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Publié le 28/08/2008 à 20:29
Par Réjean Mélançon
Humeur : Souriante

Par Réjean Mélançon
Rédigé le jeudi 28 août 2008





Zacharie retenant son souffle.
C’est bien connu, les chats
n’aiment pas les excréments.





Après avoir discuté avec ma sœur Denise, nous en étions venus à la conclusion que Zacharie était, soit derrière le frigo ou soit derrière la lessiveuse. Notre choix c’est tout naturellement porté vers le frigo, puisque cela avait déjà été la cachette de Dame Marie-Chatonne de Granby. Comme le minet y a accès avec facilité, il peut donc en ressortir avec tout autant de facilité. Aussi, avons-nous décidé de l’y laisser tranquille si tel était son désir. On se disait que de toute façon, il finirait bien par sortir en catimini, lors de mes absences ou pendant mon sommeil, la nuit, en cas de besoin naturel ou s’il avait faim ou soif.

Le lendemain matin, à mon réveil, une odeur suspecte me rappelant clairement celle de l’urine de minet, envahissait la cuisine. Je décidai donc pour en avoir le cœur net, de tirer le frigo pour examiner l’arrière du compresseur… Pas de Zacharie en vue. Restait donc la lessiveuse que j’ai dû désencastrer quelque peu pour pouvoir jeter un œil à l’arrière. L’odeur y était suffocante, assez pour que je retienne mon souffle de temps en temps. Ce fut là enfin que je réussi à débusquer mon chat parano. Avec le peu d’espace qu’il avait, coincé qu’il était entre le mur et la lessiveuse et tous ces tuyaux qui lui faisaient obstacle, il lui était impossible de ressortir, d’où l’odeur épouvantable qui régnait sur les lieux. Je n’avais d’autres choix que de le forcer à sortir de là.

Je lui ai parlé de ma voix la plus douce pour essayer de l’amadouer, lui disant combien je le comprenais, étant moi-même par moment, aussi paranoïaque que lui. On était donc fait pour s’entendre lui disais-je ! Entre paranos, il faut savoir se serrer les coudes et s’entraider mutuellement.

Ce fut peine perdue… Zacharie me fixait de ses deux grands yeux jaunes en me laissant entendre un certain mécontentement. Je tentai alors de lui faire mon plus beau sourire… j’oubliais que j’avais été il n’y a guère un très gros fumeur et que j’avais les dents aussi jaune que son pelage… pas très engageant, donc !!!

Il me fallut donc tirer encore un peu plus sur la lessiveuse, pour que je puisse m’y pencher derrière, juché à plat ventre sur le comptoir de la cuisine.

Zacharie se mit aussitôt sur la défensive en crachant et en montrant les griffes. Craignant pour ma sécurité, je jugeai donc qu’il serait fort sage d’éviter de le saisir par l’avant. J’attendis le moment opportun pour l’attraper par la queue afin de le soulever pour lui enlever toutes prises et ensuite lui saisir la crinière pour l’extraire de sa fâcheuse position et le laisser choir sur le plancher… je voulais éviter une contre-attaque que j’aurais sûrement trouver douloureuse.

Zacharie n’avait pas encore toucher sol, que ses pattes courraient déjà dans le vide, prêtes à le faire fuir de ce vil Biquet qui avait osé le sortir de sa cachette. Les quatre autres chats étaient aussi dans la cuisine et quand Zacharie toucha finalement le sol, se fut comme une tornade qui bouscula tout sur son passage, traumatisant toute la ménagerie, qui du coup, me bouda toute la journée.

Zacharie réintégra momentanément le dessous du lit où je dormais, en attendant que je me couche pour la nuit. Pendant ce temps, je n’eus d’autres choix que de tirer un peu plus la lessiveuse pour laver le plancher qui empestait l’urine, avant de la repousser dans son emplacement et en prenant bien soin de bloquer le dessus de la lessiveuse avec deux paniers d’osier qui avaient juste la bonne dimension. Il restait un accès sur le côté droit, au niveau du comptoir, que j’ai bloqué en y plaçant une cafetière filtre électrique.

Je pensais l’affaire close. La journée se poursuivi sans anicroche pendant que l’un après l’autre, les quatre autres minets, recommencèrent à me fréquenter durant la soirée.

Pendant la nuit, j’eus confirmation que Zacharie était toujours sous mon lit, car je l’entendais gronder quand Milo, son petit copain, tentait de l’approcher pour jouer avec lui. Non, Zacharie n’entendait pas à rire du tout …

Au matin, la cafetière n’était plus à sa place…

À SUIVRE

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