Par Réjean Mélançon
Rédigé le dimanche 22 juillet 2007
Mon printemps
Nous naquîmes au printemps, au beau temps des lilas.
C’est juillet pourtant qui devait voir ces jumeaux.
Trop vitement j’apparu en tant que gémeaux,
Privé de la moitié de moi-même, hélas!
Insouciante et belle, telle fut mon enfance.
Inquiétude et peine ternirent ma jeunesse.
Mon printemps, avec émois et part de tendresse,
Se termina enfin sans trop de turbulence.
Mon été
Mon trop bref été s’est passé dans la grisaille,
Vivant souvent dans l’ombre imposé par mon « MOI ».
J’en ressortais parfois pour de trop brefs émois,
À la faveur d’amours déçus, sans épousailles.
Ne vivant ensuite que pour exister, soumis;
Fréquentant les bars et autres lieux semblables.
M’enivrant souvent seul au coin de ma table
De ma dive bouteille, ma compagne, mon amie.
Mon automne
L’automne je fus par dernier émoi, fasciné.
Ultimes échecs et déceptions me firent outrage.
Ne me restait plus qu’à affronter l’orage,
Cet ouragan m’ayant presque déraciné.
L’accalmie actuelle me permet de sourire.
Un appel discret me donne un peu d’espérance.
C’est mon âme qui s’anime selon toute vraisemblance.
Elle instruit mon coeur et me pousse à écrire.
Mon hiver
Un hiver, avec amour et sérénité,
Serait le bienvenu avant de trépasser.
Cependant, je n’oublierai jamais mon passé,
Je me dois d’en assurer la pérennité.
Le corps dissout, ma corde d’argent libérée,
Mon esprit cherchera un repos mérité.
Mon âme, mémoire infinie de vérités,
Voguera vers de beaux défis à insérer.










