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Publié le 14/07/2007 à 18:37
Par Réjean Mélançon
Par Réjean Mélançon Rédigé le samedi 14 juillet 2007

Dans ma chronique du 13 juin dernier intitulée: « Je suis l’un d’eux », je disais que si on veut se défaire d’une mauvaise habitude qui nous détruit à petit feu, qu’il fallait aussi savoir changer ses fréquentations.
Le problème pour moi, n’est pas de changer mes habitudes, ce serait plutôt le fait de savoir changer mes fréquentations. Pour l’heure, je n’ai conservé qu’un simple lien téléphonique avec mon ancienne résidence sur la rue Lajeunesse, afin d’avoir des nouvelles de ceux que j’appelais mes garçons, les fils que je n’aurai jamais. Certains me manquent, mais un, plus que les autres.
Il s’agit là encore d’un de ces amours impossibles qui ont jalonnés ma vie; il est mon sixième et dernier amour dit platonique. Un chapitre entier de mon livre devra impérativement lui être consacré, car il y aurait beaucoup à dire sur les liens qui nous unissaient, et nous unissent peut-être encore.
J’étais avec lui, lorsque j’avais décidé d’écrire le tout premier texte de la première version des Chroniques de la porte bleue; certains d’entre vous s’en souviendront peut-être. C’est lui qui m’en avait donné l’idée.
Il lutte de toutes ses forces pour pouvoir se sortir de l’enfer de la boisson et de la drogue. Mais il a encore un très long chemin à parcourir. Il est sobre, tant pour la boisson que pour les drogues fortes, telles la cocaïne et le crack depuis un an et demi maintenant. Cependant il consomme encore énormément de marijuana, cela lui permet de tenir le coup comme il dit. Et moi, j’ai un faible pour cette drogue, surtout si je suis en sa compagnie.
J’espère de tout mon coeur que je pourrai le revoir un de ces jours.
En passant, j’ai trouvé un titre provisoire pour mon livre. Il s’intitulera « Ma vie à l’imparfait ».
Publié le 14/07/2007 à 12:55
Par Réjean Mélançon
Humeur : Tendre
Par Réjean Mélançon Rédigé le samedi 14 juillet 2007
 Grand-maman et moi
Suite à ma visite au Lac Paterson, en fin de semaine dernière, j’ai reçu, gracieuseté d’un de mes oncles, un texte manuscrit de 16 pages ayant été écris par ma grand-mère paternel, au soir de sa vie.
« Grand-maman raconte » nous résume à nous tous, ses enfants et petits enfants, un résumé de tous les faits marquants de sa vie.
Comme elle le dit, ses événements marquants sont surtout le fait des départs successifs de chacun de ses enfants, de celui de son époux et finalement de sa solitude.
C’est cette même solitude qui l’a poussée à prendre la plume pour laisser libre court à ses pensées.
Il n’y avait que de l’amour dans tout ce qu’elle nous raconte, malgré toutes les difficultés rencontrées, les années de misère suite à une longue grève de deux ans, ne laissant à sa famille de huit enfants qu’un maigre 2,75 $ par semaine.
Comme elle le dit si bien, pour les jeunes d’aujourd’hui, le fait de tomber ne serait-ce que quelques jours à peine dans le même état de dénuement qu’elle a dû affronter, ce serait à n’en pas douter, une catastrophe pour ces jeunes qui ont souvent tout, et qui ne connaissent pas la véritable valeur de l’argent.
Nos aïeux avaient un courage exemplaire et une foi à soulever des montagnes. Ils sont la mémoire du passé, ils ont l’expérience de la vie. C’est une richesse qui est malheureusement de plus en plus délaissée de nos jours, on préfère parquer nos vieux dans des foyers sans âmes, n’ayant plus le temps, trop occupé que nous sommes, à gagner un maximum d’argent pour pouvoir nous payer plein de superflus.
Si on s’en tenait à l’essentiel, tel que le faisaient nos ancêtres, on vivrait nettement mieux notre propre présent et les familles resteraient peut-être plus unies.
Je vous laisse sur ce, avec les derniers mots écrits de ma grand-mère.

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