Par Réjean Mélançon
Rédigé le mardi 28 août 2007
Sans commentaire
Coca Cola et MacDonald sont probablement deux des plus beaux fleurons de la haute gastronomie Étasunienne.
Pourtant, cela fait des années qu’on entend parler leurs spécialistes, de l’augmentation effrénée de l’obésité et du diabète, dans ce pays hautement civilisé. A-t-on entendu parler de l’abolition de la malbouffe? À peine.
Pourquoi? On nous répond, que les gens en redemandent, ils aiment le goût. Alors on continue de leur fournir ce à quoi ils ont été conditionnés par des décennies de publicités. Et surtout, pourquoi arrêterait-on de profiter de cette manne qui rapporte bon an mal an, des milliards à l’économie.
Non, on se fit plutôt sur l’intelligence humaine pour trouver un moyen de contourner le problème. L’industrie pharmaceutique travaille à l’élaboration de pilules pour faire maigrir et on sait désormais comment produire l’insuline à grande échelle et à bon marché, c’est devenu un produit de grande consommation (excellent pour le business).
Aujourd’hui, le nec plus ultra est la chirurgie bariatrique: qui est, soit une dérivation biliopancréatique, soit une dérivation gastrique (bypass gastrique) ou bien un anneau gastrique ajustable, le tout est au choix du client. Le but est qu’il y ait moins de nourriture qui arrive à l’estomac, d’où une perte de poids.
Si j’ai bien compris le principe de la chirurgie bariatrique: il y aurait moins de nourriture qui arrive à l’estomac, la plus grande partie étant dévié directement dans l’intestin, donc, notre obèse pourrait dans les faits, manger autant qu’avant, tout en perdant du poids. MacDonald n’a donc rien à craindre, il pourra continuer à vendre ses Big Macs autant qu’avant. La seule différence est que la quantité de merde produite, par kilo de Big Macs ingéré, sera un peu plus grande qu’avant.
Et puis le monde est grand. Cette malbouffe se retrouve désormais sur toute la terre, et je ne serais nullement surpris d’apprendre que les gestionnaires de ces grandes multinationales tablent déjà à l’implantation de leurs chers joyaux, sur les prochaines colonies lunaires ou martiennes.
De grâce, consommateurs, OUVREZ-VOUS LES YEUX, et arrêtez de penser avec vos estomacs.
Le Brésil est en train de détruire la forêt amazonienne, pour créer plus de pâturages afin d’augmenter la production de boeuf. Il faut aussi augmenter la déforestation dans le but de produire plus de céréales pour nourrir tout ce bétail. Tout cela, c’est sans compter sur la production accrue de soja et de canne à sucre afin de fabriquer du méthanol servant dans nos carburants.
Le sol où se trouvait la forêt amazonienne, n’est pas fait pour la culture intensive. Ces sols s’appauvrissent très rapidement et deviennent des déserts, forçant ainsi les producteurs à défricher de nouveaux hectares de forêt, pour continuer à faire de l’argent dans la vente de la viande servant à faire vos hamburgers.
De plus, qui dit moins de forêt, dit plus de CO2 dans l’atmosphère, etc....
Il serait grandement temps que s’organise un boycott planétaire de toutes ces multinationales sans scrupule. J’ai déjà commencé. Qui veut me suivre?










