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Publié le 07/05/2008 à 19:17
Par Réjean Mélançon
Humeur : Souriante

Par Réjean Mélançon
Rédigé le mercredi 7 mai 2008







Soyez sans crainte, mes petits amis, la marque de la bête ne représentait dans la tête d’Isatis, que le nom de la marque de commerce devant apparaître sur le devant de la casquette du Loup; vous savez, la petite marque en forme de « crochet », apparaissant sur certains articles de sport. Vous ne vous attendiez tout de même pas à ce qu’Isatis fasse une publicité gratuite à une multinationale américaine… non mais !!!

Toujours est-il, que le personnage au comptoir, une fois sa commande complétée, est passé devant Isatis pour rejoindre la table qu’il avait déjà convoitée. En voyant la marque de commerce sur le devant de la casquette, Isatis n’avait plus le moindre doute, et il s’écria spontanément en souriant: « Mr Le Loup » !!! Ce dernier en regardant Isatis s’écria: « Mr Réjean », avec un large sourire laissant apparaître l’absence évidente de quelques dents au sommet de la mâchoire. Bien qu’Isatis se montrait en apparence fort sûr de lui, ce petit détail, à lui tout seul, permit à notre renardeau de se sentir définitivement en parfaite sécurité, aussi ne se gêna-t-il pas de donner une tape amicale sur l’épaule du LoupDeVille, tout en lui disant qu’il le rejoindrait sans tarder.

Un autre petit détail qui ne passa pas inaperçu aux yeux aiguisés d’Isatis, est que LoupDeVille ne s’était contenté pour son repas, que d’un croissant fromage, d’une soupe et d’un thé vert.

Dom Biquetto apparaissant subitement dans le décor, fut définitivement convaincu que sa vie serait sauve, que le loup ne le dévorerait pas.

Ne soyez pas surpris de voir apparaître Dom Biquetto aussi facilement dans cette histoire, qui est dans les faits, pratiquement un conte de fée. On peut donc se permettre quelques libertés. Sir Isatis, chevalier d’Oniris de son côté, ne demandait pas mieux que d’être observateur en tant qu’auteur écrivain, laissant ainsi le soin à Dom Biquetto de s’entretenir avec le Loup.

Vous ne connaissiez pas encore la sainte trinité du Carrefour de Lorimier. Il y a Dom Biquetto le père, Sir Isatis le fils et un troisième personnage appelé communément l’Ours, l’esprit protecteur de la trinité, et qui aime par dessus tout roupiller tout l’hiver durant, obligeant les deux autres membres de ce triumvirat, à plus de prudence et à trop souvent végéter dans la tanière, durant chaque hiver.

Lors de son apparition subite au milieu du décor Mont-Royalien, Dom Biquetto, comme tout bon biquet qui se respecte et qui ose s’approcher d’un Loup, s’était bien assuré que son ursidé d’esprit était bel et bien en état d’éveil, malgré tout. Et pour être bien certain qu’il conserve bien son état de veille, Dom Biquetto le menaça de ne lui donner à boire que du vulgaire « jaune » au lieu de ce délicieux thé vert dont il le régalait normalement à tous les jours.

Aussitôt qu’on lui eut servi son muffin et son délicieux thé vert, Dom Biquetto-Isatis alla derechef rejoindre le Loup et sans plus tarder, une conversation très animée s’est amorcée entre les deux augustes personnages, pendant que l’Ours, benoîtement avachi dans un coin, ouvrit discrètement un œil durant une fraction de seconde pour s’assurer que tout se passe sans anicroche, avant de retomber dans un profond sommeil.

Isatis se rappela être entré dans le resto à 13 heures 30 et en être ressorti aux environ de 17 heures, c’est du moins l’heure qu’affichait sa montre, lors de son retour, quelques minutes après avoir quitté le LoupDeVille. Trois heures et demi donc, qui se sont passées vraiment, trop rapidement.

Dom Biquetto à son habitude, ne manquait jamais une occasion pour faire parler son compagnon de lui-même, car il aime bien connaître les gens qu’il côtoie et quand il se sent beaucoup d’affinité et de points en communs avec son interlocuteur, il devient lui-même très loquace. Il parlait de lui et de tout. Loup était de son côté, tout aussi loquace. On sentait bien que lui aussi se sentait bien à son aise en compagnie de Dom Biquetto. Il me parla un peu de lui, de sa jeunesse, de ses raisons toutes personnelles qui le poussent à vouloir conserver jalousement son anonymat sur le web. On parla aussi d’informatique, de nos blogs respectifs, de ponctuations et d’accords du participe passé.

On parla également de nos amis blogueurs blagueurs que nous aimons tant et que nous apprécions beaucoup. Toute la bande y est passée. Fred le scénariste qui venait de me demander de pondre un texte sur son « Homme à l’Envers », un personnage auquel je m’identifie presque, notre chère Princesse Loulène la Juliette poétesse du Fred, qui chemine actuellement sous la pluie, la douce Joyce, Princesse du Mans qui sait toujours trouver les mots justes pour vous remonter le moral. Il y était aussi question de Melody et de Cathou, deux amours de femmes, respectivement Princesse d’Alsace et d’Andalousie, les deux seules avec Biquetto à bien connaître le Loup, et Nine petite princesse romaine, dont les nouvelles impressionnent grandement Sir Isatis chevalier d’Oniris.

On parla évidemment de thé vert et d’un certain Gégé, le Noirmoutrain, notre souffre-douleur préféré, grand amateur de petits jaunes, écrivain et lui aussi chevalier d’Oniris. Et pour finir, je fis l’annonce au LoupDeVille qu’il devait s’attendre à devoir se dévoiler à la fin de l’année ou au début de l’année prochaine, puisque Majolo la photographe, notre Reine à tous, a déjà planifié de traverser la Grande Bleue pour venir rencontrer en personne, les deux blogueurs de Montréal. A cette mention, Loup se décida à sortir sa caméra Webcam qu’il avait soigneusement camouflée dans son sac, pour la mort dans l’âme, procéder pensa-t-il, à la prise de quelques photos pour la postérité. Voyant son trouble, Dom Biquetto lui dit qu’il n’y avait pas de presse pour les photos, qu’il avait tout son temps pour se dévoiler, que la Majolo photographe s’en chargerait de toute façon.

Nous sommes désormais trois à t’avoir vu et à bien te connaître et de ces trois blogueurs, il y a maintenant Dom Biquetto qui a eu la joie de te rencontrer et qui ne souhaite qu’une chose en ce qui te concerne, c’est de te revoir le plus souvent possible, tellement tu lui as fait bonne impression.

Tu sais, il fut un temps où il était très bien vu d’être une grosse personne, c’était un signe de richesse. Ne t’en fait donc plus avec ton apparence. Si tu avais été Brad Pitt, c’est certain que le Biquetto ne serait pas resté de bois. Mais, dis-moi Loup, Brad Pitt, sait-on ce qu’il y a dans son cœur, alors que moi je sais désormais que je suis conquis par le tien.

On se quitta donc, Loup et moi en très bons termes avec promesse de se revoir bientôt.

L’Ours s’est réveillé juste comme je me levais pour quitter LoupDeVille. Sur le chemin du retour, j’ai demandé à Isatis s’il avait déjà commencé à penser à ce qu’il allait écrire.

- Pas de problème Dom Biquetto, c’est déjà en cours de préparation dans ma tête. Je vais d’abord m’attaquer à un petit texte qui me trotte dans la tête depuis un certain temps. J’avoue que la demande du Fred le Scenaryo m’a incité à en commencer la rédaction sans plus tarder, et aussitôt après, j’ai en tête une petite histoire sur le loup, le renard et le biquet.

- Moi, je savais depuis le début que le Loup était doux comme un agneau et à aucun moment, je n’ai eu peur de lui, foi de Dom Biquetto !

- Si je t’avais mis en garde, mon petit Isatis, ce n’était que pour ton bien, pour que tu sois toujours conscient des dangers qu’il peut y avoir à tous les jours dans notre vie.

- Alors là, tu charries, le biquet, et je ne suis pas ton petit Isatis !!! Tu oublis que nous sommes une trinité et que je suis toi.

-Et puis, si tu obliges l’Ours à boire du « jaune » au lieu de thé vert, c’est toi qui le boira tout compte fait.

-Là, tu marques un gros point, mon petit Isatis… ou plutôt devrais-je dire, mon grand Isatis. Tel est pris qui croyait prendre. Je ne te sous-estimerai jamais plus, désormais.

Et c’est finalement le cœur léger et heureux, que notre trinité réintégra avec délice son petit Paradis.


 

FIN

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