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Publié le 29/06/2007 à 12:48
Par Réjean Mélançon

Par Réjean Mélançon
Rédigé le vendredi le 29 juin 2007




Il est très réconfortant de voir que les pages de mon blog ont d’ores et déjà été vues par de nombreux internautes. Je dois vous avouer que pour lui donner plus de visibilité, le même blog paraît sur quatre sites, et donc dans quatre formats différents. Et ce qui me fait le plus chaud au coeur, est que ces même personnes reviennent assidûment pour y lire les nouveautés qui s’y greffent régulièrement. Je vous en remercie.

Je me suis considéré très longtemps comme une personne sans intérêt. J‘avais bien les idées en tête que j’aurais eu plaisir à véhiculer dans mes conversations, mais je n’arrivais jamais à ouvrir la bouche pour les exprimer, de peur de dire des conneries, ou que mes propos soient considérés anodins. Une timidité maladive et un grand manque de confiance en moi sont mes deux problèmes principaux. Ils me privent du plaisir de pouvoir m’exprimer librement face aux gens que je côtoie.

En écrivant sans interlocuteur devant moi, je me sens nettement plus à mon aise; la frontière de mes limites se faisant plus lointaine.

Alors comme dirait Josée di Stasio dans son émission culinaire: « Exprimons-nous! », sauf que moi je le fais avec des mots et non avec une variété d’ingrédients.

Aujourd’hui, je vais m’exprimer sur l’accès aux logements et à la nourriture.

Il y a deux variétés d’Homo Sapiens: il y a le paysan et le citadin.

Le paysan est généralement autosuffisant (si des multinationales telles, Monsanto, ne sèment pas le trouble. Je reviendrai sur ce cas précis qui m'enrage). Le paysan connaît la nature et la respecte. Il vit en harmonie avec cette dernière et sait en retirer tous ses bienfaits; il est aussi en règle générale très habile de ses mains, il peut même construire son logis, même si ce n’est qu’une simple cabane et la rendre très confortable.

Inversement, le citadin est presque entièrement dépendant de la société dans laquelle il vit. Pour sa nourriture il dépend de deux sources: le paysan (marchés publiques, de moins en moins fréquents dans nos villes) et les multinationales de l’alimentation avec tous leur beaux produits trafiqués aux colorants et aux conservateurs de toutes sortes (super marchés). Dans un cas comme dans l’autre, s’il est pauvre, le citadin mangera l’équivalent de ses revenus, s’il lui en reste, une fois le loyer payé.

Côté logement nous avons le choix entre le penthouse à quelques millions de dollars ou le trottoir souvent crevassé. Trop nombreux sont ceux qui n’ont accès à aucun logis. Est-ce cela, la dignité humaine?

La majorité des « Homo Sapiens » ne savent pas s’auto suffirent; l’animal sauvage vivant dans les bois, est infiniment mieux loti que lui.

Les « Homo Sapiens » sont entièrement à la merci de ces grandes multinationales qui n’en veulent qu’à son argent. Nous sommes submergé de publicités pour nous vanter toute une gamme de produits alimentaires douteux, chimifiés à souhait et trafiqués génétiquement.

Je me rappelle avoir déjà vu une publicité d’une industrie pharmaceutique vantant les mérites de son antiacide: « Pourquoi vous privez (image de fastfood) quand il y a .... (antiacide) ». Autrement dit, n’ayez pas peur de vous rendre malade, nous avons plein de bons médicaments pour vous remettre sur pieds ....

L’ « Homo Sapiens » est devenu la vache à lait des hommes d’argent et de pouvoir. On nous pousse à la surconsommation, on gaspille sans compter, on pollue, on détruit l’environnement qui nous est nécessaire à vivre, et on ose se dire civilisé. Le pire de tout, c’est quand « Homo Sapiens » se qualifie de summum de la création.

Je vis quasi reclus dans ma petite chambre de la rue de Lorimier, me sentant peu d’affinité avec la civilisation que je côtoie, tellement elle me déçoit. Je me bornerai donc à dire ce que j’en pense, en agrémentant mes textes à l’occasion, d’un peu d’espérance.

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