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Publié le 20/03/2008 à 04:15
Par Réjean Mélançon

Par Réjean Mélançon
Rédigé le mercredi 19 mars 2008








Réalité ou illusion !!! Pourquoi avoir choisi ce sujet, me diriez-vous ? Tout simplement parce que j’ai lu ces deux mots dans l’article d’un ami aujourd’hui, qu’ils m’ont plongé dans une grande réflexion et que j’avais envie de coucher tout ça par écrit.

Qu'est-ce que la réalité, si ce n'est une illusion qui se forge au gré de nos pensées. Une journée, on peut être rayonnant et joyeux, et voilà qu’arrive une simple pensée, et tout s'écroule, sans raison apparente.

Avez-vous seulement conscience de l’incroyable pouvoir de votre subconscient. Les traces de notre passé y sont solidement encastrées, et faute de prendre le temps pour bien épurer toutes ses surfaces miroitantes, les images, résultant de la lumière de notre âme, ne pourront nous parvenir que déformées, perturbant notre réalité.

Il y a la réalité de chacun d’entre nous,
Il y a la réalité d’une communauté,
Il y a celle d’une nation,
Il y a une réalité planétaire,
Et il y a une réalité universelle.

Nous sommes situés à la base d’une pyramide, écrasés par le poids de réalités de niveau supérieur.

Si nous demeurons à notre niveau de réalité personnelle, il nous est difficile de comprendre les autres. Nous pouvons être heureux ou souffrir, nous pouvons aimer ou haïr, alors que notre voisin immédiat peut vivre de son côté, complètement à l’inverse de notre petit univers. Nous nous regardons alors tous les deux, sans rien comprendre du ressenti de l’autre.

Le subconscient de chacun est encrassé par une infinité de vécus disparates, auxquels s’ajoutent le vécu des communautés et celui des nations. C’est ce qui fait l’unicité de chacun.

Maintenant, comment expliquer le fait que l’on puisse aimer un homme qui de son propre aveu, ne sait pas aimer, ne veut pas aimer, ni être aimé et qui n’a en tête à son réveil, que des images de mort et de violence envers sa communauté. Cet homme s’est retrouvé à la rue à l’âge de dix ans, côtoyant d’autres enfants de la rue, à peine plus vieux que lui, il subsistait grâce au vol et à la violence…

« Cré moué man, un jour j’vâ m’ashter un gun. Pis j’vâ faire mal à tous ceux qui m’ont fait chier »… gueulait-il parfois le matin !!!

La seule façon d’aimer un tel homme, sans pour autant partager ses idées, c’est de pourvoir s’élever à un niveau de réalité supérieur au sien, afin d’être à même de comprendre sa réalité à lui.

Pendant longtemps, j’ai nourri en moi, plein de désirs propre à une immense majorité de la population. Par exemple, je voulais toujours être le meilleur à l’école, jusqu’à ce qu’un jour je réalise qu’il y avait meilleur que moi. Je rêvais de faire une belle carrière professionnelle, je voulais gagner beaucoup d’argent pour me payer plein de luxes qu’on voit publiciser à tous vents. Je voulais toujours être le meilleur, être « LA PERSONNE » indispensable, partout où j’oeuvrais, jusqu’à ce que je réalise finalement que j’étais incapable de suivre le rythme, trop de pression, j’étais trop doux pour prendre des décisions difficiles, pas assez de confiance en moi pour affronter la concurrence. Performer, toujours performer !

Je me rendais malheureux, parce que je mettais sur moi plein de pression pour atteindre mes buts, mais aussi pour me conformer à la réalité des autres et à celui de la communauté.

Je restais figer dans ma petite réalité en me comparant à la réalité des autres. J’étais littéralement écrasé. Jusqu’à ce que finalement je décide de décrocher complètement. Je suis sorti du moule en jetant aux rebuts tous mes rêves du passé.

Les rêves matériels que vous chérissez toujours dans vos cœurs, mes amis, je les partage de moins en moins, mais je les comprends toutefois.

Ma nouvelle réalité est empreinte d’une trop grande simplicité aux yeux de la majorité. Me comprennent-ils ? Cela est leur problème.

J’ai travaillé introspectivement pour me tracer un chemin vers des sphères de réalité de plus en plus élevées. Ce faisant, je m’éloigne de plus en plus des vôtres, ce qui ne m’empêche pas de vous comprendre et de vous aimer; cela fait simplement de moi, un marginal, un original, un phénoménal illuminé mental sentimental.

J’aurais encore beaucoup de travail à faire pour finaliser le décrassage et le polissage des parois de mon subconscient, afin d’avoir une idée plus claire de ce que pourrait être ma vraie réalité.

Je ne sais si j’ai été suffisamment clair ? Sinon, ce n’est pas grave, chacun comprend selon sa propre réalité de toute façon. Celle-ci était simplement la mienne, et moi je me comprends, du moins, je le crois !!!

Publié le 13/03/2008 à 02:57
Par Réjean Mélançon
Humeur : Souriante

Par Réjean Mélançon
Rédigé le mercredi 12 mars 2008







Mais ma parole, on dirait bien que Dom Biquetto ou plutôt Isatis le poète du dimanche, commence à s’affirmer un brin. Il était temps qu’il commence à mûrir un peu, celui-là !!!

Il n’y a pas si longtemps, c’était si je me rappelle bien, au mois d’août dernier, j’avais quitté avec fracas un site internet dédié à la poésie, parce qu’un autre poète du dimanche, qui se prenait pour Rimbaud ou Verlaine, je ne sais plus, m’avait fait une remarque désobligeante. Dom Biquetto était extrêmement susceptible, voyez-vous ?

Là, je viens de subir coup sur coup, trois rebuffades sur un nouveau site dédié à la poésie, par autant de poètes du dimanche, relativement à ma façon d’évaluer et de noter un poème. Ils trouvaient que mes notes étaient dans certains cas, exagérément élevées et que ma façon de faire, faussait tous les résultats. Et bien devinez quoi ? Je suis toujours là !!!

Oh ! J’ai bien rechigné un peu, suite à la première rebuffade, me demandant même si je devais prendre une pause ou tout simplement me retirer. J’en avais d’ailleurs fait l’annonce à deux de mes amis blogueurs / blagueurs qui sont aussi membres de ce site; je leur ai dit de plus que désormais, je me contenterais de fréquenter le site en simple visiteur, pour lire, tout simplement.

Le soir venu, je me suis donc présenté sur le site pour y lire quelques autres sublimes poésies. Il y en avait justement une nouvelle de mon auteur favori, une autre de ses perles qui me faisaient tant vibrer. Je n’y tins pas, je me suis rebranché sur le champs, pour y laisser un nouveau commentaire élogieux, avec une note tout aussi élogieuse, mais susceptible de froisser un autre Rimbaud.

Je me suis dit: « Mon petit Isatis quand tu lis un poème avec ton cœur et que ce dernier en retour, te fait vibrer au plus profond de ton âme, pourquoi ne lui donnerais-tu pas la note que te prescrit cette âme ! ». Et c’est ce que je vais continuer de faire désormais; plusieurs des anciens et des « experts » de ce site, notent d’ailleurs comme je le fais.

Le seul reproche qu’on pourrait me faire est que ma moyenne est un peu trop élevée à 14,4 / 20 alors que l’idéal devrait se situer entre 12 et 13. Qu’à cela ne tienne mes chers Rimbaud et Verlaine ! Avant je ne notais que les poèmes que j’aimais bien, désormais je noterai aussi ceux que j’aime moins !!!

Publié le 01/03/2008 à 22:36
Par Réjean Mélançon

Par Réjean Mélançon
Rédigé le samedi 1er mars 2008




Métamorphose de Narcisse
Salvador Dali 1937



Un grand personnage, nommé Charlie Chaplin, aurait écrit les mots que voici:

« Le jour où je me suis aimé(e) pour vrai, j'ai commencé à me libérer de tout ce qui ne m'était pas salutaire, personnes, situations, ou tout ce qui baissait mon énergie. Au début, ma raison appelait cela de l'égoïsme. Aujourd'hui, je sais que ça s'appelle L'AMOUR DE SOI ! »

S’il faut en croire ces quelques lignes, l’égoïsme serait souvent confondu avec l’amour de soi, qu’on ne doit en aucune façon négligé.

J’avoue que cela me trouble un peu, car j’ai de nouveau quelques doutes sur la perception que j’ai de moi-même et sur cet amour de soi.

Est-ce que l’amour de soi doit avoir préséance sur les autres ?

Est-ce qu’il y a un seuil à ne pas dépasser, au-delà duquel, cet amour de soi serait à nouveau de l’égoïsme ?

Ma réaction face à ma mère lors de la fête d’anniversaire évoquée dans ma chronique précédente, serait-elle de l’égoïsme ou les simples effets pervers de ma dépression qui devait sans doute faire ses ravages dès cette époque ? Car je ne m’aimais certainement pas alors, j’ai d’ailleurs encore bien des réserves aujourd’hui, sur l’amour que je me porte.

Que dois-je réellement penser de moi aujourd’hui, quand je lis vos commentaires sur ma personne ? Biquetto, tu es un sage, tu es un grand monsieur, tu es un pont, tu es un ange ! On se sent bien chez toi, Biquetto !!! Certains vont me dire que je radote, je sais !!!

Serais-je encore victime du syndrome de l’imposteur ? Au fond de moi, je la perçois bien, pourtant, cette grandeur, cet amour en moi, cette même grandeur qui existe en chacun de nous. Mais il y a de ces souvenirs tenaces qui ne cessent de brouiller les plus belles images.

J’aimerais bien connaître vos avis sur « L’AMOUR DE SOI » !!!

Quoiqu’il en soit, je suis très heureux de voir qu’il y a plein de gens que je ne laisse pas indifférents et qui peuvent trouver chez moi quelque réconfort.

Je vous en remercie tous, du plus profond de mon cœur, car ce faisant c’est moi que vous réconfortez !!!

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