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Publié le 22/11/2007 à 22:00
Par Réjean Mélançon
Humeur : Tendre
Par Réjean Mélançon Rédigé le mercredi 21 novembre 2007

Cet anneau d’or et d’argent porté à ton doigt Par cet homme à qui tu dis « OUI » par amour, Fut prélude à lien et serment pour toujours. Vous fîtes ce qu’il faut, et comme il se doit.
Votre amour, vit l’éclosion de cinq bourgeons. L’arbre a vu ses branches se ramifier. Ce premier bourgeon, Dieu a voulu le cloner, Rameaux jumeaux, l’un mort, l’autre, sans rejeton.
Cet anneau d’or et d’argent sur ta main, n’est plus. Il se trouve désormais à mon petit doigt, Bavard volubile me parlant de plein droit, De petits secrets qui ne sont pas encore lus.
Ton anneau me sert de lien avec ton âme, Capteur magique défiant l’éternité. L’auriculaire rétablissant l’unité, Instruit mon âme, c’est elle qui s’exclame.
Le signal est mon horloge, et le code, Est la vision d’une des heures précises, Qui me rappellent que la pensée soumise À mon MOI, vise notable période.
C’est belle façon de veiller sur moi, maman Et je l’apprécie, nul besoin de le dire, Car là où tu es, mes pensées, tu peux lire, Aussi distinctement que dans un beau roman.
Ton anneau d’or et d’argent porté à mon doigt, Je ne sais pas qui héritera de ce don. Mon rameau a quelques feuilles, mais nul bourgeon. Nulle lignée pour partager mon doux émoi.
Publié le 22/11/2007 à 04:27
Par Réjean Mélançon
Par Réjean Mélançon Rédigé le mercredi 21 novembre 2007
 CRISE MAJEURE Épisode 21 Suite à ma réconciliation avec Simon, s’en est suivie, une brève période de grande euphorie, qui allait se clore au mois de novembre, ce fameux mois des morts.
Mes relations étaient revenues au beau fixe avec Simon. Mes deux fistons ainsi que mon grand frère, continuaient de faire montre d’amitié et d’affection envers moi. J’étais heureux, j’étais au paradis, je ne me voyais plus, nulle part ailleurs.
Tous les matins, avant de sortir pour voir « à ses affaires », Simon m’appelait quand le café était prêt, pour que je descende le boire avec lui. Et tout en discutant de choses et d’autres, nous avions le temps de fumer quelques petits joints. De retour chez moi, ma porte restait ouverte jusqu’au soir, et là c’était la procession continuelle de mes deux fistons, soit l’un après l’autre, soit les deux en même temps, soit la chambre était complètement remplie, quand l’imposant Willy se joignait à la compagnie.
Dom Biquetto était devenu le coeur du Carrefour Lajeunesse, ou du moins se plaisait-il à l’imaginer. Le soir venu, je me retrouvais de nouveau chez Simon, pour terminer la soirée.
À la fin de l’été, Louis m’avait montré sur internet, qu’il était possible, et ce, tout à fait gratuitement, de se démarrer des boutiques virtuelles du genre « Zlio.com » et « CarrefourInternet.com ». J’ai été tout de suite séduit par l’idée et j’ai, sans plus attendre, démarré mes deux boutiques virtuelles. Mais je voyais beaucoup plus grand. Je voulais de plus, créer un site internet, sorte de centre d’achats, dans lequel figureraient évidemment mes deux boutiques ainsi que les services qui y étaient greffés.
Mon portail sur le net, prit le nom de « Carrefour Lajeunesse » et ma petite chambre, en était le centre névralgique. Ce portail, comprenait un bloc commercial qui regroupait une bonne vingtaine de boutiques virtuelles offrant des biens et des services de toutes sortes. Il y avait également un bloc pour la détente et le loisir, où les visiteurs pouvaient retrouver sur une seule page, de l’information, des jeux, l’horoscope, la météo, etc. J’ai conceptualisé le tout avec mon logiciel pour faire des pages web. J’y mettais toute mon énergie ainsi que toute la créativité dont j’étais alors capable. J’apportais une grande importance à l’aspect visuel et pratique de mon site internet.
Il me restait à publiciser mon site pour attirer les internautes. Cela était un peu plus difficile. Puisque les boutiques étaient toutes en France, il me fallait cibler les internautes français. Je devais trouver et insérer dans le code HTML de mes pages web, les mots cibles susceptibles d’accrocher un maximum d’internautes par le biais des moteurs de recherche comme Google et Yahoo.
J’avais encore besoin pour parfaire mon idée des grandeurs, de faire l’insertion d’un bloc central, susceptible à lui seul, d’attirer et de fidéliser mes visiteurs. Je voulais faire de mon portail sur le web, un site qui me permettrait, grâce aux bénéfices générés par les ventes sur mon bloc commercial, de devenir autonome financièrement parlant.
Un matin donc, que j’étais en train de boire mon café en compagnie de mon cher Simon, ce dernier me suggéra d’écrire une sorte de journal personnel. N’oubliez pas, que le Biquet était gelé du matin jusqu’au soir... L’idée de Simon, eut sur moi l’effet d’un bombe... L’émotion ressentie fut si forte, que je me mis presque à pleurer. Il m’a bien fallu plusieurs minutes pour retrouver tous mes sens. Je tenais mon idée pour mon bloc central, mais, cette fois, je ne me voyais plus vivoter tant bien que mal de quelques petits bénéfices générés par mon Carrefour Lajeunesse, non, Biquet se voyait devenir millionnaire, rien de moins.
Si je n’avais pas été gelé du matin jusqu’au soir, comme je me plais à le répéter, j’aurais peut-être été considéré par un psychiatre, dans une phase maniaque en tant que maniaco-dépressif.
Aussitôt mes sens retrouvés, je me suis empressé de retourner chez moi pour m’atteler à la tâche de la programmation de mon bloc central. Les « Chroniques de la porte bleue » étaient nées, du moins, sa première version. Et au début, la porte bleue était tout simplement la couleur de la porte du Carrefour Lajeunesse. L’inauguration eu lieu, fin septembre ou début octobre 2006.
Pour les lecteurs qui n’auraient jamais lu les chroniques antérieures, le Carrefour Lajeunesse était mon précédent lieu de résidence, certes, mais, c’était également le centre névralgique de mes commerces virtuels, grâce au portail que j’opérais sur ce site internet, aussi appelé: « Carrefour Lajeunesse » et au sein duquel j’écrivais mes « Chroniques de la porte bleue » , une sorte de livre de bord et de journal personnel tout à la fois.
Je voulais faire de mes chroniques, une sorte de témoignage au bénéfice de tous ceux qui comme moi, se seraient retrouvés sur la touche à un moment ou l’autre de leur vie. Je voulais raconté ma vie, ma descente aux enfers, ma reprise en main, et les moyens que j’utilisais pour atteindre mes buts. Je voulais en quelque sorte, servir d’exemple pour venir en aide aux plus démunis de ce monde.
Je voyais évidemment, beaucoup trop grand, et le grand fumeur de cannabis que j’étais, était loin d’être un exemple.
J’ai eu beaucoup de succès au début, auprès de ma famille. Tous me lisaient, frères, soeurs, oncles et tantes, cousins et cousines. Quant aux français susceptibles de m’acheter quelques articles, ils se faisaient un peu plus rares. En tout et pour tout, en 10 semaines d’opération, je n’ai cumulé qu’à peine 3 ou 4 euros de bénéfice. Je suis très rapidement revenu sur terre, sachant que pour réussir avec ce genre de commerce, j’avais besoin de beaucoup de travail et de persévérance.
Au Carrefour Lajeunesse, les matins de novembre peuvent commencer avec Biquetto - Jeckyll et se terminer en compagnie de Biquetto - Hyde.
Novembre avançait à grand pas, je commençais à me montrer de plus en plus irritable, d’autant plus que mon chiffre d’affaire n’avait rien d’éblouissant. Simon aussi, montrait des signes évidents d’irritabilité. A fumer comme on le faisait, nous étions tous sur les nerfs, et ce qui devait arriver, arriva. A la mi novembre, il y eut un petit quiproquo ridicule entre Simon, moi et le proprio, qui s’envenima, et qui occasionna de nouveau un froid entre Simon et moi.
Quelles seront les conséquences de ce nouveau froid, selon vous...???
Il y eut d’abord la perte de moral du Biquet, et, la diminution forcée et importante de sa consommation de cannabis, affecta d’autant plus son irritabilité.
En décembre, il y eut une nouvelle dispute, cette fois entre Louis et le Biquet.
Biquet perd patience et décide de détruire tout le travail qu’il avait fait jusque là avec son Carrefour Lajeunesse, son site internet et tous les textes de ses chroniques, en plus de fermer ses boutiques. Ceci étant fait, il décida de couper l’internet à Louis, et ce dernier a naturellement décidé de récupérer son ordinateur, privant le Biquet de son unique loisir.
Biquet sombre de plus en plus dans l’abîme, se rend compte du problème et un soir, il se rend subito presto à l’urgence de l’hôpital pour consulter un psychiatre. Il attend cinq bonnes heures, il commence à en avoir vraiment marre. Le vieux monsieur assis à côté de moi me demande si ça va, je lui répond que si je n’étais pas appelé bientôt, que le lendemain les journaux parleraient à la une de cet hôpital. Il m’a compris, par gêne sans doute, il a fait celui qui décide d’aller faire une petite marche pour se dégourdir. Par le plus grand des hasard, je suis appelé moins de cinq minutes après son départ, pour me faire dire qu’il n’y a pas de psychiatre de disponible ce soir là. On prend toutefois rendez-vous pour le lendemain matin.
Le lendemain, la secrétaire du psychiatre m’appelle, pour me dire que je ne m’étais pas rendu dans le bon hôpital, que considérant mon adresse civique, je dépendais d’un autre centre hospitalier, et que je devrais au préalable m’adresser au CLSC ( centres locaux des services communautaires ) de mon quartier. Je suis complètement éteint. Je n’arrive plus à penser, je suis comme paralysé, encore heureux pour moi, car si j’avais pu agir, je l’aurais sans doute fait...
J’ai pleuré toute la journée. Heureusement pour moi, ma soeur Denise m’a téléphoné en fin de soirée. En se rendant compte de mon état, elle m’a tout de suite rassuré en me disant qu’elle serait auprès de moi au petit matin. Je l’ai attendu et au matin, c’est elle qui m’a conduit au CLSC local où j’ai pu rencontré une intervenante psychosociale. A partir de ce moment, plusieurs décisions seront à prendre... À suivre pour le dernier épisode
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