le traitement de nos données de laboratoire. J’avais beau protesté, sur tous les tons que je n’avais pas les compétences nécessaires pour faire ce travail, j’avais beau tempêté, rien à faire, le patron était certain que j’y arriverais, et généralement, c’était toujours le cas. Je réussissais souvent dans un temps record, à la satisfaction générale.
Plus je me perfectionnais dans mes nouveaux champs de connaissance, et plus on me proposait de nouveaux projets, augmentant du fait même, mon niveau de stress. Je ne pouvais plus et je n’osais plus dire non, en sachant que le patron aurait toujours gain de cause sur moi, mes réussites du passé le confortant dans ses arguments. Je me considérais comme un imposteur qui avait beaucoup de chance, rien de plus.
Le 11 septembre 2001, j’ai assisté en direct à l’effondrement des deux tours de New York. J’étais moi-même au bord de l’effondrement qui est survenu le 19 octobre suivant. Je me suis retrouvé aux urgences d’un centre hospitalier dans un état de dépression extrême, et suicidaire. J’avais presque atteint le point du non retour.
Depuis, je vis de l’aide sociale. J’ai atteint le niveau le plus bas de la société dans laquelle je vie, un moins que rien. Je ne me considère plus comme un imposteur puisque je reste quasi reclus chez moi et que je n’impose plus à personne, les talents qu’on me prête. En vivant ainsi, je me considère à ma vrai place et j’ai pu retrouver ma tranquillité d’esprit.
Publié le 19/08/2007 à 19:35
Par Réjean Mélançon
Par Réjean Mélançon Rédigé le dimanche 19 août 2007
 Kahlil Gibran « Vos enfants ne sont pas vos enfants. Ils sont les fils et les filles de l'appel de la Vie à elle-même, Ils viennent à travers vous mais non de vous. Et bien qu'ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas. Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées, Car ils ont leurs propres pensées. Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes, Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter, pas même dans vos rêves. Vous pouvez vous efforcer d'être comme eux, mais ne tentez pas de les faire comme vous. Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s'attarde avec hier. »
Tiré du livre « Le prophète » de Kahlil Gibran
Pendant ma vie d’adulte, je me suis souvent culpabilisé face à mes parents. Cette culpabilisation était généralement causé par la rudesse occasionnelle de certaines de mes réponses à des questions que je ne souhaitais pas entendre parce que j’avais peur d’y répondre.
Maintenant que j’y pense, je réalise que ma réaction d’alors était en soit une forme d’aveu implicite de mon tourment, à laquelle aucun des deux n’était dupe, bien au contraire.
Il m’arrivait souvent de souhaiter être seul au monde, sans famille, tellement je désirais faire honneur aux miens, alors que je me considérais comme un grand déshonneur dans tout ce que j’entreprenais et aussi à cause de ce que je n’osais pas avouer à l’époque, c’est-à-dire mon homosexualité.
Eh oui, « Mr. le grand poète imbu de lui-même » c’était cela la grande rudesse dont je faisais montre envers mes parents et plus particulièrement envers ma mère, puisque c’était peut-être elle qui s’intéressait le plus aux problèmes de son grand garçon. Elle n’insistait jamais, comprenant sans doute ma gêne; on passait rapidement à un autre sujet de conversation et tout redevenait beau entre nous. Il y a toujours eu beaucoup d’amour dans ma famille et c’est toujours le cas aujourd’hui.
« Les parents transmettent la vie, celle-ci ne s’engage en retour ni à accoler aux enfants l’étiquette de débiteurs, ni à reconnaître aux parents, des droits de créanciers. L’amour ne peut se monnayer. »
Tiré d’un essai philosophique « Le fils ingrat » de Jean-Claude Mélançon
Pour mes frères et mes soeurs, ainsi que pour moi-même, il n’y avait pas de sentiment d’obligation envers nos parents, il n’y avait que de l’amour.
Je ne me suis jamais senti débiteur envers mes parents. Je les aimais à ma façon, malgré mon apparente dureté. Et, tout en essayant de vaincre mes démons par mes propres moyens, j’espérais, en esquivant leurs questions trop embarrassantes, éviter de leur causer la moindre peine.
Non, je ne suis pas le fils ingrat, et je ne crois pas que nul enfant de ce monde puisse mérité un tel titre.
Publié le 29/07/2007 à 17:43
Par Réjean Mélançon
Humeur : Tendre
Par Réjean Mélançon Rédigé le dimanche 29 juillet 2007

Je viens d’entendre à la radio, la version italienne d’une chanson qui a beaucoup émue mes années au collège, ainsi que ma jeune vingtaine.
Roméo et Juliette - le film de Franco Zeffirelli et « A time for us », version anglaise de la chanson thème du même film, chanté par Engelbert Humperdinck, ont profondément marqué toutes ces années.
J’ai vu ce film des dizaines de fois, en restant même dans la salle à quelques reprises après la représentation, pour assister à la séance suivante. L’émotion était toujours la même; je brûlais d’éprouver un jour, une passion amoureuse semblable. Et une fois rendu chez moi, je remettais inlassablement mon disque d’Engelbert Humperdinck, pour écouter et réécouter comme un malade, « A time for us », tout en pleurant comme une Madeleine. C’est que je suis un grand romantique, voyez-vous?
J’idéalise peut-être un peu trop l’amour. J’ai toujours recherché LE GRAND AMOUR, l’âme soeur. Tout doit y être aussi, la beauté, la passion et l’extase.
Mais il y a toujours un « MAIS », quand on ne s’est jamais aimé, inutile d’espérer. Pour trouver un aussi grand amour, il faudrait au préalable qu’on ait éprouvé une pareille passion pour soi-même. Il aurait aussi fallu, dans mes moments d’intimité avec mon âme, que j’ais expérimenté ce que devrait être, la véritable extase.
J’ai vu trop grand, d’où sans doute ma préférence pour le rêve.
Aujourd’hui, tout est beaucoup plus simple. Les mentalités ont bien changé aussi.
En regardant la photo de mes seize ans, je me dis que ce minois aurait pu faire l’affaire. La beauté y était, ainsi qu’une passion naissante pour un beau garnement qui m’accordait son amitié lorsque nous étions au collège.
Il me manquait l’amour et l’extase, et surtout, la chance de naître à une époque qui soit plus favorable à ma différence.
|
1 connecté
27967 visiteurs
|