Par Réjean Mélançon
Rédigé le mercredi 4 juillet 2007
Maman, pendant que je te regarde, je me dis
Combien con je fus durant toutes ces années,
De ne pas avoir, avec honneurs, salué
Tant de doux dévouements malgré ta maladie.
Pendant que tu te préparais à nous quitter,
J’étais pris dans mes propres tourments, tout pantois.
Il m’arrivait de me montrer rude envers toi
Craignant d’ouvrir mon coeur pour ne pas t’inquiéter.
Si j’avais su comment te parler pour la peine,
Maman, ta tête, reposant sur ton traversin,
Moi, comme un petit enfant, blotti sur ton sein,
Tu aurais su me dire les mots qui conviennent.
Tes mots ultimes résonnent encore dans mes oreilles,
En pleurant tu as dit: « Vous êtes toute ma vie »!
Je n’ai plus réentendu ta voix de ma vie,
Souvenir indicible, à nul autre pareil.










