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Publié le 21/08/2007 à 23:17
Par Réjean Mélançon

Par Réjean Mélançon
Rédigé le mardi 21 août 2007



Sibylle - de Michelangelo


 

Je suis comblé d’Amour et de tendresse, mais...
Sibylle dit-moi, où se cache mon âme soeur?
Tu la trouveras quand tu liras dans les coeurs.
Tu as sans doute raison ma Sibylle, mais...

Sibylle dit-moi, où se cache mon Bonheur?
Il s’est égaré, je le cherche tous les jours.
Éclipse partielle attristant mon séjour.
Mais pauvre sot, ce n’est qu’un accès de torpeur.

Sibylle, est-ce là toute ta Compassion?
Ami, tu n’as nulle raison de te plaindre,
Tu as tout ce qu’il te faut, ni rien à craindre,
Savoure la vie, aime-là avec passion
.

Et de plus, tu es fait à l’image de Dieu.
Tu es partie intégrante de sa grandeur.
Recherche ton bonheur au tréfonds de ton coeur.
Sibylle, pourquoi suis-je reclus en ce lieu?

L’Émoi t’habite depuis de nombreux lustres.
La pente que tu as à gravir est raide.
Accepte de lâcher prise et qu’on t’aide,
Sois humble; il ne faut pas que tu te frustres
.

Conserve intacte ta Foi, c’est un bien précieux.
Retient que ta propre vie n’est pas limité,
La vie est une infinité d’éternités,
Que tu pourras aussi voguer au fond des cieux
.

Publié le 20/08/2007 à 17:42
Par Réjean Mélançon

Par Réjean Mélançon
Rédigé le lundi 20 août 2007



Hôpital Royal Victoria de Montréal
affilié à l’université McGILL


 

L’une de mes soeurs m’a appris à son retour de vacances, ce qu’était le « syndrome de l’imposteur » dont avait souffert le journaliste de grand renom Gaétan Girouard, de la chaîne de télévision TVA, et qui l’avait mené tout droit au suicide. Je ne pouvais m’empêcher de faire aussitôt une corrélation frappante entre la carrière journalistique de M. Girouard et les deux carrières que j’ai moi-même menées pendant 23 ans dans le domaine de la recherche médicale (en endocrinologie moléculaire) et ensuite en comptabilité, dans une firme de comptables agréés, avant de sombrer au bord du gouffre, moi aussi.

J’ai si peu confiance en moi, que je me considérais et me considère encore comme une sorte d’imposteur sans aucune compétence, alors que j’avais dans les faits, l’entière satisfaction de mes employeurs respectifs.

Le premier employeur que j’ai eu, en recherche médicale, à Québec, dans les années 1977-1983, m’avait demandé si j’accepterais de le suivre à Montréal, lorsque ce dernier avait accepté la charge d’un nouveau laboratoire situé à l’université McGILL. J’avais alors accepté avec un peu d’appréhension, d’autant plus qu’au préalable, il me fallait d’abord aller en France pour suivre un stage de perfectionnement à l’INSERM de Jouy-en-Josas, près de Versailles. Six ans plus tard, ce même employeur qui avait décidé d’aller s’établir à Paris, après avoir accepté un poste de direction dans la Ville Lumière, m’avait encore une fois, invité à l’accompagner pour continuer de travailler pour lui. Cette fois, j’ai refusé, ne me sentant plus capable de suivre le rythme dans le domaine des biotechnologies.

J’étais l’homme à tout faire, des manipulations de labo à la programmation informatique, je touchais à presque tout. J’avais des connaissances dans tous les domaines, mais je n’avais d’expertise en rien, ce qui me traumatisait littéralement.

Je suis autodidacte et généralement, il me suffisait de lire les publications qui étaient faites dans ces domaines d’expertise, et de les approfondir avec confiance. En agissant de cette façon j’arrivais toujours à me tirer d’affaire dans les tâches qu’on me confiait, à la grande satisfaction de mes employeurs. Le hic est que je manquais trop souvent de confiance en moi.

Je me rappelle de certains jours où j’étais complètement paniqué quand on me demandait de programmer des logiciels utilitaires pour le traitement de nos données de laboratoire. J’avais beau protesté, sur tous les tons que je n’avais pas les compétences nécessaires pour faire ce travail, j’avais beau tempêté, rien à faire, le patron était certain que j’y arriverais, et généralement, c’était toujours le cas. Je réussissais souvent dans un temps record, à la satisfaction générale.

Plus je me perfectionnais dans mes nouveaux champs de connaissance, et plus on me proposait de nouveaux projets, augmentant du fait même, mon niveau de stress. Je ne pouvais plus et je n’osais plus dire non, en sachant que le patron aurait toujours gain de cause sur moi, mes réussites du passé le confortant dans ses arguments. Je me considérais comme un imposteur qui avait beaucoup de chance, rien de plus.

Le 11 septembre 2001, j’ai assisté en direct à l’effondrement des deux tours de New York. J’étais moi-même au bord de l’effondrement qui est survenu le 19 octobre suivant. Je me suis retrouvé aux urgences d’un centre hospitalier dans un état de dépression extrême, et suicidaire. J’avais presque atteint le point du non retour.

Depuis, je vis de l’aide sociale. J’ai atteint le niveau le plus bas de la société dans laquelle je vie, un moins que rien. Je ne me considère plus comme un imposteur puisque je reste quasi reclus chez moi et que je n’impose plus à personne, les talents qu’on me prête. En vivant ainsi, je me considère à ma vrai place et j’ai pu retrouver ma tranquillité d’esprit.

Publié le 19/08/2007 à 19:35
Par Réjean Mélançon

Par Réjean Mélançon
Rédigé le dimanche 19 août 2007


Kahlil Gibran

« Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ils sont les fils et les filles de l'appel de la Vie à elle-même,
Ils viennent à travers vous mais non de vous.
Et bien qu'ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.
Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées,
Car ils ont leurs propres pensées.
Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes,
Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter,
pas même dans vos rêves.
Vous pouvez vous efforcer d'être comme eux,
mais ne tentez pas de les faire comme vous.
Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s'attarde avec hier. 
»


Tiré du livre « Le prophète » de Kahlil Gibran


 

Pendant ma vie d’adulte, je me suis souvent culpabilisé face à mes parents. Cette culpabilisation était généralement causé par la rudesse occasionnelle de certaines de mes réponses à des questions que je ne souhaitais pas entendre parce que j’avais peur d’y répondre.

Maintenant que j’y pense, je réalise que ma réaction d’alors était en soit une forme d’aveu implicite de mon tourment, à laquelle aucun des deux n’était dupe, bien au contraire.

Il m’arrivait souvent de souhaiter être seul au monde, sans famille, tellement je désirais faire honneur aux miens, alors que je me considérais comme un grand déshonneur dans tout ce que j’entreprenais et aussi à cause de ce que je n’osais pas avouer à l’époque, c’est-à-dire mon homosexualité.

Eh oui, « Mr. le grand poète imbu de lui-même » c’était cela la grande rudesse dont je faisais montre envers mes parents et plus particulièrement envers ma mère, puisque c’était peut-être elle qui s’intéressait le plus aux problèmes de son grand garçon. Elle n’insistait jamais, comprenant sans doute ma gêne; on passait rapidement à un autre sujet de conversation et tout redevenait beau entre nous. Il y a toujours eu beaucoup d’amour dans ma famille et c’est toujours le cas aujourd’hui.



« 
Les parents transmettent la vie, celle-ci ne s’engage en retour ni à accoler aux
enfants l’étiquette de débiteurs, ni à reconnaître aux parents, des droits de créanciers.
L’amour ne peut se monnayer.
 »

Tiré d’un essai philosophique
« Le fils ingrat » de Jean-Claude Mélançon

 

Pour mes frères et mes soeurs, ainsi que pour moi-même, il n’y avait pas de sentiment d’obligation envers nos parents, il n’y avait que de l’amour.

Je ne me suis jamais senti débiteur envers mes parents. Je les aimais à ma façon, malgré mon apparente dureté. Et, tout en essayant de vaincre mes démons par mes propres moyens, j’espérais, en esquivant leurs questions trop embarrassantes, éviter de leur causer la moindre peine.

Non, je ne suis pas le fils ingrat, et je ne crois pas que nul enfant de ce monde puisse mérité un tel titre.

Publié le 19/08/2007 à 02:39
Par Réjean Mélançon

Par Réjean Mélançon
Rédigé le samedi 18 août 2007




Le voyage de mes soeurs s’est avéré être un plein succès, et tel que prévu, Zacharie est sorti de dessous les couvertures du lit de sa maîtresse quand cette dernière a fait son entrée dans l’appartement. Il râlait beaucoup plus qu’il ne ronronnait, mais semblait ne pas avoir trop souffert de son auto séquestration.

Les vacances sont désormais terminées, et me voici de retour dans mon train-train quotidien. Bien que je sois heureux d’être revenu chez moi, je suis néanmoins pris d’un irrépressible sentiment de vague à l’âme qui ne me quitte plus. Je redeviens observateur de ce qui m’entoure et ce que j’y vois me rend triste. J’essaie aussi d’imaginer le futur de l’humanité et en le voyant noir, je perturbe mon présent.

Je joue à la sibylle, et ne voyant que des mauvais présages qui ne cessent de s’accumuler, je deviens de moins en moins optimiste quant à l’issue de la folie des hommes. Je me dis qu’il est grand temps de commencer à engranger un maximum de beaux souvenirs, afin de se rappeler lorsque les temps seront devenu durs, que dans les temps passés, il faisait bon vivre sur Gaïa.

Plusieurs d’entre vous se rappelleront peut-être le film de Richard Fleischer sorti en 1973, « Soleil vert », mettant en vedette Charlton Heston. Ce film dépeint un avenir sombre dans une société ayant épuisé toutes ses ressources naturelles et détruit la nature. De ce film, je n’ai retenu qu’une seule scène, soit celle où un vieil homme ayant décidé de mourir, se rend dans un foyer spécialisé à cette fin. Après qu’on lui eut injecté le poison qui le tuerait, il avait le droit pour ses dernières minutes de vie, d’assister à un diaporama montrant des images magnifiques de la nature telle qu’elle était, dans un passé lointain, au moment de sa jeunesse.

Le film « Soleil vert » décrit-il notre avenir actuel? C’est à l’homme d’en décider.

Publié le 15/08/2007 à 19:49
Par Réjean Mélançon
Humeur : Souriante

Par Réjean Mélançon
Rédigé le mercredi 15 août 2007



Cette photo, prise sur le web,
me fait beaucoup penser à Manouche.


 

Mon univers traverse une période un peu bizarre en ce moment. Les chats sont bien gentils, bien mignons (sauf Zacharie qui me boude encore et toujours), mais j’ai quand même hâte de réintégrer ma chambre à la fin de la semaine, afin de retrouver ma solitude qui est plus propice à mes réflexions.

Actuellement, j’ai beau essayé de réfléchir et de prendre des notes, comme je passe le plus clair de mon temps en compagnie de félins qui n’ont aucun souci de mes besoins essentiels, je suis constamment distrait, particulièrement par Milo et par Manouche.

Imaginez, j’ai déjà beaucoup de difficulté à dire « non » aux humains quand ils me jouent le rôle de l’être malheureux qui fait pitié et qui a besoin de mon aide, c’est encore pire avec des chats, quand ils me regardent avec des yeux suppliants tout en me gratifiant de petits miaulements savamment dosés qui invariablement, vont me faire craquer.

Milo est un maître en la matière. Il me manipule à sa guise, même aux chiottes où je dois me concentrer pour accomplir deux opérations en même temps: pousser pour évacuer et gratter, ce qui n’est pas toujours évident. Du coup, je dois passer en ce lieu de trois à quatre fois plus de temps qu’à la normale. Manouche et Chanelle n’ont pas manqué elles aussi de profiter de moi en ce même lieu. Je suis le dominé, ils sont les dominants. Je me dois d’être à leur entière disposition.

Heureusement que les visiteurs de Granby se tiennent à l’écart, sinon ma vie aurait été un enfer. Marie-Chatonne de Granby, la doyenne et aussi la sage, sait se contenter des caresses que je lui donne occasionnellement.

Quant à Zacharie, sa parano est un mal pour un bien en ce qui me concerne, car j’ai eu l’occasion de le voir à l’oeuvre à Granby, et il m’a été donné de constater qu’il pouvait être avec sa maîtresse, aussi manipulateur que Milo l’est avec moi. Je ne peux cependant pas m’empêcher de le plaindre énormément. Pensez donc, deux semaines complètes, caché sous les couvertures du lit de sa maîtresse. Il doit trouver le temps long.

Vitement qu’arrive la fin des vacances! Pauvre Zacharie!

Publié le 11/08/2007 à 20:34
Par Réjean Mélançon
Humeur : Souriante

Par Réjean Mélançon
Rédigé le samedi le 11 août 2007


Zacharie dans toute sa splendeur




Zacharie tu me frustres!

Je prend énormément de plaisir dans mon rôle actuel de gardien de cinq chats, ou peut-être devrais-je dire de quatre, car en fait, je n’ai entrevue Zacharie que deux petites secondes à peine depuis que j’ai entrepris ma garde lundi dernier, chez l’une de mes deux soeurs.

Quand je suis là, je les vois venir à moi à tour de rôle, sauf Zacharie. C’est généralement Milo qui apparaît le premier. Si je fais exception de ses périodes de siestes, lorsqu’il est bien étendu à l’ombre d’une chaise sur le balcon, il est constamment à me quémander des câlins, quand il ne décide pas en plus, de venir s’étendre sur mes genoux, pour obtenir un traitement beaucoup plus en profondeur.

Manouche la très belle, la magnifique Manouche avec sa fourrure d’un beau gris argenté, passe ses périodes de veilles généralement étendue à mes pieds. Elle se dresse alors régulièrement au moindre de mes mouvements, pour me quémander elle aussi, sa part de gratouilles. C’est la chatte dominante. Elle n’ose pas encore s’étendre sur moi pour le grand massage, mais quand c’est son tour, les autres ne peuvent pas s’approcher de moi. Elle grogne et elle crache; les autres n’ont pas d’autres choix que de se retirer. C’est comme si je lui appartenais.

En fin de soirée, c’est au tour de Chanelle de me rendre visite. Elle grimpe sur le côté du canapé où je suis assis pour regarder la télé. Elle s’étend à côté de moi, et pendant que je la masse, elle ronronne à en faire vibrer les coussins.

Marie-Chatonne de Granby et Zacharie le trouillard de cette même localité, sont en séjour forcé en ces lieux, pendant que leur maîtresse parcourt avec mon autre soeur, les terres de nos ancêtres, les Melanson dit de La Verdure, en Acadie, dans la province de Nouvelle-Écosse.

À Granby, Marie-Chatonne est reine et maîtresse des lieux, cependant, lors de son séjour forcé à Montréal, cette dernière se fait plus discrète, préférant attendre que je m’approche d’elle, sans doute par égard aux occupants des lieux. Chacun connaît sa véritable place au sein de la hiérarchie, et nul n’en déroge. Marie-Chatonne ne se laisse toucher que lorsqu’elle est seule avec moi dans la cuisine, elle, juchée sur une chaise.

Zacharie, quant à lui, me fait de la peine. Il se terre sous les couvertures du lit où a dormi sa maîtresse la veille de son départ, se croyant bien caché et à l’abri . Il a peur. Il craint tous les hommes, et les seuls qu’il ose approcher, il ne le fait que si sa maîtresse est présente pour le protéger. J’avais réussi à le faire manger dans ma main lors d’un séjour à Granby, en présence de ma soeur. Mais à Montréal, loin de chez lui et seul avec moi, de surcroît, il n’y a rien à faire pour le moment. Je dois le laisser tranquille et ne rien forcer. Je me demande si des antidépresseurs et des anxiolytiques peuvent être prescrits aux minets paranos.

Publié le 04/08/2007 à 20:43
Par Réjean Mélançon
Humeur : Au secours !

Par Réjean Mélançon
Rédigé le samedi 4 août 2007




Hydrate de méthane
. La simple mention de ce composé instable devrait être suffisante pour alarmer tous les hauts dirigeants de la planète.

Je viens de lire le résumé d’un cours du professeur émérite Pierre-André Bourque, du département de géologie et de génie géologique de l’université Laval. Ce que j’y ai lu a de quoi me laisser fort songeur quant à l’avenir de notre planète.

Pour simplifier la chose, disons que l’hydrate de méthane, c’est de la glace qui à certaines conditions de pression et de température, peut emprisonner de grande quantité de gaz, dont le méthane. Les réserves connues de ce composé contiennent deux fois plus de contenu carbone que toutes les réserves de pétrole, de gaz naturel et de charbon de la planète, réunies.

On le retrouve principalement dans les océans, à la marge des plateaux continentaux à partir de 500 mètres de profondeur environ. Plus la température de l’eau augmente et plus profondément encore, devrait se retrouver cet hydrate pour qu’il maintienne sa stabilité. On en trouve aussi de grande réserve dans le grand nord canadien et sibérien, enfoui dans le pergélisol (ces couches de sols gelées en permanence).

Que le pergélisol fonde ou que la température des océans augmente de un ou deux degrés à peine, et nous avons une bombe écologique en puissance, car alors, la glace en fondant, libèrerait tout le méthane qui y était emprisonné. L’effet de serre généré par ce gaz est 21 fois plus grande que celui du gaz carbonique.

Imaginez l’emballement qui s’ensuivra sur Gaïa si rien n’est fait. Le gaz carbonique fait déjà augmenter la température. Et plus il fait chaud, et plus il y a d’émission de méthane dû à la fonte du pergélisol et à l’augmentation de la température des océans. Et plus il y aura de méthane, et plus grande encore sera l’accroissement de la température. C’est ce qu’on pourrait appeler un cercle vicieux.

Il reste à souhaiter que l’industrie pétrochimique ne planifie pas déjà, l’exploitation de cette ressource, mais ça ne saurait tarder, je le crains.

Certains spécialistes du climat nous disent qu’il est déjà trop tard pour renverser la tendance actuelle. Je serais porté à penser comme eux.

Vous devez me trouver pessimiste et même alarmiste, je vous répondrai que je ne fais que m’ouvrir les yeux. Notre génération actuelle n’en souffrira peut-être pas trop, mais les enfants de vos enfants ainsi que leurs descendants, eux je les plains.

Un peu de simplicité volontaire de la part de chacun d’entre nous est-ce trop demandé?

Si chacun d’entre nous y mettait un peu du sien, un petit miracle est toujours possible. Qu’en dites-vous?

Publié le 03/08/2007 à 19:26
Par Réjean Mélançon

Par Réjean Mélançon
Rédigé le dimanche, 16 septembre 2007


Simplicité volotontaire



« Les hommes veulent tout avoir, et ils se rendent malheureux par le désir du superflu ». Cette citation de Fénelon est plus que jamais d’actualité aujourd’hui.

Les humains ne savent plus prendre le temps de vivre. Ils sont à mille lieux de la sagesse. Les adeptes de la simplicité volontaire sont pour eux, des marginaux, des mangeurs de graines, voir même des relents d’un passé révolu qui cherchent à se réintroduire dans le présent pour nous faire régresser dans le passé. Pour moi, ils sont d’avantage des êtres humains éveillés, conscients de leur place et de leur responsabilité dans le maintien de l’équilibre sur notre planète.

Certains non adeptes, s’envoient des diaporamas de photos magnifiques accompagnés de musique céleste; ils sont généralement prétexte à la lecture de messages à caractère spirituel ou philosophique, nous amenant à nous interroger profondément sur nous-même et sur tout ce qui nous entoure. Au moment du visionnement, nous sommes émus et on se dit: « Comme c’est vrai, tout cela, il faudrait que j’en tienne compte d’avantage dans ma vie », ou bien «il faut que je l’envoie à tels ou tels de mes parents ou amis dans le besoin ». Souvent on nous dit que le fait de faire suivre ces courriels, nous portera chance, que si on omet de le faire, prouve qu’on n’a rien compris ou qu’on récoltera des malheurs.

Je ne nie pas la sagesse qui se retrouve dans la plupart de ces messages, bien au contraire, ils sont souvent dignes de mention et il m’arrive d’en faire suivre quelques-uns, moi aussi. C’est vrai, qu’ils portent à réflexion. Malheureusement, l’émoi qui en résulte ne dure que le temps d’une brève lecture. On aura vite fait d’oublier. Et dans une semaine, dans un mois peut-être, nous recevrons un nouveau diaporama à peu près similaire qui nous causera pareil émoi et qui sera tout aussi rapidement oublié.

On a vite fait de reprendre ses activités considérées comme vitales, dans le but d’acquérir plein de superflu dont nous vantent toutes ces publicités et dont on ne sait plus comment se passer.

Si on s’en tenait à l’essentiel, si on se donnait plus de temps pour la réflexion, on s’apercevrait que le contenu de tous ces diaporamas est déjà écrit au fond de nos coeurs.

Ce n’est pas ce qui est écrit sur l’écran ou sur le papier qui importe, il n’y a que ce qui est écrit dans ton âme, il n’y a que cela qui soit permanent, il n’y a que cela qui te suit toute ta vie durant et qui te sert de guide. Mais encore là, faudrait-il d’abord qu’on prenne le temps nécessaire de s’arrêter, afin de tendre une oreille attentive aux murmures de cette âme qui peine à se faire comprendre.

Si vous vouliez vous en donner la peine, plusieurs d’entre vous seraient étonnés de ce que vous trouveriez enfoui en vous-même.

Publié le 02/08/2007 à 03:12
Par Réjean Mélançon

Par Réjean Mélançon
Rédigé le mercredi 1er août 2007



Tapis de pervenches


 

Toi seul peut porter le titre de chef-d’oeuvre,
Sûrement pas ce bipède présomptueux,
Qui n’est qu’un pion encombrant et peu vertueux,
Que tu peux biffer par habiles manoeuvres.

Tu t’actives bellement dans tes entrailles.
Yellowstone commence à prendre un peu de ventre.
Serais-ce le temps d’enfanter en ton centre,
Suffisance de cendre pour nuire aux semailles?

Gaïa, plans et heure de ta purification,
Dieu seul connaît ton secret. Mais ce qui est sûre,
Ta force de réaction sera à la mesure
De la somme de toutes nos vilaines actions.

Ton esprit s’échauffe tout comme ton atmosphère.
Je comprend ton ire face au fléau qui te ronge.
Ne soit cependant pas trop sévère, et songe
Qu’il y a beaucoup de bons au sein de nos frères.

Je sais que l’outrage qui t’est fait est énorme,
Que tu ne peux canaliser ta réaction,
À des points bien précis de certaines nations.
Tous souffriront, bons et mauvais, c’est la norme.

Espérons que dans le lot de survivance,
La proportion d’éveillés soit la plus grande.
Que les endormis survivants, sauf amende,
S’éteignent rapidement sans subsistance.

Je ne désire pas survivre à ta revanche.
Je ne veux qu’être assis aux premières loges.
Contempler ta grandeur et faire ton éloge.
Une autre vie me verra dans tes pervenches.

Mais avant, du haut des cieux je te sourirai.
Je te verrai, te refaisant une beauté,
Préparant le futur avec tant de bonté,
Et ces douceurs auxquelles je me nourrirai.

Publié le 01/08/2007 à 20:20
Par Réjean Mélançon
Humeur : Rebelle

Par Réjean Mélançon
Rédigé le mercredi 1er août 2007



Mon silence des derniers jours est dû à la fatigue et à la trop grande chaleur sévissant dans ma petite chambre. Je vous avoue aussi me sentir un peu déprimé. Je dois écouter trop souvent les nouvelles à la télévision: canicules, feux de forêts, inondations, guerres, meurtres des Sud Coréens par les Talibans, attentats suicides et j’en passe ...

Où sont les bonnes nouvelles? Ha! ... Il y a bien ces charmantes poupées, à l’effigie de personnages de la bible et qui sont mises en vente pour la modique somme de 19,99$. Ce qu’il y a de bien, c’est qu’elles ont un petit bouton (on/off) qui permet à vos enfants d’entendre le personnage, tel, Jésus, Noé, Moïse ..., raconté sa propre biographie et déclamé ensuite quelques passages des saintes écritures. Si cela vous intéresse, rendez-vous à l’adresse suivante:

http://store.messengersoffaith.net/meoffado.html

Non, mais.... Comme dirait Obélix .... Ils sont fous ces Américains. Ils ne savent plus quoi inventer pour faire plus d’argent. Ils monnayent tout, la religion et même la vie.

En attendant, moi je m’inquiète pour l’ours blanc et pour de nombreuses autres espèces en voie d’extinction.

C’est encore et toujours la pollution qui est en cause. Naturellement on néglige tout ce qui n’est pas rentable économiquement, comme l’énergie solaire. On peut difficilement breveté l’utilisation du soleil, du magnétisme terrestre, des vents et même de ce que les physiciens appellent l’énergie du vide. Saviez-vous que selon certains grands savants, il y aurait dans quelques centimètres cubes de vide, une énergie colossale, suffisante pour faire bouillir presque instantanément tous les océans de la terre.

Mais tout cela n’est que théorique pour le moment, faute de fonds suffisants pour pousser les recherches dans ce domaine (en y pensant bien, c’est sans doute mieux comme cela; quels méfaits abominables « homo sapiens » seraient-ils capables de faire avec autant d’énergie?). Et comme cela fournirait une énergie gratuite à tous les usagers, nos GRANDS de ce monde trouvent nettement plus valable d’orienter les recherches à la détection de nouveaux gisements de pétrole, de gaz naturel voire même de charbon, c’est beaucoup plus payant. Ils pourront ainsi ajouté d’avantage de milliards à leurs milliards déjà engrangés (sans doute pour arrondir leur fins de mois quand les temps seront plus durs).

Le Canada, la Russie, le Danemark et les États-Unis se disputent le Grand Nord. Avant longtemps, nous aurons quelques bras de fer à propos des richesses de l’Arctique et même de l’Antarctique.

Dans la logique des grands de ce monde, aussi bien profiter du réchauffement de la planète et de la fonte de la banquise, ce qui rend la circulation maritime possible dans l’océan arctique pour les grands pétroliers, n’est ce pas? On s’occupera de la planète et du problème de la pollution plus tard, quand il n’y aura plus rien à extraire et que l’ours blanc aura disparu.

Que d’aveuglement chez l’homme!

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