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Publié le 20/07/2007 à 20:56
Par Réjean Mélançon
Humeur : Tendre

Par Réjean Mélançon
Rédigé le vendredi 20 juillet 2007




Comment peut-on imaginer qu’il soit possible d’aimer se retrouver assis, à simplement méditer? Peut-être que les épreuves que nous traversons sont de subtils messages envoyés par l’âme qui cherche à entrer en contact avec nous. La douleur nous force alors à nous arrêter pour réfléchir profondément à notre situation.

J’ai passé la plus grande partie de ma vie à essayer de faire comme la majorité des gens, c’est-à-dire métro, boulot, dodo, resto, loisirs et obtentions de biens de toutes sortes. Pour en arriver où? Je vous avoue n’avoir jamais été vraiment heureux, dans tout ce que j’ai fait.

Comme la plupart, j’ai également recherché l’âme soeur, croyant l’avoir trouvé dans chacune de mes amourettes éphémères. Force m’est d’admettre aujourd’hui, que ce n’était que de simples coups de foudre sans lendemain. J’étais attiré par l’enveloppe charnelle alors que ce qui me tiens le plus à coeur, je ne le découvre que maintenant, c’est le corps spirituel. Deux amants véritables n’ont nul besoin de parler pour se faire comprendre de leur tendre moitié. Même leur séparation est sans conséquence, ils sont toujours reliés quoiqu’il advienne. Et lorsqu’ils sont réunis, alors là, quelle extase!

Cette solitude et ce silence qui ont toujours été miens, étaient-ils le résultat de ma non acceptation de moi-même, où étaient-ils déjà inscrits dans mes besoins essentiels?

J’ai passé toute ma vie à essayer de comprendre et j’ai prié aussi pour demander simplement un peu de bonheur et de sérénité; je crois que j’ai été exaucé. J’ai obtenu exactement ce que j’ai toujours souhaité tout au long de ma vie. J’ai finalement obtenu, grâce à toutes mes épreuves, le TEMPS nécessaire dont j’avais besoin pour me retrouver seul avec cette âme qui me faisais signe depuis si longtemps. Ce n’est que dans la solitude et le silence qu’on peut être à son écoute.

C’est aussi au moment où je suis devenu le plus appauvri, que je me sens le plus riche. Il ne me manque plus que l’extase, mais désormais, je le sais, j’ai tout mon temps. Rappelez-vous, l’esprit subsiste après le trépas; nous sommes tous éternels.

Publié le 20/07/2007 à 11:51
Par Réjean Mélançon
Humeur : Tendre

Par Réjean Mélançon
Rédigé le vendredi 20 juillet 2007



Rue Dequen à Sept-Îles.
C’est moi, avec mon petit frère Yves. Mignons, n’est-ce pas?



Que les âmes sensibles au simple prononcé du mot « mort
 » s’abstiennent, parce que aujourd’hui, tel sera mon propos. Et pourtant, je suis convaincu qu’il n’y a aucune raison de la craindre, bien au contraire.

Je me rappelle très clairement une belle journée ensoleillée, alors que je jouais dehors sur la rue Dequen à Sept-Îles; je devais avoir dix ans environ. A un moment donné, j’étais assis pour me reposer sur un muret de ciment qui jouxtait l’entrée de la cour, menant au garage. Je ne sais trop pourquoi, peut-être était-ce dû au décès récent d’un proche, je me mis soudainement à penser à la mort et à l’effet que cette dernière pourrait avoir sur ma petite personne, le cas échéant. Autrement dit, j’essayais de percevoir ce que je ressentirais une fois mort.

Je trouvais curieux, de n’y voir que la vie. Je me voyais, visualisant mon corps inerte, et pourtant, j’étais toujours là. Je percevais très clairement, au plus profond de moi-même, que le « JE SUIS » que j’étais et qui avait conscience d‘être, n’était pas ce corps inanimé.

Et oui mes chers savants du monde, et vous surtout chers neurologues, vous avez tout faux si vous croyez que l’esprit se résume à quelques milliards de connexions synaptiques dans le cerveau. Le corps n’est qu’un véhicule très sophistiqué et le cerveau, une machine complexe certes, mais une simple machine tout de même. Vous avez besoin de toucher, de voir, pour croire. Et vous n’avancez qu’à petits pas, sauf quelques rares exceptions qui relèvent du domaine du hasard. Parfois même se sont des accidents qui vous font progresser.

Les pas de géants sont le fait des audacieux, des esprits qui osent sortir des sentiers battus. Einstein s’est imaginé voyageant sur un rayon de lumière. Personne n’oserait le traiter de fou, aujourd’hui.

Je n’ai pas besoin de voir ou de toucher pour croire. Je sais parce que je le ressens intimement en moi. Et plus je m’avance en âge et plus je me sens en contact avec mon âme, ancrant plus solidement encore ce sentiment éprouvé au cours de mon enfance.

A suivre ....

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