Par Réjean Mélançon
Rédigé le jeudi le 26 juillet 2007
Si j’avais le pouvoir de créer un monde à ma convenance (ce qui dans mon esprit, signifie un monde parfait), et que j’utilisais ce pouvoir, je serais à n’en pas douter un véritable tyran, parce que j’imposerais mes désirs et mes vues à tout un chacun, les privant de leur liberté. Cela tournerait rapidement vers l’anarchie la plus complète.
Pour qu’il y est un monde à ma convenance, il faudrait que toute la société pense avec une pensée unique, en parfaite harmonie avec la mienne. Mais, où serait alors la nouveauté et la créativité?
Le monde parfait ne pourra jamais exister. Ses habitants, n’ayant rien à créer, ne voyant jour après jour que les mêmes perfections, sombreraient vite dans l’ennui.
L’imperfection est absolument nécessaire pour animer notre esprit. Elle seule est à même de nous pousser à créer, dans le but de tendre vers une perfection qu’on ne pourra jamais atteindre, au même titre que la vitesse de la lumière.
Atteindre la vitesse de la lumière, c’est nous figé dans le temps. Atteindre la perfection c’est nous enlevé notre raison d’être. On en revient à la bonne vieille relativité d’Einstein.
Je me demande si sa fameuse théorie ne serait pas plus grandiose que ce que nous avons pensé jusqu’à maintenant. Une théorie qui engloberait à la fois le physique et le spirituel, mais une simple théorie tout de même, qui restera toujours imparfaite, puisque ici, nous touchons à l’utopie.
La véritable utopie serait de réussir à avoir une idée claire et définitive de la création.










