Par Réjean Mélançon
Rédigé le lundi 16 juillet 2007
N’y a-t-il pas mot plus polyvalent que le mot « Amour ». Ce mot peut être conjuguer à tous les temps, on peut l’utiliser à toutes les sauces.
Lequel d’entre nous, n’a-t-il jamais utilisé le verbe « aimer » au moins une fois dans sa journée, que se soit au passé, au présent ou au futur, ou tout simplement pour le nier, avec l’expression, « ne pas aimer ».
Il y a l’amour du prochain; pensez à Mère Thérésa, pensez à tous ces bénévoles anonymes qui consacrent une grande partie de leur temps à venir en aide aux plus démunis d’entre nous.
Il y a l’amour de l’argent, source d’une fausse sécurité. L’argent a son utilité, mais son amour peut être source de discorde entre les peuples et aussi entre les familles. Combien de familles se sont-elles entredéchirées pour simplement quelques milliers de dollars? Et puis l’argent peut fondre comme neige au soleil.
Il y a l’amour du pouvoir qui fait croire à ses amants, que tout leur est permis; les exemples sont légions auprès des dirigeants de notre petite planète si fragile, dans nos gouvernements, dans nos grandes multinationales, dans le monde de la haute finance et aussi parmi les petits parvenus.
Il y a l’amour du bien et du beau; pensez à tous ces artistes qui nous ont laissés tant de chef-d’oeuvres, pensez à tous ces amants de la nature et de toutes ses splendeurs, qui se désolent face à l’incurie des puissants de ce monde qui ne veulent rien faire pour préserver cet héritage que nous laisserons à nos descendants.
Il y a l’amour du mal et de la violence; encore là, vous n’avez que l’embarras du choix. L’histoire de l’humanité fourmille littéralement de toute cette aberration.
Il y a l’amour charnel qui ne dure que l’instant d’un bref moment d’euphorie. Mais nous faisons l’amour sans être nécessairement en amour. De trop aimer l’amour charnel, surtout s’il se fait sans protection, peut même être mortel.
Il y a l’amour sentiment qui nous fait vibrer comme le ferait le simple regard de deux amants. C’est l’amour le plus honoré par nos poètes et nos chanteurs, celui qui est le plus désiré au plus profond de notre coeur.
Il y a aussi l’amour conditionnel, qui n’a en soit aucune valeur, l’amour ne pouvant se monnayer. Il y a l’amour inconditionnel, le seul qui soit valable. On aime ou on n’aime pas, point final.
Et il y a L’AMOUR divin qui se retrouve dans toute la création, englobant de ce fait tous les autres amours, sans exception.
Dans ma chronique « La pensée de Dieu » du 25 juin dernier, je parlais de ces mondes en miniatures se subdivisant peut-être à l’infini. L’Amour serait peut-être ici l’ultime limite, dans l’infiniment petit. Mais le terme infini le dit bien, il n’y a pas de fin. Pourrait-on alors parler d’une boucle sans fin. L’infiniment petit rejoignant l’infiniment grand qui serait de ce fait encore et toujours, « PENSÉE DE DIEU ET DONC AMOUR ».










