Par Réjean Mélançon
Rédigé le dimanche 6 juillet 2008
Il y a encore de bien belles choses
en ce bas monde
Ça y est, ma caméra numérique a virtuellement été achetée sur Ebay. Il ne me reste plus qu’à attendre que les transferts électroniques de fonds soient complétés via Paypall, avant que mon nouvel outil de « travail sur mon blog » me soit finalement livré à domicile.
Ceux qui me lisent depuis le début, comprendront que ma situation financière s’est sensiblement améliorée depuis quelques semaines. Je suis d’ores et déjà en mesure de me déplacer à la grandeur de mon île de Montréal, grâce au transport en commun, ce que je ne pouvais pas me permettre de faire auparavant. Cela me fait tout drôle, ce sentiment de liberté retrouvé !
Quand j’y pense, depuis octobre 2002, j’ai pratiquement été reclus à résidence par manque d’argent.
L’argent, toujours l’argent, le voilà le vrai dieu de l’humanité. Sans lui, vous n’êtes rien, vous n’avez droit à rien, si ce n’est de coucher à l’abri sous un viaduc, en autant que les autorités ne viennent pas vous y déloger. Pour les plus chanceux comme moi, il y a l’aide sociale, payée à même les taxes et les impôts de la population mieux nantie dont j’ai déjà fait partie… jusqu’en 2001. Paradoxalement, je suis tombé un mois à peine après l’effondrement des deux tours. Est-ce un hasard ? Je serais porté à en douter. Il n’y a pas de hasard, il n’y a qu’une suite d’événements inter reliés à l’échelle de toute la création, à l’infini. Je suis tombé parce que cela devait arriver. Et vous savez quoi, je suis bien content que cela soit arrivé dans ma vie.
J’ai depuis très longtemps, éprouvé beaucoup de suspicion à l’égard des classes dirigeantes, des riches et des puissants de ce monde. Pendant ma réclusion, j’ai eu tout mon temps, pour observer, lire et analyser la situation mondiale, et ce que j’y vois, est plutôt sombre, mais au moins je peux me dire que peu importe ce qui arrivera désormais, je n’aurai plus rien à perdre. Alors, j’arrête ici mes jérémiades, pour ne m’occuper que de la beauté qui reste encore en ce monde.
J’en reviens à mon entrée en matière au début de ma chronique. Petit à petit, donc, je vous livrerai l’univers de ce qu’il est convenu d’appeler désormais, l’univers de la trinité de la rue de Lorimier. Ayez juste un petit peu de patience, encore !
- Voilà, mon petit Isatis ! J’ai couché sur mon écran le fond de ma pensée du moment !
- Aurais-tu quelques choses à ajouter ?
- Ce que tu as écrit Dom Biquetto, je le partage entièrement. À cela j’ajouterais que je compte justement sur tes déplacements et sur tes découvertes, pour amener en moi une nouvelle source d’inspiration pour mes récits et mes poèmes. Je suis bien content de la tangente qu’a finalement pris le cours de notre vie.










